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IL IN VILLE

Les filles ont toujours une arriètre- pensée, et le père le plus aimé et le plus respectable inspire une sorte de crainte qui repousse la confiance.

DiRICOURT.

Ne suis-je pas son meilleur ami?

BLINVILLE.

Sans doute.

DÉKIGOUAT.

. £Ue 4evait tout me déclarer.

• BLIirVILLE.

Je te le déclare; n'est-ce pas la même chose?

DERICOURT.

Je ne t'aurais pas exposé à un- désagrément.. .%

BLINVILLE.

Je ne me plains pas; qu'as-tu à dire ?

DERICOURT, rêvant.

Adèle ne t'aime pas ! cela m'étonne.

BLINVILLE.

Moi, je ne vois là rien d'étonnant.

DERICOURT.

Voilà qui dérange furieusement mes projets.

BLINVILLE.

Pourquoi? J'ai un revenu bien passable et bien acquis, je le mangerai avec toi. Tu avais un ami; hé bien , tu en auras deux.

38o L'ORPHELIN.

Dl^RIGOURT.

En comptant le geadre futur ?

BLiiryiLiiE.

Le gendre futur.

DiRIGOURT.

Tu le connais donc ?

BLINVILIiE.

Parfaitement.

DiRIGOURT.

Et tu approuves le choix de ma fille ?

BJLIlTYILIiE.

Il est digne d'elle et de toi.

niRIGOURT.

Ton suffrage est d'un grand poids. Cependant, mon ami , je suis bien aise , avant de répondre , de savoir quel est l'homme qui se propose.

^ BLINVILLE.

C'est trop juste. Voici son portrait physique cl moral t il est jeune.

DiRIGOURT.

Après?

BLINVILLE.

De la figure la plus heureuse.

DÉRIGOURT..

C'est quelque chose.

BLINVILLE.

Il a des, talents.

DÉRICOURT.

Tant mieux.

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