ACTE I, SCÈNE VIII
R O B £ R T y d'an ton tragique.
Paraissez, Navarrois, Maures et Castillans.
Seul, avec la médecine, je vous défie au combat ; seul, avec la médecine, je vaux toute une armée , et je fais marcher sur ntes pas la dévastation et la mort.
MICHEL, souriant.
Tu ne feras pas mal de communiquer à notre gouvernement la découverte de cette arme si meurtrière et si sûre : ce que nos physiciens cherchent en vain, tu Tas trouvé dans un moment d'enthousiasme.
ROBERT
Ton idée est bonne , lumineuse , et nouvelle surtouf. O^i, mes amis, qu'un bataillon de médecins français se répande chez les coalisés. Partout ils feront des prodiges , sans frais et sans danger, et nous nous porterons mieux. Pour moi, je vois déjà la renommée saisissant son burin immortel, et gravant mon nom en tête de ceux des vengeurs de la liberté. Cette pensée me transporte , m'enflamme , et fait de moi un homme nouveau. Mais ne perdons pas, comme le héros d'Homère , un temps précieux en discours superflus ; marchons f étonnons , et frappons.