CHŒUR DE SOLDATS
Notre ordre est d'en forcer l'entrée.
CALPIGI.
Urson , expliquez-vous.
URSON.
Le sultan agité , Sur l'effet d'un courroux qu'il a trop écouté , Veut que l'affreux muet soit massolé, jeté Dans la mer, et , pour sépulture ,
TVTîARK, ACTK V, SCENK H.
Y serve aux moustres de pâture.
CALPioi se met entre eux et Tarare.
Le voici : de sa mort , Urson , je prends le soin. Les jardins du sérail sont commis à ma garde; ]\îes eunuques sont prêts.
URSON
Pour que rien ne retarde , Son ordre est que j'en sois témoin.
Marchez , soldats , qu'on s'en empare !
(Les soldats lève la massue.) UN SOLDAT s'aranranf.
Ce n'est point un muet.
URSON.
Quel qu'il soit!
TARARK se retournant vers eux.
C'est Tarare ' n<soN .
Tarare!...
rr.es soldats et les eunuques reculent par respecl.) CHOEUR DE SOLDATS ET D^EU NUQUES.
Tarare ! Tarare !
CALPIGI.
Un tel coupable , Urson , devient trop important Pour qu'on l'ose frapper sans l'ordre du sultan.
(A Tarare, à part.) Kn suspendant leurs coups , je te sauve peut-être.
URSON , avec douleur.
■ Tarare infortuné ! qui peut le désarmer ? ]Nos larmes, contre toi , vont encor l'animer !