‹ Œuvres complètesChapitre 5 sur 414 · SCENE III. i · texte numérisé non relu

SCENE III. i

GERMOIC.

J'aime qu'on me rende justice.

MADAME GERTAL

J'avoue.... que.... vous ne m'êtes pas indifférent. '

GERMON

Cet aveu me comble de joie.

MADAME GERVAL.

Mais , mon ami , vous ne pensez qu'à votre bonheur personnel, et le mien n'est pas ce qui m'occupe le plus. Je dois être doublement heureuse, ou complètement infortunée.

GERMOm , avec sentiment.

Je VOUS entends, madame , et je vais vous répondre. Vous rendez justice à ma probité; vous connaissez ma tendresse. Un honnête homme qui vous aime doit rendre à l'aimable Rose le digne père qu'elle a perdu. Je remplirai ce devoir sacré, je vous en donne ma parole, et je suis incapable d'y manquer.

MADAME GERVAL.

Puissiez-vous n'oublier jamais ce que vous venez de me dire!

GERMON

Jamais, femme charmante.

MADAME GERVAL.

Il me serait affreux de -vous le rappeler.

GERMON

Vous ne le craignez pas.

MADAME GERVAL.

Germon, mon estime l'emporte sur mes craintes, et je me donne à vous avec la confiance que vous

i6 LA MÈRE RIVAIS.

méritez. (^Germon lui baise la main.) Allez, mon ami. Rose ne tardera pas à paraître. Elle ignore nos projets , je vais lui en faire part. ( Germon Jait une fausse sortie y madame Génial le ramène.) Vous l'aimerez , Germon; vous me lavez promis.... Vous l'aimerez ?

GERMON

Mon cœur se partage entre vous, et les tendres soins de père ajouteront un charme au bonheur de répoux.

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