‹ Œuvres complètesChapitre 381 sur 414 · ROBERT, L'AUBERGISTE · texte numérisé non relu

ROBERT, L'AUBERGISTE

ROBERT, s'essuyant le visage.

Ah! je suis excédé, anéanti. Cet homme m'a mis dans un état affreux.

Que d'excuses j'ai à vous faire !

Eh! que m'importent vos excuses?. Faire la dépense d'un prince , et être exposé aux insultes d'un goujat !

l'aubergiste.

Il s'est dit malade , et a demandé à vous voir.

( Elle cherche dans les fioles. ) ROBERT.

Je crains bien que sa maladie ne me soit funeste. ( // veut se tourner sur sa chaise, ) Aïe ! aïe !

l'aubergiste.

Tenez, voilà qui vous remettra. ( Elle lit V étiquette.) Gouttes balsamiques pour les contusions.

ROBERT

Eh! que le diable emporte les gouttes balsamiques !

l'aubergiste.

Quoi, seigneur, votre propre remède!...

R O B EU T , se reprenant vivement.

Vous avez raison ; je n'étais, pas à ce que je disais. Voyons ce remède merveilleux. (^A part.^. Je suis en-

ferré ; il faut en tâter, au hasard de m'empoisonner. {^11 boit, fait d'abord la grimace, puis vide la fiole,) C'est de l'eau-de-vie tout bonnement. Aussi charlatans Tun que l'autre.

l'aubergiste.

Hé bien, seigneur, comment vous trouvez- vous?

ROBERT, se levant.

Les douleurs sont tout-à-fait dissipées.

l'aubergiste.

Effet étonnant du remède! Voulez-vous que je reste près de vous?

ROBERT. '

Non. Allez, sans perdre un moment, faire votre: plainte à la police ; faites-moi serrer ce maraud entre quatre murailles : vous devez ccIé^ à l'honneur de votre maison.

l'aubergiste.

Le conseil est excellent; mon mari va l'exécuter.

ROBERT

Eh! allez donc, et surtout que ce chien d'homme ne rentre pas ici.

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