‹ Œuvres complètesChapitre 297 sur 414 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

La CiTOYENiTE DÉRICOURT, -JULIEN.

LA CITOTENNE D^RICOURT..

Vous avez droit de tout penser, et je suis préparée à ce que vous m'allez dire ; mais , écoutez-moi. Notre séparation était inévitable , vous le sentirez pput-être un jour. Cette séparation sera longue, bien longue^ et j'ai voulu vous voir pour la dernière fois ; vous embrasser encore ; pleurer sur vous et sur moi ; vous donner des conseils, qui ne vous seront pas inutiles, et vous assurer que je ne vous abandonnerai jamais.

JULIEN

Ne parlez pas de nouveaux dons ; les vôtres sont trop chers. Un homme de mon caractère n'a besoin de personne; je saurai supporter mon sort, si je ne puis vaincre l'adversité , et vos conseils , autrefois si précieux , sont superflus en ce moment.

LA CITOYENNE DÉRICOUHT.

Ah! Julien, que d'erreurs ont causées la prévention et l'injustice !

JULIEN

La prévention ! l'injustice ! C'est vous qu'elles subjuguent ; c'est moi seul qu'elles accablent. Ne me retenez pas, et laissez-moi partir.

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