‹ Œuvres complètes. Précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 426 sur 630 · CHŒUR DE SOLDATS · texte numérisé non relu

CHŒUR DE SOLDATS

Notre ordre est d'en forcer l'entrée.

CALPIGI.

Urson , expliquez-vous.

URSON.

Le sultan agité , Sur l'effet d'un courroux qu'il a trop écouté , Veut que l'affreux muet soit massolé, jeté Dans la mer, et , pour sépulture ,

TVTîARK, ACTK V, SCENK H.

Y serve aux moustres de pâture.

CALPioi se met entre eux et Tarare.

Le voici : de sa mort , Urson , je prends le soin. Les jardins du sérail sont commis à ma garde; ]\îes eunuques sont prêts.

URSON

Pour que rien ne retarde , Son ordre est que j'en sois témoin.

Marchez , soldats , qu'on s'en empare !

(Les soldats lève la massue.) UN SOLDAT s'aranranf.

Ce n'est point un muet.

URSON.

Quel qu'il soit!

TARARK se retournant vers eux.

C'est Tarare ' n<soN .

Tarare!...

rr.es soldats et les eunuques reculent par respecl.) CHOEUR DE SOLDATS ET D^EU NUQUES.

Tarare ! Tarare !

CALPIGI.

Un tel coupable , Urson , devient trop important Pour qu'on l'ose frapper sans l'ordre du sultan.

(A Tarare, à part.) Kn suspendant leurs coups , je te sauve peut-être.

URSON , avec douleur.

■ Tarare infortuné ! qui peut le désarmer ? ]Nos larmes, contre toi , vont encor l'animer !

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