LA JEUNESSE
Voilà plus de cinquante... cinquante fois... dans un moment! ( il éternue. ) .Te suis brisé.
BARTHOLO
Comment! je vous demande à tous deux s'il est entré quelqu'un chez Rosine , et vous ne me dites pas que ce barbier...
l'éveillé , continuant de bâiller.
Est-ce que c'est quelqu'un donc , monsieur Figaro? Aah, ah...
BARTHOLO
Je parie que le rusé s'entend avec lui.
l'éveillé , pleurant comme un sot.
Moi ... Je m' entends ! . . .
LA JEUNESSE , étcmuant.
Eh mais, monsieur, y a-t-il... y a-t-il de la justice...
BARTHOLO
De la justice ! C'est bon entre vous autres misérables, la justice ! Je suis votre maître , moi , pour avoir toujours raison.
LA JEUNESSE , étemuanf.
Mais pardi , quand une chose est vraie...
BARTHOLO
Quand une chose est vraie ! si je ne veux pas qu'elle soit vraie , je prétends bien qu'elle ne soit pas vraie. Il n'y aurait qu'à permettre à tous ces faquins-là d'avoir raison , vous verriez bientôt ce que deviendrait l'autorité.
LA JEUNESSE , étemuant.
J'aime autant recevoir mon congé. Un service terrible , et toujours un train d'enfer !
l'éveillé , pleurant.
Un pauvre homme de bien est traité comme un misérable.
BARTHOLO
Sors donc , pauvre homme de bien ! ( // les contrefait.) Et t'chi, et t'cha; l'un m' éternue au nez, l'autre m'y bâille.
LA jeunesse.
Ah , monsieur, je vous jure que sans mademoiselle , il n'y aurait. . . il n'y aurait pas moyen de rester dans la maison.
(Il sort en étemuant.) BARTHOLO.
Dans quel état ce Figaro les a mis tous ! Je vois ce que c'est : le maraud voudrait me payer mes ceut écus sans bourse délier. . .