SCÈNE VU
FIGARO, LE COMTE, la COMTESSE, SUZAJSNE.
FIGARO s'approche.
,Te vais...
LE COMTE , croyant parler au page.
Puisque vous ne redoublez pas le baiser... (Il croit lui donner un soufflet.)
FIGARO, qui est à portée , le reçoit.
Ah !
. . . Voilà toujours le premier payé.
FIGARO, à part, s'éloigne en se frottant la joue.
Tout n'est pas gain non plus en écoutant. SUZANNE, ria7it tout haut , de l'autre côté.
Ah , ah , ah , ah !
LE COMTE, à lacomtesse, qu'ilprendpotir Suzanne.
Entend-on quelque chose à ce page ! Il reçoit le plus rude soufflet, et s'enfuit en éclatant de rire. FIGARO , à part.
S'il s'affligeait de celui-ci!...
Comment! je ne pourrai faire un pas... {À la comtesse.) INIais laissons cette bizarrerie ; elle empoisonnerait le plaisir que j'ai de te trouver dans cette salle.
LA COMTESSE , imitant le parler de Suzanne.
L'espériez-vous?
Après ton ingénieux billet ! {H lui prend la tnain.) Tu trembles ?
J'ai eu peur.