LA MÈRE COUPABLE, ACTE II, SCÈNE XXII
LE COMTE , à Figaro.
M'expliquerez-vous cette énigme ?
LÉON , tremblant.
Ah ! c'est à moi , mon père , à l'expliquer. Pardon ! je dois mourir de honte ! Sur un sujet assez frivole , je m'étais... beaucoup oublié. Son caractère généreux non-seulement nie rend à la raison , mais il a la bonté d'excuser ma folie en me la pardonnant. Je lui en rendais grâce lorsque vous nous avez surpris.
Ce n'est pas la centième fois que vous lui devez de la reconnaissance. Au fait, nous lui en devons tous.
^Figaro, sans parler, se donne un coup de poing au front. Bégearss l'examine et sourit.)
LE COMTE , à son fils.
Retirez-vous , monsieur. Votre aveu seul enchaîne ma colère.
Ah ! monsieur, tout est oublié.
LE COMTE , à iJon.
Allez vous repentir d'avoir manqué à mon ami , au vôtre, à l'homme le plus vertueux... LÉON , s'en allant.
Je suis au désespoir !
FIGABO , à part, avec colère.
C'est une légion de diables enfermés dans un seul pourpoint.