‹ Œuvres complètesChapitre 413 sur 414 · ACTE III, SCÈNE V. Sgc · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. Sgc

VA UDEFILLE.

Air : De la croisée.

KARGUEAITE.

Je ni*en aperçois à regret , £n charlatans la terre abonda , £t chacun prétend en secret Éblouir ou tromper le inonde.

Amis, ne prouverait-on pas, Par mille témoins authentiques , Qu'il est peu d'êtres ici- bas

Qui ne soient empiriques? (to. )

ALVA.R

Rosine , à la fleur de ses ans, Jure d'être toujours fidèle, £t se flatte que vingt amans, Déjà trompés , comptent sur elle.

Amis, ne prouverait-on pas, etc,

MARGUERITE

Alceste, au déclin de ses jours.

Prétend encore à la tendresse , Et veut cacher, même aux Amours, Son ridicule et sa faiblesse.

Amis, ne prouverait-on pas, etc,

Je vois de graves magistrats.

Qu'un devoir austère gouverne , Passer en secret des contrats Aux pieds d'un tendron qui les berne.

Amis, ne prouverait-on pas, etc.

Goo LES EMPIMQUES. ,

LÉONORE

Ici l'intrépide guerrier.

Amant déclaré de la gloire ,

Préfère le myrte aa laurier.

Et veut pourtant vivre en l'histoire.

Amis, ne prouverait-on pas, etc.

LE CORR^GIDOR.

L'esprit , dit-on , £ût des progrès ^ Et partout sa flamme étincelle.

Une sentence de palais Est plus lucrative et plus belle.

Toujours j'évitai le fracas.

Le brillant et les mots caustiques ; Aussi ne me place-t-on pas Au rang des empiriques, {àù,)

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