‹ Œuvres complètesChapitre 273 sur 414 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

La Citoyenne DÉRICOURT, BLINVILLE.

BLINVILLE.

Je quitte Adèle et Julien ; ils souffrent , ils gémissent , et c'est vous qui faites leur malheur. J'aurais cru que la mère la plus aimante et la plus respectable motiverait du moins un refus , qui sans doute est établi sur les raisons les plus fortes, mais que personne ne peut prévoir.

LA CITOYENNE DÉRICOURT.

Vous ne pouvez les prévoir ; mais elles existent. Vous voyez mon état ; il est cruel : plaignez-moi , et n'exigez rien de plus.

4oû L'ORPHELIN.

BLIKVTliLE. ^ •

Non j citoyenne, je ne m'en tiendrai pas à unc> compassion stérile-: permettez-moi quelques réflexions. Vous les supporterez, car vous les trouverez: raisonnables. Votre épom à consenti au bonheur de sa fille et d'un jeune homme que vous âiméz tendrement. Peut-être le déùr de vous plaire Fa-t-il déterminé autant que m^ instances. Le mariage est arrêté ; vos enfants se font un plaisir de vous l'annoncer eux-mêmes ; ils viennent versvops àteçla confiance que leur inspirent un amour innocent et l'habitude de vos bontés; ils en eipétaifent Une preuve nouvelle , et ils n'épQppùvent qi:^uhe sévérité sèehe, repoussantje, el qiù ne persuade jamais.

LA CITOTEirirE DÉRICOURT.

Je n'ai point de torts envers ces jeunes gens.

B^INVILLE.

Je le çrpis, je me plais à le croire. Mon estime me répond de vous, et vous la justifierez en expliquant votre refus avec la franchise que vous devez à la miaine.

LA CITOYÏlïfirE DÉBICOTJRT.

Je ne le puis.

BLINValLE..

Citoyenne , il le faut.

LA CITOYENNE DÉRICOURT, 4 pMt.

Ils ne me laisseront pas un moment de repos.

BLINVILLE.

Mon amitié vous, paraît exigeante; c'est quelle

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