‹ Œuvres complètesChapitre 10 sur 414 · SCENE VII. a · texte numérisé non relu

SCENE VII. a

DUPOttT.

Voici du nouveau, par exemple. Ma sœur, une femme estimable ne se joue pas d'un honnête homme qui lui fait l'honneur de la rechercher, ni d'un frère à qui elle a quelques obligations.

MADAME GERVAL.

Je fais de tous les deux le plus grand cas. J'avoue même que Germon m'est cher.

DUPORT

Et vous le refusez? Qui voulez-vous donc épouser? Un homme que vous n'aimerez pas?

Écoutez-moi , mon frère.

DUPORT

Hé , madame , j'en ai trop entendu , et je ne sais ce qui doit m'étonner le plus, de vos procédés, ou de ma patience.

MADAME GERYAL.

J'ai une fille.

DUPORT

Il y a quinze ans que je le sais.

MADAME GERVAL.

Qui m'est chère.

DUPORT

c'est fort bien.

MADAME GERVAL.

Que vous aimez vous-même.

DUPORT

A la bonne heure.

a4 LA MÈRE RIVALE.

HADA.ME GERVA.L.

Cette enfant....

DUPORT

Cette enfant?

Est sensible au mérite de Germon.

DDPORT.

Il n'y a pas de mal à cela.

MADAME GERVAL.

Vous ne m'entendez pas, mon frère... Elle l'aime.... trop.

DUPORT

Que voulez-vous dire?

MADAME GERVAL.

Que le mérite de votre ami nous a également frappées; que Rose ne peut supporter Tidée de mon ftitur mariage, et que je n'aurai pas. la cruauté* de l'en rendre témoin.

DUPORT

Madame Gerval, vous ne me proposerez peut-être pas de marier un homme fait à une enfant de quinze ans?

MADAME GERVAL.

Hé , pourquoi pas ?

DUPORT

C'est que ce serait une absurdité que vous ne devez pas vous permettre, et que je ne suis pas fait pour entendre.

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