SCENE XIII
couleur les voulez -vous? Ah! ah! ah! Et moi aussi j'irai au bal de TOpëra. Je vous présenterai à tout Bu*is. Je raconterai votre conversion ; je m'en attribuerai l'honneur. On se moquera un peu de vous , et parbleu, vous l'avez bien mérité. Ah! ah! ah !
L U s s A BT , à Adèle , en «'écriant.
Hé bien! madame, que vous disais-je? .
ADÈLE
Quoi ! mon oncle ! vous exécuteriez ce cruel projet !
MOirTBRurr.
Peut-être même y ajouterai-je quelque nouvel incident. Ah! ah! ah!
LITSSAN, à Adèle , avec amertome.
J'abuse de l'ascendant que j'ai sur vous ! Je suis un tyran !
ADELE, à Moutbmn.
Non, monsieur, non, vous ne me présenterez pas à tout Paris; vous ne vous attribuerez rien. Je vais m'enfermer chez moi, et je n'en sortirai pas de huit jours.
MONTBRUir.
Vous le prenez sur ce ton là ! ( -^ Lussan.) Je garde le cartel dans ma. poche. Le publier serait vous exposer , monsieur. Je me contenterai de le faire lire à sept à huit de mes amis.
ADÈLE, da ton de Tinqniétàde. *
Que dites-vous, mon oncle?
MONTBRUN, tirapt im papier de sa poohe.
Mais voici ce que je vais envoyer à mon imprimeur,
3a8 LES MEMNON FRANÇAIS.
ce que je ferai afficher à toiis les coins de rue. (^11 lit!), ti Cinquante louis de récompense à qui trouvera et c( rapportera à M. de Montbrun, le hmtï sens d^ugi « jeune homme , qui affecte l'austérité des principes , « et dont la conduit^e et les discours sont sans cesse <c en opposition. Plus, le jugement d'une petite femme <x fort jolie, qui passe les nuits à lire Sénèque; mais « qui est colère , et qui casse ses glaces ; qui ne tient a pas à sa figure et qui met du rouge , et qui , sur (T une menace assez légère, se hâte de troquer se^ li» « vres contre un masque. » (-^ Adèle et à Lusscai. ) Ce soîr. au bal de l'Opéra , ou demain tous êtes affichés vifs. Voilà mon dernier mot. Ah! ah! ah!
(nsort.)