TJK BAKBIER DE SEVILLE, ACTE 111, SCE.NE V
vemeiil de la chanteuse, affaiMit son jeu, et se tait avec plie. L'absence du bruit qui avait endormi Barlholo le réveille. Le comte se relève, Rosine et l'orchestre reprennent subitement la suite de l'air. Si la petite reprise se repète, le même jeu recommence.
Kn vérité, c'est un morceau charmant , et madame lexécute avec une intelligence...
BOSINE.
V'ous me flattez , seigneur; la gloire est tout entière au maître.
BARTHOLO , bâillant. Moi , je crois que j'ai un peu dormi pendant le morceau charmant. .T'ai mes malades. Je vas, je viens , je toupille , et sitôt que je m'assieds , mes pauvres jambes...
( Il se lève et pousse le fauteuil. ) ROSINE, bas au comte.
Figaro ne vient point !
Filons le temps.
BARTHOLO
Mais , bachelier, je l'ai déjà dit à ce vieux Basile : est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de lui faire étudier des choses plus gaies que toutes ces grandes aria , qui vont en haut et en bas, en roulant, hi , ho , a, a, a, a, et qui me semblent autant d'enterrements.^ Là, de ces petits airs qu'on chantait dans ma jeunesse, et que chacun retenait facilement. J'en savais autrefois... Par exemple...
( Pendant la ritournelle, il cherche en se grattant la tête, et chante en faisant claquer ses pouces, et dansant des genoux comme les vieillards. )
Veux-tu , ma Rosinetle ,
Faire emplette
Durci des maris?...
{ Au comte en riant. ) Il y a Fanchonnette dans la chanson; mais j'y ai substitué Rosinette, pour la lui rendre plus agréable et la faire cadrer au.x circonstances. Ah ! ah ! ah ! ah ! Fort bien ! pas vrai ?
LE COMTE , riant.
Ah ! ah ! ah ! Oui , tout au niieux.