‹ Œuvres complètesChapitre 382 sur 414 · DUVAL, DUBREUIL, ROBERT, MICHEL · texte numérisé non relu

DUVAL, DUBREUIL, ROBERT, MICHEL

LECOURT

Nous avons parcouru toute la ville sans avoir appris de pouvelles.

ROBERT

J'en ai de jolies à vous conter.

MICHEL

•Nous avons tâté l'esprit de la garnison.

ROBERT

Eh, que nous fait la garnison !

MICHEL

Comment, morbleu! nos ennemis!

ROBERT

Il vient d'en arriver un plus à craindre qu'une armée.

MICHEL, sourianl;.

Qui donc? un médecin?

ROBERT

Un diable; mon Sosie; le vrai Carlos.

DUBREUIL

Tu l'as vu?

ROBERT

Et battu.

Pourquoi cette violence?

ROBERT

Pourquoi fait-il l'insolent ?

MICHEL

Mais je crois quHl a lieu de se plaindre.

DUBREUIL

Et même de crier un peu..

ROBERT

Un peu? Il fait un vacarme épouvantable ; il redemande ses effets à grands cris.

MICHEL

Il faut tout rendre.

ROBER.T

Je m'attendais à cette conclusion.

MICHEL, appuyant.

Il faut tout rendre , vous dis-je. Voulez-vous ruiner un particulier?

ROBERT

Voulez-vous que nous nous perdions tous cinq? Irons-nous nous déclarer au commandant et supplier sa seigneurie de nous remettre en prison? Je veux voir jusqu'au bout. Je ne me démonte pas aisément; j'ai du caractère.

DUBREUIL

Mais comment n'as-tu pas prévu que cet homme irait à la recherclie de ses effets?

Page 1