ACTE III, SCÈNE IV. SgS
« ayant à.... ayant à..... » Ma foi, Alvar, lisez vousmême. Vous avez une écriture de bureau qui est indéchiffrable.
A L V A R , prend le papier et lit.
« Le corrégidor d'Urgel ayant à prononcer sur le sort de cinq hommes sans aveu, qui ne sont porteurs d'aucuns papiers ; qui paraissent avoir voulu s'approprier des effets trouvés, et qui se sont mêlés d'exercer , sans caractère , la médecine , et peut-être la magie ; considérant qu'ils n'ont sur eux aucun ^gne qui attesté leur catholicisme; n'ayant cependant à leur reprocher aucune faute grave qui autorise à sévir contre eux , arrête que , par mesure de sûreté et de prudence, ils seront déportés. En conséquence, la Sainte-Hermandad les conduira jusqu'aux avant-postes français , et il est enjoint auxdits individus de ne plus reparaître sur les terres de la domination espagnole , à peine d'être poursuivis etlrdordinairement. »
ROBERT, k part.
J'espère que nous nous y présenterons de manière à ne pas craindre; la justice.
LE CORRÉGIDOR, à la Sainte-Hermandad.
Vous avez entendu, messieurs. Vous ne les perdrez pas de vue qu'ils ne soient entrés dans les lignes françaises , et , s'ils s'avisent de vouloir rétrograder , si même ils tournent la tête, vous ferez feu sur eux.