‹ Œuvres complètesChapitre 350 sur 414 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

tna peine; d'ailleurs, mes réflexions sont inutiles, puisque nous n'avons pas le choix des moyens.

ALVAR

Ma tante vous plaira au premier coup d'œil. Sa figure franche et ouverte vous inspirera la confiance. Sa maison isolée^ la retraite où elle vit depuis longtemps, assurent notre secret , et vous ne sortirez de cet asyle respectable que pour me donner le titre précieux d'époux.

l'éotcore.

Ah ! c'est le seul qui puisse effacer, même à vos yeux, l'inconséquence de ma conduite. Vous ne m'en punirez pas, mon cher Alvar? n'est-il pas vrai? Vous ne m'en punirez pas?

Vous punir d'avoir cédé à mes instances, de m'avoir prodigué votre confiance!....

LÉONORE

Et mon amour.

ALVAR

Non, ce cœur n'aura pas un désir dont vous ne soyez l'objet; pas une jouissance qui ne se rapporte à vous; j'en jure par (^bien tendrement') par vousmême, qui êtes ce que j'ai de plus cher, et ce que je connais de plus respectable.

LÉOÎTORE.

Ah, mon ami! tu me rassures. Mes craintes s'évanouissent à ta voix ; j'éprouve un calme que je n'espérais pas goûter hors de la maison paternelle. Mais, encore une fois , laissons tout cela pour n'y revenir ja-

5o8 LES EMPIRIQUES.

mais. Je yoU en toi mon ami, mon amant, roon époux; la tante sera la' mienne. Hâtom-noua de l'aller trouver.

▲ LVAE.

▲ )>eine serea*^oua eaàtve te» bras que je retour» nerai k Urgel,.oii je saisirai toutes U» occasions de m'étaUir dans l'esprit de votre père.

En honneur , j'ai les pieds dans un «tat affreux , et encore une lieue à &ire sur des pierres si dures , si inégales!

Je vous aiderai ; je vous soutiendrai; je vous porterai, s'il le faut.

LiOVORE.

J'espère au moins que nous ne serons pas rencontrés.

ALVAR

Par qui?

LEOHORE.

Que sai^je? peut-être un parti français

ALVAR

Pensez donc que leurs avant-postes sont à dix lieues d'ici; que nous nous enfonçons dans le pays, et qu'il est impossible que des Français....

LEOHORE.

Ëb, mon dieu! ne les trouve-t-on pas partout ?

ALVAR

L'armée espagnole nous en sépare.

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