SCÈNE PREMIÈRE
( Le théâtre est obscur. )
BARTHOLO, don BASlUL,unela7iterne depapier à la main.
BARTHOLO
Comment, Basile, vous ne le connaissez pas! ce que vous dites est-il possible?
BASILE
Vous m'interrogeriez cent fois que je vous ferais toujours la même réponse. S'il vous a remis la lettre de Rosine, c'est sans doute un des émissaires du («mte. Mais , à la magnificence du présent qu'il m'a fait, il se pourrait que ce fût le comte lui-même.
BARTHOLO
Quelle apparence? Mais, à propos de ce présent, eh ! pourquoi l'avez-vous reçu?
BASILE
Vous aviez Tair d'accord; je n'y entendais rien; ot , dans les cas difficiles à juger, une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique. Et puis, comme dit le proverbe, ce qui est bon à prendre...
BARTHOLO
•T'entends : est bon...
BASILE
BARTHOLO, surpris.
BASILE
Oui , j'ai arrangé comme cela plusieurs petits proverbes avec des variations. Mais, allons au fait, à quoi vous arrêtez-vous ?
En ma place, Basile, ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder?
BASILE
Ma foi, non, docteur. En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heu-