‹ Œuvres complètesChapitre 9 sur 414 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Madame GERVAL, DUPORT.

DUPORT

Je reviens enchanté, ravi, madame Gerval. J'ai rencontré Germon ; il m'a tout appris , et je vous félicite l'un et Tautre.

aa LA MERE RIVALE.

MADAME GERVAL.

Mon frère, votre joie me rend confuse... m'embarrasse.

DUPORT

Parbleu , je le crois. C'est une terrible chose que le mariage, n'est-il pas vrai? Allons, allons, ma sœur, à votre âge on dit tout uniment à son frère : Vous avez fait pour le mieux , et je vous en remercie.

MADAME GERVAL.

Et voilà ce que je ne puis dire. ,

DUPORT

Comment donc, madame Gerval?

MADAME GERVAL.

Mon frère , vous êtes naturellement bon.

DU PORT

Selon les circonstances.

MADAME GERVAL.

Mais voufi tenez singulièrement à vos idées.

DUPORT

Surtout quand elles sont raisonnables.

MADAME .GERVAL.

Je sens que vous allez vous fâcher.

DUPORT

A coup sûr ce ne sera pas ma faute.

MADAME GERVAL.

II faut parler cependant.

DUPORT

Hé, ventrebleu, parlez donc!

MADAME GERVAL.

Je ne puis épouser monsieur Germon.

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