‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 338 sur 630 · BÉGEARSS, FIGARO, LÉON · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, FIGARO, LÉON

LÉON , se contenant mal.

Monsieur, monsieur, un mot. Il importe à votre repos que vous répondiez sans détour. — Florestine est au désespoir ; qu'avez- vous dit à Florestine ? BÉGEARS , d'im ton glacé.

Et qui vous dit que je lui ai parlé? Ne peut-elle avoir des chagrins , sans que j'y sois pour quelque chose.'

LÉON , vivement.

Point d'évasions , monsieur. Elle était d'une humeur charmante : en sortant d'avec vous, on la voit fondre en larmes. De quelque part qu'elle en reçoive, mon cœur partage ses chagrins. Vous m'en direz la cause , ou bien vous m'en ferez raison.

BÉGEARSS

Avec un ton moins absolu , on peut tout obtenir de moi : je ne sais point céder à des menaces. LÉON , furieux.

Eh bien ! perfide , défends-toi. J'aurai ta vie , ou tu auras la mienne,!

(Il met la main à son épée.) FIGARO les arrête.

Monsieur Bégearss ! au fils de votre ami ? dans sa maison .' où vous logez ?

BÉGEARSS, se Contenant.

Je sais trop ce que je me dois... Je vais m'expliquer avec lui; mais je n'y veux point de témoins. Sortez , et laissez-nous ensemble.

LÉON

Vas , mon cher Figaro : tu vois qu'il ne peut m'échapper. Ne lui laissons aucune excuse.

FIGARO , à part.

Moi, je cours avertir son père.

(Il sort.)

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