ACTE I, SCÈNE XL
H£LÈN£, 4 part.
Que son état me touche!
LA ClTOYENllrE DÉRICOURT.
J'avoue cependant que le mariage d'Adèle et de BlinviUe adoucit Tamertume de ma situation. Ma filIe«épouse un homme aimable; elle sera heureuse ^ et ce lien calme des craintes qui devenaient plus vives chaque jour.
H. £ li £ Il £•
Que pourriez -vous craindre encore?
LA CITOYEUNE DÉRICOURT.
Te Tavouerai-je, ma chère Hélène? J'avais cru remarquer, entre Adèle et Julien , de ces choses-qui ne ressemblent pas à la simple amitié : regards furtifs, soupirs contraints^ extrême confiailce, extrême réserve, gaité sans cause, tristesse sans motif, la pâleur de la crainte, le coloris de fespoir et de la pudeur.... Rien n'échappe à l'œil d'une mère. J'ai frémi, cent fois , en pensant que le crime, ainsi que la vertu , peut être héréditaire \ alors je me suis reprochée d'avoir gardé près de moi ce malheureux Julien. Cependant, que pouvais-je faire ? Trop fière pour confier pia faiblesse, trop tendre pour abandonner un enfant à qui, toute coupable qu'elle est, la nature devait une mère, j'ai mieux aimé exposer mon repos que
son existence Mais Déricourt, Déricourt, qui
parle de ma vertu, qui nomme Julien son second enfant, qui me remercie!.... L'affreuse vérité est loin de son esprit; elle €»st tout entière dans sa bouche, et me tue Hélène, Hélène!
Calmez -vous, de gra0e, calmez -vous Des.
larmes! -
LA CITOXiEHNE DiKICOURT.
Je n'ai pas même la triste satis&ciion de leur donner un libre cours. Ah! laisse* les cbuler ces birmés qi^e je ne puis ye^s^r que dans ton seini
HiÉLÈNEf se remettant très-promptemeot.
C'est Francisque. ReRi^ttez-vous ; rentrez,
LA GlTOTKlfiri^ OERTGOUR.X.
Hélène, tu m'aimejras toujours; tu mt l'as promis. Je ne t'ai que trop a^igéç de ma dpulenr ; mais si j'ai perdu m^s.droi,ts à ton estime, j'en ai epconsà ta sens^lit^. ..i
( Hélèiiç lin bnîa^ U nuin ç eUe Vtfsùiva^p, et; r^re. ) . ^