‹ Œuvres complètesChapitre 274 sur 414 · ACTE II, SCÈNE VIL 4o · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIL 4o

est vive, raisonnée, et qu'elle aent les maux que peut eauser votre silence. Des enfants au désespoir; un époux sensible y mais ferme , qui peut se rendre à des raisons solides ; mais qui ne supportera pas une réserve offensante ; la paix bannie de votre maison ; des divisions , des haines, dont les tristes effets nous seront communs à tous, voilà, citoyenne, voilà quelle sera une £imille si long*temps unie, si longtemps heureuse , et qui le serait toujours sans votre inooacevable résistance.

LA GI^TOTEirirE DiRICOUIlT.

Je vous éclairerais d'un mot; mais ce mot ajouterait aux maux que vous redoutez. Ne peut-on avoir un secret pour son ami ?

Non , madame , on n'en a point de cette nature* Une ame honnête ne sacrifie pas ce qui Tentoure à des Êmtaisîes , à des caprices , pardonnez-moi le mot ; oui , madame , à des caprices : vous parleriez si vous pouviez avoir raison^

LA CITOTEHHE DERICOUKT.

Hé bien , je parlerai : vos importunités m'excèdeol* Vous voulez que je perde votre estime ^ votre amitié^ celle de mcm qioiiXy de mes enlants ; vous voulez que je me perde moî-même : je vais vous satis&ire^ Ê^mk bien ce secrel m'accaUe^ m'opprewe^ etjenepimlr lenfiermer pfa» loog-tcmps»^

irLf.^Vlf.M^

Je dcBÎs»

4o4 L'ORPHELIN.

LA CITOYENNK DiRICOURT.

Ce Julien que j'aime si tendrement , et qui veut épouser Adèle... ; ce Julien , sans qui je ne peux vivre, et qui peut-être me croitson ennemie... (^Se cachant dans le sein de Blim^ilie.) Je ne puis achever..,. : non , je n'achèverai point. Blinville,je suis une femme criminelle , qui n'ose envisager son époux , qui tremble devant son ami , et qui court cacher ses larmes , ses remords et son désespoir.

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