‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 154 sur 630 · LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE

Voilà plus de cinquante... cinquante fois... dans un moment! ( il éternue. ) .Te suis brisé.

BARTHOLO

Comment! je vous demande à tous deux s'il est entré quelqu'un chez Rosine , et vous ne me dites pas que ce barbier...

l'éveillé , continuant de bâiller.

Est-ce que c'est quelqu'un donc , monsieur Figaro? Aah, ah...

BARTHOLO

Je parie que le rusé s'entend avec lui.

l'éveillé , pleurant comme un sot.

Moi ... Je m' entends ! . . .

LA JEUNESSE , étcmuant.

Eh mais, monsieur, y a-t-il... y a-t-il de la justice...

BARTHOLO

De la justice ! C'est bon entre vous autres misérables, la justice ! Je suis votre maître , moi , pour avoir toujours raison.

LA JEUNESSE , étemuanf.

Mais pardi , quand une chose est vraie...

BARTHOLO

Quand une chose est vraie ! si je ne veux pas qu'elle soit vraie , je prétends bien qu'elle ne soit pas vraie. Il n'y aurait qu'à permettre à tous ces faquins-là d'avoir raison , vous verriez bientôt ce que deviendrait l'autorité.

LA JEUNESSE , étemuant.

J'aime autant recevoir mon congé. Un service terrible , et toujours un train d'enfer !

l'éveillé , pleurant.

Un pauvre homme de bien est traité comme un misérable.

BARTHOLO

Sors donc , pauvre homme de bien ! ( // les contrefait.) Et t'chi, et t'cha; l'un m' éternue au nez, l'autre m'y bâille.

LA jeunesse.

Ah , monsieur, je vous jure que sans mademoiselle , il n'y aurait. . . il n'y aurait pas moyen de rester dans la maison.

(Il sort en étemuant.) BARTHOLO.

Dans quel état ce Figaro les a mis tous ! Je vois ce que c'est : le maraud voudrait me payer mes ceut écus sans bourse délier. . .

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