‹ Œuvres complètesChapitre 304 sur 414 · ACTE III, SCENE VIII. 43i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIII. 43i

JULIEN

Adèle, mon Adèle!

ADELE.

Tai-je retrouvé, ou vais-je te perdre encore?

DÉRICOURT.

Vous ici, madame! Vous m'avez prévenu. Nous allons terminer des débats qui a'ont que trop duré. Vous ne me contraindrez pas, je l'espère, à user de mes droits. Ne m'opposez pas une résistance inutile, et préparez-vous à obéir.

LA. CITOYENIÎE DÉRIGOURT.

Gardez-vous de m'y contraindre,

DiRIGOURT.

Point de mots; des faits. Si je me suis trompe, si vous ne tenez à Julien que par des sentiments purs et honnêtes^ prouvez-le*moi : voilà le contrat, signez.

LA CITOYENITE DÉRIGOURT.

Vous ordonnez un crime.

DJÉRICOURT.

Je veux vous ea épargner un.

LA CITOTElflTE DÉRICOURT.

Je le consomme, si j'obéis.

OJ^RICOURT.

Si vous obéirez! c'est le seul parti qui vous reste.

LA CITOYEirirE Dl^RICOURT.

Je tombe à vos genoux. Ayez pitié de moi... Je n'ai isxt qu'une faute en ma vie...

DÉRIGOURT.

Sachez la réparer.

LA CITOYENNE DÉRICOURT.

Elle est irréparable.

43a LtîRPHELIN.

Tout se repare avec du courage:

LA CITOTEKlfE riÉRICOURT.

Du courage ! lâ mort.

oiRrCOtfàf, la relevant.

Pour la dermère fbis , obéissez.

LA eiTOTEtriTE DÉRICÔÛRT.

Je parie si "fous msistez, et si je dis un mot je vous anéàntfs.

DÉRICOURTf U prenant par la mam, et rcntraSnaat

Ters la tabler.

Je n'écoute plus tien. Venez, madame... yetiëi ... voilà la plume... , prenez..., signât... signez...

tA CrTOrTEirifE DERICOURr, 8*échappant e^

tiWérèlÉH fa • thélÉt».

Non^ non, non;: yen ne signerai pomt un 'moMtf Tous deux sont mes enfants.

( Elle tombe dans nn Êratenfl ,< à gfttobe^ Adèk tonib» ^n» les bras de Blinville et Dérîcourt sur la table. Julien est deboat an milien du théâtre , Tœil fixe et dans Tattitude du désespoir. On ^^arde «A long sifonee. )

DÉRÎCOURT.

Quel coup!... (// retombe' sur la toMe.) {A Bàn-^ taille,) Ah! mon ami! moft ami!... Ma fille! msT chère Adèle!.*. ( A sa femme. ) Quel mal voua veii«2 dr me faire! Je croyais vous forcer à redevenir estimable, et maintenant tout esporr est perdu l Quel coap! quel coup !... ( // retombe et se relevant a^^ee ntne colère concentrée.) Vous avfâ en tjffet commis une faute irréparable. Je ne m'abaisserai pas à vous la reprocher : prononcez vous-même, et rendez-nous justice à tous deux.

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