ACTE II, SCENE XL io
GHAMPAGITE.
Prenez garde à vous, prenez donc garde; la future demeure là.
DUFOUR
Oui! je vais crier plus haut*
GUAMPAONE.
Achetons, monsieur, achetons. ( A part,) Je n'ai pas eu le temps de l'instruire des détails.
dercouHt.
Achetons, soit. A quels termes?
DUFOUR
Comptant.
DERCOURT.
Je n'ai pas le sou.
PUFOUR.
Chansons.
DERCO.URT.
En honneur.
CHAMPAOITE.
Hé! pourquoi le nier? Monsieur Dufour sait tout.
DERCOURT.
Il sait.... quoi?
CHAMPAGKE.
Que vous êtes en fonds; que Vous les destine^ à des présens de noces. Je lui ai tout avoué avec une ingé^ nuité.... N'est-il pas vrai, monsieur Dufour?...
DERCOURT.
Si tu as tout avoués il faut que j'avoue aussi.
CHAMPAGNE
C'est un bijoutier qui est vertu c^ matin, qui n'est
io4 CONTRE-TEMPS SUR CONTRE-TEMPS.
pas tout-à-fait aussi honnête homme que vous , monsieur Dufour, mais qui ne vend pas tout-à-fait aussi cher; et monsieur, qui devient prodigieusement économe , avait envie de faire marché avec lui.
DUFOUR
Ah ! monsieur Dercourt , trahir ainsi une amitié si sincère !
DERCOURT.
Et qui m'est si profitable.
CHAMPAGNE, à Dercoort.
Allons , monsieur , faisons les choses de bonne grâce.
DERCOURT.
J'approuve tout ce que tu feras.
CHAMPAGNE, lai remettant un porte-feuille.
Voici votre porte- feuille ; il est garni d'assigna.... ( à part. ) tions , d'exploits , de sentences par corps ; ( haut. ) et cent louis de plus ou de moins ne font rien, quand il s'agit de prouver sa reconnaissance.
/ DUFOUR
Savez -vous que votre valet est plus trai table que vous ?
DERCOURT.
C'est que cet argent ne lui coûte pas grand'chose, et puis , votre début m'avait donné de l'humeur. Vous nous avez traités....
' CHAMPAGNE
Comme des gens sans ressources.
DUFOUR
C'est l'effet de l'habitude. Pardon; mais nous