‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 260 sur 630 · LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE IV, SCENE I · texte numérisé non relu

LE MARIAGE DE FIGARO, ACTE IV, SCENE I

d'en être honteux : je les sentais couler entre mes doigts : regarde (// viontre ses doigts écartés); et je les retenais bêtement ! Va te promener, la honte ! je veux rire et pleurer en même temps ; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve.

(Il embrasse sa mère d'un côté, Suzanne de l'autre.) MARCELINE.

O mon ami !

SUZANNE *

IMon cher ami !

brid'oison s'essuyant les yeux d'un mouchoir. Eh bien ! moi ! je suis donc bê-ête aussi !

FIGARO , exalté.

Chagrin , c'est maintenant que je puis te défier ! Atteins-moi , si tu l'oses , entre ces deux femmes chéries.

ANTONIO, à Figaro.

Pas tant de cajoleries , s'il vous plaît. En fait de mariage dans les familles, celui des parents va devant, savez. Les vôtres se baillent-ils la main.^

BARTHOLO

Ma main ! puisse-t-elle se dessécher et tomber, si jamais je la donne à la mère d'un tel drôle! ANTONIO , « Bartholo.

Vous n'êtes donc qu'un père marâtre ? {A Figai-o.) En ce cas, not'galant, plus de parole.

SUZANNE

Ah ! mon oncle. . ,

ANTONIO

Irai-je donner l'enfant de not'sœur à sti qui n'est l'enfant de personne ?

brid'oison.

Est-ce que cela-a se peut, imbécile? on-on est toujours l'enfant de quelqu'un.

ANTONIO

Tarare !... il ne l'aura jamais.

(Il sort.)

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