‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 415 sur 630 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Le théâtre représente les jardins du sérail : l'appartement d'Irza est à droite; à gauche, et sur le devant^, est un grand sofa sous un dais superbe, au milieu d'un parterre illuminé. Il est nuit.

CALPIGI entre d'un côté ; ATAR, URSON entrent de Vautre ; des jardiniers ou bosta.ngis qui allument.

CALPIGI , sans voir Jtar.

Les jardins éclairés ! des bostangis ! Pourquoi ? Quel autre ose au sérail donner des ordres ?.. . ATAR lui frappant sur l'épaule.

Moi.

CALPIGI, troublé.

Seigneur... puis-je savoir...

]Ma fête à ce que j'aime ?

CALPIGI.

Est fixée à demain , seigneur; c'est votre loi. ATAR , brusquement.

Moi , je la veux à l'instant même.

CALPIGI.

Tous mes acteurs sont dispersés.

ATAR , plus brusquement.

Du bruit autour dTrza ; qu'on danse , et c'est assez.

CALPIGI , à part, avec douleur.

O l'affreux contre-temps ! De cet ordre bizarre ; Il n'est aucun moyen de prévenir Tarare !

ATAR, l'examinant.

Quel est donc ce murmure inquiet et profond ?

CALPIGI affecte un air gai.

Je dis... qu'on croira voir ces spectacles de France , Où tout va bien , pourvu qu'on danse.

ATAR , en colère.

Vil chrétien , obéis , ou ta tête en répond.

CALPIGI , à part, en s'en allant.

Tyran féroce !

(Les bostangis se retirent.)

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