‹ Œuvres complètesChapitre 310 sur 414 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

incapable de vous juger vous autres hommes, et de vous craindre et de vous éviter.

DURVAL.

Oh ! on a vu de ces femmes philosophes , maîtresses d'elles-mêmes, revenir enfin à cette nature, dont elles ne s'étaient peut-être écartées que par amourpropre, par obstination, ou par l'assommante manie de vouloir toujours avoir raison, surtout avec les hommes.

iÉMlLIE.

Citoyen Durval, vous êtes un impertinent.

DURVAL.

Convenez au moins que vous m'avez donné l'exemple. D'ailleurs, on peut être un impertinent et avoir raison.

EMILIE

C'est bien difficile.

Aux yeux des femmes prévenues, obstinées, et

EMILIE

Continuez, et je vous épouserai bien moins.

DURVAL.

Qu'importe le plus ou le moins, puisque vous ne m'épousez pas?

EMILIE

Non certes, je ne vous épouse pas.

DURVAL.

Point d'humeur; elle est inutile, puisque je suis fésigné.

Vous êtes résigné ?

OURVAL.

, > Veiis ne me ferez peût-^tre pas un crime de savoir preôdce mon parti ?

-iMILIE. . .

Ah ! vous prenez votre^ parti.

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