‹ [Œuvres complètes] (volume 4)Chapitre 26 sur 31 · I.i'tlrea tif Mi'riini · texte numérisé non relu

I.i'tlrea tif Mi'riini

Le Moniteur universel, lundi 14 février 1859*', Dictionnaire résonné (sic) ** du Mobilier français, par M. Viollet-le-Duc, architecte. 1 vol. ln-8". Paris, 1857, Bance, éditeur.

Voyageur infatigable, dessinateur aussi exact qu'expéditif et, comme dirait M. Caritidès'', curieux inspectateur des vieux manuscrits, M. Viollet-le-Duc est probablement l'homme de France qui a rassemblé la collection la plus complète de documents relatifs aux arts du moyen âge dans l'Occident. L'abondance des matériaux qu'il a recueillis, dès un temps où ces sortes de recherches n'étaient pas encore en honneur, peut seule expliquer sa prodigieuse fécondité. En mettant en ordre ses portefeuilles, M. Viollet-le-Duc produit un livre, et un livre vraiment utile et pratique'. Celui que nous annonçons aujourd'hui, et qui renferme une description détaillée de tous les genres de meubles, depuis l'époque carlovingienne jusqu'à la Renaissance, a paru par livraisons, en même temps que l'auteur poursuivait la publication de son grand Dictionnaire (nous avons rendu compte des deux premiers volumes) et qu'il commençait une série de leçons sur l'architecture, sous le titre trop modeste à' Entretiens'^. Ces trois ouvrages^' n'ont pas empêché M. Viollet-le-Duc de diriger et de sur-

* P. 173-175; l'article est signé P. Mérimée.

** Mérimée relève cette erreur de typographie dans sa lettre du 21 février 185λ.

APPENDICES 25;t

veiller d'importants travaux de construction et de restauration, enfin d'exercer les fonctions d'inspecteur général des édifices diocésains. Une pareille activité, et les succès qu'il obtient dans tout ce (ju'il entreprend, serait un argument formidable contre le principe de la loi du cumul.

Dans ce nouveau travail, ainsi qu'il a déjà fait dans son Dictionnaire d'arrhileclure, M. Viollet-le- Duc a suivi l'ordre alphabétique des mots relatifs au mobilier. 11 commence par Vatinoire et finit par le s'oile. En matière de meubles, j'avoue (jue j'aurais préféré un autre système. On dit qu'il n'y a pas de synonymes dans notre langue, mais il y a eu de tout temps beaucoup de meubles ayant entre eux une fort grande analogie de forme et de destination. Ils sont exécutés par les mêmes ouvriers, avec les outils particuliers à leur profession, et fabriqués pour un but à peu près semblable. Enfin, pour tous ces objets sortant des mêmes ateliers, des causes identiques ont influé sur leur disposition et leur ornementation. Une armoire, un bahut, un cofTre, une huche, voilà par exemple quatre meubles qui, bien que différant un peu par leur usage et leur construction, ont toujours été fabriqués par les mômes ouvriers, et qui ont subi à la fois les changements du goût et de la mode aux mêmes époques. Je me hâte de dire ([ue Fauteur a été fort attentif à éviter les redites et que, prévoyant sans doute la critique que je lui adresse, il y a répondu d'avance en plaçant à la suite de son

Dictionnaire une sorte de revue des difterents métiers, où tous les articles, déjà traités à leur ordre alphabétique, sont repris méthodiquement, par nature de fabrication. Pour l'auteur, l'ordre alphabétique avait l'avantage d'une exécution plus rapide; il rend peul-étre les recherches plus faciles aux fabricants modernes qui voudront y puiser d'utiles leçons ; mais le lecteur qui n'est point tapissier, et qui, avant d'entrer dans les détails techniques, voudrait avoir une vue d'ensemble sur l'industrie de nos pères, fera bien, je le crois, de commencer par la seconde partie de l'ouvrage.

M. VioUet-le-Duc explique fort bien comment la plupart des meubles du moyen âge nous sont venus de l'Orient par importation ou par imitation ^ I^es Barbares, grands briseurs de toutes choses, firent rôtir les poulets des sujets romains avec les débris de leurs tables et de leurs chaises. Ils eurent grand soin d'arracher les métaux précieux partout où le luxe les avait appliqués. Très probablement la dorure d'un meuble suffit pour le faire mettre en pièces, et il dut alors se passer dans tout le monde occidental des scènes assez semblables à celles qu'on vit en Lombardie en 1849, lorsque des Croates fort primitifs cassaient scrupuleusement un service de porcelaine pour recueillir les morceaux où ils voyaient de la dorure. Quand les ancêtres de ces Croates eurent consciencieusement ravagé l'Occident, ils s'avisèrent que le pays était bon et ils s'y établirent ;

mais aussitôt ils eurent à se repentir de leur précipitation. Déjà, s'étant un peu frottés à la civilisation romaine, ils commençaient à en apprécier les jouissances, et ils se trouvaient aussi sots en présence de tant de débris que l'est un enfant (jui vient de casser la montre reçue au jour de l'an, pour voir la bêle qu'elle renferme. L'Orient se chargea de remeubler les Barbares; et, h cette occasion, M. Violletle-Duc remarque très judicieusement qu'à cette époque de bouleversement, notre architecture n'eut pas d'emprunts à faire à ce pays où les arts s'étaient réfugiés. Les Francs et les autres barbares ne man- ([uaient pas de haches. Ils se firent des baraques en bois, car le besoin de se loger est si impérieux qu'on n'a pas le temps d'attendre que l'étranger vienne vous bâtir une maison. D'ailleurs, ils s'accommodèrent tant bien que mal dans ces robustes constructions romaines qu'ils n'avaient pu brûler et qui lassèrent bien vite la patience des démolisseurs, (.irques, thermes, théâtres, ils prirent tous ces grands édifices pour des palais et des forteresses, c'était même chose alors, et s'y installèrent comme les lézards prennent possession des crevasses d'une muraille ruinée. Bientôt même ils devinrent assez habiles pour imiter les édifices romains qu'ils avaient sous les yeux, et quelques châteaux, quelques églises nous conservent encore le souvenir de leurs crossiers essais. Pour toutes les commodités de la vie, dont ils commençaient à sentir le besoin à mesure

qu'ils se poliçaient, ils furent tributaires de l'industrie de Byzance d'abord, puis de Venise, lorsque Venise se fut emparée du commerce de l'Orient. L'auteur du Dictionnaire du Mobilier fait remarquer que, si la translation de l'empire romain à Conslantinople' précipita la décadence des arts en Occident, ils trouvèrent un asile dans la nouvelle capitale, s'y modifièrent même heureusement sous certains rapports, et y reçurent un développement qu'on pourrait appeler une renaissance. Le luxe de la cour impériale, les progrès du christianisme, les relations avec les plus anciennes civilisations de l'Asie, enfin l'esprit grec toujours actif, toutes ces influences réunies durent former des artistes et surtout des ouvriers habiles. L'opinion émise à ce sujet par M. Viollet-le-Duc me paraît parfaitement justifiée par les anciens monuments de Constantinople, les manuscrits byzantins, les peintures, les étoffes, les ivoires, enfin par le petit nombre de meubles de cette époque qui se sont conservés. Il est certain qu'à Byzance l'art prit une allure nouvelle, un caractère original qui fait défaut à l'art purement romain de la décadence. Il se fit remarquer alors par une certaine précision d'exécution, une délicatesse de travail particulière, au génie grec, et que les Romains des grands siècles se sentaient eux-mêmes incapables d'imiter.

A cette époque, l'organisation de la société à Constantinople, de même que plus tard dans l'Occi-

dent, favorisa cette alliance de l'art et de l'industrie, autrefois beaucoup plus intime qu'elle ne l'est aujourd'hui. C'est même un malheur de notre civilisalion moderne, malheur racheté à la vérité par de (rrands avantages pour le public, ([ue la séparation en deux classes distinctes des artistes et des artisans. C'est un fait accompli maintenant, et sur lequel je crains (ju'il soit impossible de revenir, .l'entends souvent accuser nos artistes modernes d'un orgueil exagéré. — Pourquoi, dit-on, un sculpteur habile, counmné dans les expositions, ne travaillerait-il pas pour les orfèvres, les bronziers, les horlogers? Benvenuto Cellini, (jui ne manquait pas d'amour-propre, comme on sait, a bien fait des salières pour les grands seigneurs de son temps et des bijoux pour leurs fetnmes ou leurs maîtresses, — H y a> J6 iie le nie pas, des artistes qui croiraient déroger en se chargeant de l'exécution ou de la composition de pareils ouvrages. A mon sentiment, ils ont grand tort; mais le reproche ne peut s'adresser à tous. Pradier a moulé* des figurines pour des pendules, et Ingres a fait des cartons pour des vitraux. Il me semble plus probable qu'aujourd'hui, comme en tout temps, un artiste n'hésitera pas à fair(^ un ouvrage du ressort de son arl, dès ([u'il pourra espérer ([ue ce travail accroîtra sa réputation et qu'il sera rétribué comme il le mérite. A vrai dire, ce ne sont pas les artistes (jui font délaul maiiilenaiil, c'(;st le public.

■ Le lexle (\\i Moniteiii |>oi-lait : a modeli'

Nos mœurs et nos habitudes ont bien changé depuis le xiii' ou le XVI® siècle. On pourrait comparer la marche de la civilisation à l'action de la pluie en pays de montagnes. Elle entraîne la terre des sommets dans les vallées. La hauteur des pics diminue et les vallées s'élèvent. La civilisation parait produire un résultat analogue. Elle tend au nivellement, elle répand ses bienfaits sur un plus grand nombre à mesure qu'elle fait des progrès. Le luxe, dont les jouissances n'étaient accessibles autrefois qu'à un très petit nombre de privilégiés*, a pénétré dans les masses, ou plutôt, ce qui était luxe jadis est maintenant une commodité vulgaire. Une chemise coûtait sans doute assez cher au temps où la princesse Nausicaa faisait elle-même la lessive; maintenant, presque tout le monde possède une chemise. Malheureusement, ces progrès ne sont pas aussi avantageux pour les arts qu'ils le sont pour le bien-être de l'humanité. Notre luxe moderne recherche plutôt la quantité que la qualité des objets. Que l'on parcoure les très curieux inventaires de l'argenterie des ducs de Bourgogne, publiés par le comte de Laborde^, on y trouvera de grands hanaps de vermeil relevés en bosse, des salières ouvragées à personnages, des vases ciselés de toute espèce; mais il n'y a pas de bourgeois à Paris qui n'ait à présent plus de cuillers et de fourchettes que n'en possédait un duc de Bourgogne. Brantôme nous a donné une description fort détaillée d'une certaine coupe ornée de compositions peu morales-^ et d'un travail merveil-

leux. (lit-il, où buvaient à la ronde les honnêtes dames ou demoiselles invitées à dîner chez un irrand seigneur facétieux. Aujourd'hui, il n'y a pas besoin de dîner chez de grands seigneurs pour que chacun ait st)n verre, ou plutôt ses verres, car, au lieu d'une coupe poui' tous les convives, il y a pour chacun autant de verres dilîérents (jue de vins servis. Lorsque hi considération ([ue procure le luxe était acquise par l'exhibition d'un petit nombre d'objets précieux, on conçoit que l'art s'en emparât et qu'il voulût ajouter son mérite à celui de la matière. Un homme possédait une coupe d'or : c'était sa gloire. Mais sa gloire était bien plus grande si cette coupe était ornée de figurines, d'émaux, et par la main d'un artiste ou d'un ouvrier célèbre. Observez que cette coupe, que cette anivre d'art ne cessait pas pour cela d'être d'un usage journalier. Son heureux possesseur y buvait, et ses hôtes avec lui. A présent, un objet travaillé par un grand artiste cesse d'être un objet usuel; cela devient un objet de curiosité, c'està-dire destiné à être renfermé dans un étui, ou tout au plus à servir à la décoration d'une chambre, comme un tableau ou une statue. Dans les temps héroïques dont les poèmes d'Homère nous ont conservé une peinture si frappante, on savait le nom du forgeron tjui avait fabri(jué le casque d'un chef aussi bien que le nom du chef lui-même. On disait ((ue c'était telle esclave, élève de Minerve, ([ui avait brodé s(»n manteau. Maintenant, l'art est à peu près étranger à la vie intime. I^e prince le plus opulent.

le pins riche banquier ne fera pas faire son argenterie par Benvenuto Cellini. Il lui faut deux ou trois cents plats, et, comme il est pressé de jouir et que les Benvenuto Cellini ne sont pas très expéditifs, on fera ses trois cents plats d'après un modèle uniforme. Au XVI® siècle, il aurait eu dix plats seulement, mais tous ciselés par un maître. Nous avons beaucoup d'artistes, encore plus d'ouvriers, mais ils ne pourraient suffire aux exigences du luxe moderne. Pour fabriquer nos meubles, on emploie toutes les ressources de la mécanique, et bien des objets s'exécutent aujourd'hui par des machines à vapeur qui n'auraient été produits, il y a quelques siècles, que par le patient labeur d'une foule d'hommes de talent. L'alliance de l'art avec l'industrie n'a donc lieu aujourd'hui qu'au profit d'un très petit nombre de curieux'; je dis de l'art élevé, qui est le meilleur et le seul bon, et il serait à désirer que tout le monde pensât aussi noblement que M"" Gorgibus, qui, jusqu'à ses chaussettes, ne prenait rien que chez la bonne faiseuse. Il y a, à la vérité, un art de second ordre, qui vient puissamment en aide à notre industrie, auquel même nos manufactures doivent presque toutes leur réputation ; mais cet art, il faut l'avouer, est toujours le très humble serviteur de la mode, et tout au plus peut-il prétendre à exciter ou à renouveler ses caprices. Combien ne serait-il pas désirable, au contraire, ([u'à toute fabrication présidât une influence puissante et dominatrice, (jui la ramenât

sans cesse aux lois fixes ol générales de la raison, (lu bien et du beau !

Ces lois, M. Viollet-le-Duc, d'accord, je pense, avec tous les esprits justes, les applique au mobilier, comme dans son grand Dictionnaire il les a appliquées à l'architecture. Si quelques lecteurs l'accusent de partialité pour le moyen âge, du moins ils ne pourront contester, dans un grand nombre d'exemples (ju'il cite, la haute intelligence des fabricants d'autrefois; j'oserai même dire que ceux de notre temps ne gagneraient pas souvent à une comparaison impartiale. « Ce ([ui caractérise le mobilier du moyen Age, dit M. Viollet-le-Duc, ce n'est pas tant sa richesse que le goût et la raison dans l'adoption des formes, la destination franchement accusée, la variété infinie et l'apparence de la solidité, l'emploi vrai de la matière en raison de sa qualité. Le bois, le cuivre, le fer conservent les formes qui leur conviennent. La structure reste toujours apparente, ([uelle (pie soit l'abondance de l'ornementation'. » On ne saurait exprimer avec plus de clarté, ce me semble, ce cpie le fabricant de meubles devrait ne jamais perdi'c de vue. Dans la construction d'un meuble, de m<-'mc ([ue dans celle d'un édifice, la logi(jue est nécessaire, et il est bien rare (ju'une foime commandi'e par la raison ne soit pas satisfaisante d'aspect, et (jue les dispositions prises pcnir donner à une matitîi'c ([uelconcjue l'emploi <[tii lui apparlient par sa (pialité ne se prêtcMit

pas en même temps à recevoir une ornementation agréable à l'œil. J'en citerai un exemple pour rendre plus clair ce que j'avance, et je le prends dans le Dictionnaire du Mobilier. L'auteur fait remarquer qu'au moyen âge le bois était assemblé avec des soins tout particuliers^ Sideuxais étaient réunis par une mortaise et un tenon, on avait soin de renforcer le bois au point de jonction en lui donnant une plus grande épaisseur. C'était une précaution utile sans doute et une garantie de solidité. L'esprit en comprend facilement le but et l'approuve, car, dans un objet fait pour durer, il faut non seulement la solidité, mais encore son apparence. On peut voir, dans nos vieux n)eubles, le parti qu'on a tiré pour la décoration de celte différence d'épaisseur dans les bois travaillés. Nos fabricants modernes feraient assurément un fort mauvais usage du Dictionnaire du Mobilier, s'ils se contentaient de prendre pour modèles les charmants dessins de l'auteur, sans profiter des excellentes leçons qui les accompagnent. Il ne faut pas copier le trône d'un roi de la troisième race pour en faire le fauteuil d'un agent de change, ni le pupitre d'un moine du xiii" siècle pour le bureau d'un journaliste du xix**. Si le bois, le fer et le cuivre ont toujours les mêmes propriétés, les mœurs ont changé, et, en employant les mêmes matières qui ont servi à nos aïeux, il faut les approprier à nos usages et à nos besoins modernes. Cherchons dans l'étude des arts au moyen âge, non des motifs d'imitation pué-

rilc, mais des sujets de réflexions utiles pour le perfectionnement de notre industrie.

J'ai dit en commençant que les Barbares, fondateurs de la société du moyen âge, emprunt«M"ent leurs meubles à (^onstantinople et à l'Orient. F. es premiers lits, dont les vignettes des plus anciens manuscrits nous ont conservé la forme, furent en métal, comme il semble, et absolument semblables à ceux qu'on voit représentés sur des monuments de l'antiquité grecque et romaine. Les rois et les chefs s'assirent sur des pliants en forme d'X, imitation des chaires curules que les Romains avaient prises auxEtrusques. D'autres sièges sont venus, je pense, de l'Asie; par exemple, on trouvera, page 47 du Dutionnaire\ une espèce de large tabouret octogone, entouré d'une galerie ouverte d'un seul côté, (jui rappelle exactement le trône des princes persans ou moi£ols. Seulement, nos seigpneurs occidentaux s'en servirent à leur manière, appuyant leurs pieds à terre, au lieu de s'asseoir les jambes croisées, selon l'usage de l'Orient. Les tables les plus anciennes me paraissent aussi empruntées aux Asiatiques. Probablement, les conquérants barbares, malgré l'envie (ju'ils avaient d'imiter les usages élégants des llomaius, ne purent s'habituer à manger couchés sur des lits. Ils se servirent d'abord de bancs en guise de tables, puis de larges plateaux à rebord*, tels (jue sont encore aujourd'hui les tables à manger des

* Le tt'xli" (lu Monileur portail : <> rebords.

Turcs et de la plupart des Asiatiques. C'est une table de cette espèce ([u'a publiée M. Viollet-le-Duc, d'après une vignette d'un curieux manuscrit du ix" siècle, représentant le festin de Balthazar. L'artiste carlovingien, qui peut-être avait vu dîner les princes de son temps, nous donne une idée médiocre de leurs repas. La table est couverte d'os rongés, et les convives boivent dans des coupes énormes, ou bien à même les bouteilles.

Après les chaises, les lits et les tables, le meuble le plus important du moyen âge paraît avoir été le coffre. Sa construction et son ornementation ont assurément exercé pendant plusieurs siècles le talent des artistes et des industriels. Les grands seigneurs, barbares civilisés ou se civilisant, furent pendant assez longtemps des espèces de nomades. Les rois eux-mêmes étaient sans cesse en voyage, et ce n'est, à vrai dire, que depuis peu qu'ils résident ordinairement dans leur capitale. D'ailleurs, dans cette bienheureuse époque du moyen âge, les gens prudents aimaient à ne se coucher que leurs malles faites. Il arrivait souvent qu'il fallait à l'improviste trousser bagage quand on demeurait aux champs ou dans une ville ouverte, gagner à la hâte un lieu fort, en emportant tout ce qu'on avait de précieux. Il était donc essentiel d'avoir son bien toujours empaqueté et prêt à mettre sur un char ou sur le dos d'un mulet. Le coffre, placé sous les yeux du maître, renfermait son argent, sa vaisselle, ses habits, tous les menus

meubles indispensables. Menuisiers, scirnriers travaillèrent à l'envi pour le défendre contre les tcnlatives des voleurs. Le colTrc, d'ailleurs, reçut tle bonne heure une ornementation, parce qu'il était en quelque sorte un meuble intime, cl qu'il attirait de la considération à son propriétaire, d'après l'usage général de juger les choses par leur extérieur. Le Cid, exilé par le roi de Castille et à court de deniers, donne en dépôt à un Juif son colTre bien fermé, bien scellé et rempli de sable. On en montre les nobles ais à Burgos'. Cet Hébreu, plus naïf ([ue ne le sont aujourd'hui la plupart de ses coreligionnaires, prêta au Cid sur ce gage une somme ronde, avec laquelle le héros paya sa compagnie d'aventuriers et fit la conquête de Valence. Les coffres, durant plusieurs siècles, furent à peu près les seuls meubles dans les salles de réception; ils servaient de sièges, car, chez beaucoup de seigneurs, il n'y avait ([u'un fauteuil pour lui, deux tout au plus, pour le cas où le maitie recevait son égal. On disait au xvii" siècle, et l'expression n'est pas absolument oubliée aujourd'hui, piquer le cof/'re, pique/- le baliut, dans le sens où l'on dit à présent faire anlichainhrc. Les solliciteurs n'avaient que des coffres pour s'asseoir, et, comme l'ennui porte au mal et à la destruction, avec leurs poignards ou leurs couteaux ils sculptaient l'ais sur lequel ils attendaient le moment d'entretenir leur protecteur. Quelques érudits, persuadés qu'un solliciteur est incapable de gâter le mobilier

d'un hoinnic puissant, veulent que le verbe piquer ait le sens à'user. Piquer le coffre serait donc l'user par un long contact. Quoi qu'il en soit, tous les arts du moyen âge furent employés à la fabrication des coffres, r.e menuisier ou le bahutier inventa des assemblages ingénieux pour les planches qui composent sa structure; il les orna de moulures et d'incrustations. Le serrurier en forgea les ferrures, les serrures souvent très compliquées, et quelquefois l'ornementation en métal, qui avait encore pour but d'ajouter à sa solidité. Les imagiers enfin, sculptèrent le bois, le peignirent ou couvrirent de gravures des plaques d'ivoire incrustées. On verra dans le Dictionnaire de M. Viollet-le-Duc jusqu'où allait la recherche des ouvriers du moyen âge, et plusieurs de leurs procédés, négligés aujourd'hui, pourraient, je crois, être repris avec avantage. Outre le soin particulier avec lequel les ais étaient assemblés, on donnait souvent à toute la construction une rigidité extraordinaire, en appliquant sur les planches des nerfs battus et préparés; des ferrures larges et apparentes, mais ornées avec un goût rafliné, étaient fixées par des clous rivés à l'intérieur; enfin des serrures à secret achevaient de rendre ce meuble inatta({uable. Avec l'histoire des colîres que M. Violletle-Duc a décrits à toutes les époques, on pourrait refaire l'histoire de la société. D'abord hérissé de clous et bardé de formidables ferrures, le coffre est le meuble d'un temps de violence et de rapine. Peu à peu, les épaisses lames do fer (jui le protégeaient

preimenl des formes gracieuses; l'élég.ince du travail semble dissimuler la précaution. Ce n'est plus seulement pour la sécurité du propriétaire que l'ouvriei' travaille, il doit encore chercher à lui plaire. Les ais, revêtus de cuir ou d'une toile préparée, reçoivent des peintures. Plus tard, la sculpture s'en empare et couvre de bas-reliefs toutes les parties apparentes. Désormais le meuble de première nécessité, pour une société à demi nomade, n'est plus qu'un motif de décoration et un objet de luxe. Les paniers du xviii* siècle, avant-coureurs de la crinoline, ont amené la décadence du coffre, qui ne pouvait les contenir. Aujourd'hui, s'il parait encore dans nos appartements, c'est pour renfermer des bûches.

Dans la seconde partie de son ouvrage, M. Viollet-le-Duc a décrit les mœurs du moyen âge, toujours au point de vue du mobilier. Il nous conduit dans les palais des princes, dans les châteaux des seitjneurs, dans les maisons des riches bourgeois. Tour à tour, sa plume et son crayon nous font connaître l'intérieur de ces habitations et nous montrent la vie intime de nos ancêtres. Bien ([u'il ait grand soin de citer ses autorités et qu'il les choisisse avec le discernement d'un archéologue consommé, je ne sais si les charmantes vignettes (jui représentent des appartements depuis le xii" jusqu'au xv" siècle ne MOUS donnent pas une idée un peu trop avantageuse (les fo/i/hrts du moveii Age. Il csl vrai (|U(' nous

Lellr.i lie Mcriin^,- 18

avons de Iradition des préjugés peut-être trop avantageux en faveur de la supériorité de notre époque en cette matière. Nous nous figurons en général que les chevaliers du xiii® siècle passaient leur vie dans une armure de fer. Maint tableau nous montre une belle dame assise dans son château sur une pierre de taille et filant à son rouet, éclairée par une étroite meurtrière ou une veilleuse. La littérature de mélodrame nous a donné bien des idées fausses. Certainement, la recherche des jouissances matérielles n'est pas une invention de nos jours et, si les hommes du moyen âge s'armaient de pied en cap un jour de bataille, il n'en faut pas conclure qu'ils écoutaient au coin du feu les vers des jongleurs, dans leur étui de fer. Une société qui inventa les cours d'amour, et qui se complaisait à la discussion des questions les plus subtiles sur les passions du cœur humain, ne pouvait vivre de la vie des sauvages. Pour écouter les orateurs, elle devait avoir des sièges commodes et, sinon une table à thé, du moins un moyen de faire passer le temps à ceux qui ne parlaient pas. Après avoir lu le livre de M. Viollet-le-Duc, je me suis demandé en quoi différait le luxe du moyen âge du luxe moderne. J'ai déjà dit que nous avions préféré la quantité à la qualité. J'ajouterai un point qui me semble important, La plupart des raffinements inventés par notre époque sont d'un usage plus général. Un grand nombre tendent à rendre celui qui les possède plus indépendant. Autrefois, un homme

riche avait besoin d'un bien plus grand nombre de serviteurs qu'il ne lui en faut aujourd'hui. Une dame du xiv" siècle avait un page pour aller chercher la femme de chambre dont elle avait affaire; maintenant, elle tire le cordon de sa sonnette : c'est une économie d'une personne. Pour ma part, j'admire beaucoup les machines qui épargnent le travail des hommes. Il y a, je le sais, de très bons esprits qui ne partagent nullement cette manière de voir. Le célèbre poète Pouchkine voulait fumer un cigare. Trois ou quatre de ses amis lui offrirent chacun un briquet différent : allumettes chimiques, amadou, phosphore, etc. — Je sais un meilleur moyen d'allumer mon cigare, dit-il. C'est : « Jean, a jj porte-moi du feu . »

P. Mérimée.

Le Moniteur «//A'^/.se/, jeudi 15 mars 1860*. Dictionnaire raisonné de l'Architecture française, par M. Viollet-Leduc, architecte. Tome IV; chez Bance, éditeur.

Un seul éloge suffira à ce quatrième volume : il est digne des précédents. M. Viollet-Leduc a déjà fait connaître ses idées générales sur l'art du moyen âge, particulièrement dans l'article Architecture, dont nous avons rendu compte dans ce journal. Les

* P. 31.'{-314; l'article est signé P. M«'M-iinée.

hasards de l'ordre alphabétique lui suggèrent des développements de détail qui viennent confirmer les principes qu'il a posés. On se rappelle qu'à plusieurs reprises il motive son admiration pour l'architecture gothique, sur sa parfaite convenance à notre climat, à nos matériaux, aux mœurs du temps où elle a fleuri. Toutes les fois que l'occasion s'en présente, il insiste pour faire ressortir la raison et le bon sens des maîtres de cette époque, encore plus remarquables peut-être que leur imagination. En efîet, un art ayant un but éminemment utile, destiné à satisfaire des besoins matériels, doit plus qu'aucun autre s'appuyer sur le raisonnement. Un esprit juste peut bien ne pas posséder un goût exquis; il faut, sans doute, autre chose que du bon sens pour être un grand architecte; mais jamais un esprit faux ne fera que des bâtiments détestables.

L'article Construction, le plus important du volume dont nous avons à parler, confirme la thèse favorite de l'auteur en jetant un nouveau jour sur une question longtemps controversée parmi les archéologues, probablement parce qu'on ne l'a pas renfermée dans ses justes limites au moyen d'une analyse méthodique. Nous voulons parler de l'origine de Varc en tiers-point, ou ogival^. D'ordinaire on a considéré cet arc comme un motif nouveau dans l'art de bâtir, comme une découverte soudaine portant avec elle tous ses résultats qui auraient été une révolution dans l'architecture. D'un autre côté, au

lien lie rechercher son histoire au point de vue de la construction, on ne l'a guère envisagée qu'à celui de l'ornementation, et comme l'ornementation est une alTaire de goût, où tout le monde est ou se croit juge compétent, il ne faut pas s'étonner que la (question n'ait été traitée que superficiellement. Deux hommes ayant des opinions fort différentes sur les arts du moyen âge, M. Quatremère de Quincy' et M. de Caumont, se sont rencontrés sur un point : c'est que l'ogive est tout à la fois le caractère distinctif et la cause efficiente de l'architecture gothique. M. de (Caumont l'appelle arcliilectiire ogivale-, et si cette dénomination n'a pas prévalu sur celle de gothique, assurément très fausse en étymologie, mais consacrée par l'usage, ce n'est pas qu'on ne l'ait crue fondée en raison, mais parce qu'elle obligeait à des locutions bizarres, à dire, par exemple, une statue ogivale, une rose ogivale, etc.

Nous rappellerons quelques-unes des prétendues explications proposées sur l'origine de l'ogive. Toutes font honneur à l'imagination des antiquaires. Les gens du monde ne se doutent pas combien l'imagination et le patriotisme ont d'influence dans les études archéologiques.

Un professeur allemand, architecte, homme de goût et de savoir, bon patriote et plein d'imagination', nous dit, dans une immense monographie de la cathédrale de Cologne, cjue l'ogive a été inventée sur les bords du Rhin, ([uoiqu'on n'y en voie guère;

mais il était de Diisseldorf ou de Cologne. En effet, un mnitrc d'œus>re^, ainsi appelait-on les architectes au moyen âge, se sera promené dans les bois de sapins de son pays; quoi de plus naturel? et il aura remarqué l'entre-croisement des branches. Vous devinez qu'entre remarquer Ventre -croisement des branches de sapins et construire des voûtes à nervures entre-croisées il n'y a pas de transition qui vaille la peine qu'on s'y arrête. Donc l'ogive fut inventée en Allemagne, où il y a beaucoup de sapins.

Vient un voyageur qui s'empare de cette comparaison si naturelle de branches d'arbres avec des arcs de voûtes, seulement le sapin lui répugne. — « Les branches flexibles des palmiers, dit-il, décrivent des demi-ogives. Rien ne les empêche de s'entre-croiser. Les bois de la Mésopotamie.en sont pleins. J'y suis allé. Donc l'ogive est originaire de la Mésopotamie.

« — Non, répond un antiquaire anglais, aussi bon patriote que l'Allemand. Il existe en Angleterre une certaine église où, sur la façade, vous verrez sculptées en relief des arcades en plein cintre qui se coupent. De leurs intersections naissent des ogives. Mon cousin est le curé de cette paroisse. Donc l'ogive a été inventée en Angleterre, et ceux qui disent architecture gothique ne savent ce qu'ils disent ; c'est style anglais primitif, earli/ englis/i, qu'il faut l'appeler.

« — Point du tout, dit un autre voyageur. L'ogive

était connue avant la guerre de Troie, ou, pour ne pas mentir, avant l'immigration des Doriens. La coupe du trésor d'Atrée à Mycènes donne une ogive. Allez voir la porte Pélasgiquc de Segni, le trésor des Minyens près d'Orchomène, le tombeau de Tantale à Smyrne. Donc l'ogive a été inventée en Grèce, en Asie, en Italie, etc. »

Il faudrait un gros volume rien que pour cataloguer tous les Mémoires écrits sur l'origine de l'ogive. Cependant la discussion, quelque peu sérieuse qu'elle fût, a toujours eu cet avantage qu'elle obligeait de regarder avec plus d'attention les monuments à ogives sur lesquels roulait le débat. A force de les observer et de les comparer, la critique se perfectionna, et l'on en vint à constater deux faits fort curieux : 1° qu'il y avait des édifices ayant des arcs en tiers-points, et qui pourtant n'étaient pas golliùjues de style, et qui, sauf la forme de ces arcs, avaient tous les caractères propres à l'architecture romane : telle est, par exemple, l'ancienne cathédrale de Vaison' (^Vaucluse), bâtie au xi" siècle, dans un pays où le style gothique n'a jamais pénétré; 2" que dans d'autres édifices notoirement gothiques et de date et de caractère, on trouvait des arcs en plein cintre à côté d'arcs en tiers-point : dans la cathédrale de Chartres^, par exemple. Cette dernière observation conduisait à une troisième, c'est à savoir ([uc , dans les édifices où le plein cintre et l'otrive se montrent simultanément, l'oirivc est rc-

servée pour les portées considérables, comme pour les arcs-doubleaux des grandes nefs, tandis que le plein-cintre ne parait que dans les fenêtres ou dans des arcatures de médiocre diamètre. Dès lors il était impossible de douter que les architectes du moyeu âge n'eussent connu les propriétés de résistance de l'arc en tiers-point, et qu'ils n'en eussent fait un usage raisonné en l'appliquant selon les besoins de leurs constructions, non point comme un motif nouveau qui dût en modifier le caractère, mais comme un moyen d'exécution.

M. Viollet-Leduc, constructeur habile autantqu'archéologue érudit, apporte dans l'examen de cette question l'autorité d'une grande expérience acquise par des travaux de restauration importants. A l'égard des antiquaires spéculatifs, il se trouve dans la position d'un anatomiste devant qui dissertent sur la structure du corps humain des gens qui n'ont vu que des statues. Un monument a son ossature comme un corps humain a son squelette, et c'est de cette ossature que dépendent ses formes extérieures. C'est donc à la construction que s'attache M. Viollet-Leduc pour découvrir l'origine de l'ogive.

Et d'abord il se demande si on a inventé l'ogive'. Oui, comme on a inventé le triangle, le cercle et le carré; mais il ne faut pas confondre le tracé d'une figure géométrique avec l'application qu'on en peut faire pour un but donné. Les sapins, les palmiers figurent des ogives. Un marmot qui charbonne sur

une niiiraille fait des ogives en traçant deux cercles qui se coupent. Que la forme ogivale se rencontre dans des monuments d'une haute antiquité, le fait est incontestable; mais la porte de Segni, pas plus ([ue le trésor d'Atrée, n'a donné l'idée de l'arc employé aux xii" et xiii" siècles. I^es ogives cyclopéennes ou pélasgiques, quel (jue soit le nom ([u'on leur donne, sont produites par des assises de pierres énormes superposées en encorbellement, et n'ont rien de commun avec les arcs à claveau.v, légers à la fois et résistants, de nos églises gothiques.

Pour bien comprendre l'introduction de l'ogive dans nos monuments, il faut se reporter au point de départ des architectes du moyen âge. Devant l'invasion des Barbares, les arts de Rome avaient disparu avec son administration. Restaient comme modèles les grands édifices que l'Empire avait élevés avec ses légions ou des peuples d'esclaves; mais ces modèles passaient pour impossibles à imiter. Nos traditions populaires nous conservent le souvenir de l'admiration naïve dont ces masses gigantesques ont été l'objet au moyen âge, en même temps que de l'impuissance hautement avouée à les reproduire. Leur construction est attribuée tantôt à des saints, tantôt au diable, et si le plus grand nombre passe encore auprès du vulgaire pour l'œuvre de Jules C.ésar, c'est que le proconsul des Gaules y a laissé une réputation prescjue égale à celle du personnage que nous venons de citer, .le me souviens d'avoir lu dans

une ancienne description des Arènes de Xînies' une dissertation érudite où l'auteur s'efforce de prouver « par vives raisons » que les Romains ont taillé les blocs énormes des Arènes et qu'ils ne les ont pas fabriqués ou fondus de toutes pièces, comme on le croit généralement. Telles étaient les idées populaires sur l'art et la puissance des Romains, et l'opinion qu'ils fabriquaient des pierres n'est pas si absurde, car la plupart de leurs constructions du temps de l'Empire sont de véritables moulages. Une masse de mortier et de pierres était battue dans des formes de bois, et, par la dessiccation, devenait une sorte de concrétion homogène, pour me servir de l'expression très juste de M. VioUet-Leduc. Quel que fût l'appareil de leurs édifices, les Romains avaient pour les élever des ressources qui manquaient absolument au moyen âge. Plus de légions, plus de routes, plus de finances régulières. Se procurer des matériaux était souvent chose très difficile, car le moyen de les transporter de loin, lorsqu'il fallait batailler ou payer contribution devant tous les forts qu'on rencontrait? Des immenses ressources dont les Romains avaient fait usage, le bâton seul restait, qui ne peut remplacer tout le reste. Hâtons-nous d'ajouter que les premiers constructeurs furent des moines, seuls conservateurs pendant quelque temps des traditions scientifiques, gens doux par nature et par profession.

Dans le dénùment général, il fallait bien s'ingénier pour tirer parti du peu qu'on possédait de traditions, de savoir, d'intelligence. De là des tâtonnements

continuels, une foule d'essais malheureux, de conceptions avortées, mais aussi l'habitude donnée par la nécessité d'observer, de se corriger, de viser sans cesse au même but; en un mot, de suppléer par le bon sens et le raisonnement à ce qui manquait de science et de pratique. Pour long qu'il soit, un tel apprentissage a son bon côté. On s'instruit par ses fautes mêmes plus sûrement que par les conseils des maîtres les plus habiles. Toutes ces tentatives, d'ailleurs, ont conduit au progrès de l'art, qui, avec les méthodes sûres, mais immuables des Romains, ne serait pas sorti de la routine. En effet, sous l'Empire, partout où se trouvait un magistrat romain on bâtissait sur un plan romain; on faisait le mortier, on appareillait les pierres exactement comme dans la ville éternelle. F^es architectes élevaient des monuments, comme les généraux campaient leurs légions, d'après un règlement. Au moyen âge, au contraire, chacun dut chercher le progrès à sa manière. Dès qu'un perfectionnement était inventé, il était aussitôt adopté avec empressement et connu à de grandes distances, grâce aux fréquentes comniunicationsque les chefs-lieux d'ordres monastiques avaient avec les maisons de leur obédience. C'est ce qui cxplicjue comment on rencontre si souvent en France des monastères étrangers par leur architecture à la province où ils ont été bâtis. Ce sont des copies exécutées d'après un modèle transmis par un ai)bé à son prieur.

Nous avons dit dans un article précédent (îommcnl

la construction des voûtes avnit été le problème principal sur lequel se sont exercés les architectes du moyen âge. Ils avaient commencé par faire des voûtes en berceau, suivant la tradition antique; mais ils n'avaient ni l'excellent mortier des Romains, ni les masses inébranlables sur lesquelles ils appuyaient leurs arcs. Ne pouvant donner aux voûtes la résistance nécessaire, faute d'argent, d'espace, de matériaux d'une qualité supérieure, on en vint à chercher à perfectionner le système même de la construction des arcs.

Un arc en plein-cintre exerce sa poussée sur les murs qui le portent, en raison de son diamètre et de son poids. Le résultat de cette poussée, c'est d'écarter les murs de leur aplomb, de les repousser au dehors, ce qui entraîne la rupture de l'arc. Cette rupture s'opère invariablement en trois points : la clef, c'est-à-dire le claveau du sommet de l'arc pleincintre, s'abaisse plus ou moins, et les reins de l'arc, c'esl-à-dire le sommet de chaque quart de cercle à droite et à gauche de la clef, se disjoignent en sorte que la rupture est plus ouverte à l'extrados qu'à l'intrados. Aujourd'hui tout architecte sait calculer les effets de cette poussée et en possède la formule. Au moyen âge, on n'avait que l'expérience pour se guider. A force de voir des arcs rompus toujours en trois mêmes points, il était naturel qu'on portât des palliatifs sur ces trois points évidemment trop faibles. Pour empêcher la clef de s'abaisser, on imagina de

AIM'ENDICES 28^

la surélever; pour ([ue les deux <[uarts de cercle ne se brisassent pas aux reins, on redressa la courbe, afin de rendre l'arc plus rigide et de contrarier le mouvement tant de fois observé à la même place. Or, ({u'arrive-t-il si l'on surélève la clef d'un arc pleincintre, et si l'on diminue la flèche de ses deux quarts de cercle? On trace une ogive. Les tâtonnements qui ont amené ce résultat sont encore visibles dans un grand nombre de vieux édifices, et en tout pays on peut observer que les plus anciennes ogives ont une forme incertaine, ([u'elles ressemblent à des pleins-cintres redressés, enfin qu'elles n'ont point été tracées régulièrement, au moyen de deux centres, comme on le pratiqua plus tard, lorsque l'art de la construction eut fait des progrès.

Ainsi l'on fit des ogives comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir. Et de fait, l'ogive, ainsi (jue nous l'avons déjà remarqué, n'eut pas d'abord d'iuHuence sensible sur le style d'architecture en usage. On l'employa, il est vrai, pour les arcs àgrande portée, mais il est évident (jue dans les idées des maîtres du commencement du xii" siècle l'ogive n'était encore qu'un moyen de construction commandé par la nécessité, tandis que le plein-cintre demeurait, si l'on peut s'exprimer ainsi, une forme noble, ([ui seule avait place dans la décoration. Ce «[ui allait amener une révolution rapide dans l'art, c'est le perfectionnement des voûtes', où l'ogive devait encore jouer son rAle par une nécessité analogue à la première.

La voûte d'arêtes romaine, que les architectes du moyen âge avaient sous les yeux, est formée par la pénétration de deux cylindres qui se rencontrent à angle droit. Elle est portée sur quatre arcs pleincintre, égaux en diamètre. Les deux arcs diagonaux, qui partagent la voûte en quatre triangles, sont des arcs surbaissés. Outre les difficultés de construction que présente un arc surbaissé, il a une poussée plus forte que l'arc plein-cintre ; aussi les voûtes romaines ne doivent leur solidité qu'à l'excellence du mortier qui ne fait de toute la voûte qu'une croûte homogène, et, de plus, à l'épaisseur des massifs sur lesquels s'appuient les quatre arc splein-cintre. Les constructeurs du moyen âge, qui connaissaient déjà l'arc-doubleau, et qui s'en servaient pour consolider leurs voûtes en berceau, imaginèrent de renforcer ces voûtes avec d'autres arcs se croisant entre les arcs-doubleaux. Dans le système romain, les pénétrations des deux cylindres forment des arêtes. Au moyen âge on fit ces arêtes saillantes et on les convertit en une sorte de supports permanents. I^a voûte se déployait sur ces arcs, comme la toile d'une tente sur les piquets qui en sont l'armature. Un autre changement survint, beaucoup plus considérable par ses résultats. L'arc surbaissé n'inspirant pas de confiance à des gens qui n'avaient pas des matériaux de choix, la forme plein-cintre fut adoptée pour les arcs diagonaux; mais alors leur diamètre était beaucoup plus

Al'FENUlCES 287

grand que celui des ([uatre arcs purtaiil la voûte (arcs douhleaux ei/br/ne/cts), en sorte que les voûtes eussent été une espèce d'entonnoir. Les arcs diagonaux se seraient élevés trop brusquement pour qu'on pût y appuyer des triangles en maçonnerie, que nous comparions tout à l'heure à la toile d'une tente attachée sur ses piquets. Le seul moyen de mettre les arcs-doubleaux et les formerets à une hauteur en rapport avec les arcs diagonaux, c'était d'employer l'ogive dans les premiers. Dès le commencement du xii" siècle, ce sytème était en usage, sans que pourtant le style roman en eût été sensiblement modifié. Mais vint un observateur qui, dans cette transformation des voûtes, reconnut un principe nouveau. La voûte romaine peut être comparée à un énorme couvercle posé sur quatre massifs inébranlables. La voûte à nervures croisées est un échafaudage possédant une certaine élasticité, qui peut, en consé- ([uence, subir quelques mouvements sans s'écrouler, et, point important, qui n'exige pas pour ses supports une qualité de matériaux aussi choisis, c'est-àdire aussi chers (jue la voûte romaine. Dès ce moment se trouvait résolu le grand problème : couvrir à peu de frais le plus vaste espace possible. Il faut remarquer, en passant, ([u'au moyen âge on appelait arcs-ogii'es ces nervures diagonales qui font comme l'ossature de la voûte à laquelle les triangles sont suspendus. Or, nous avons dit que ces arcs sont en

plein -cintre, et c'est probablement faute d'avoir compris les appareilleurs qui leur expliquaient la construction d'une voûte, que les grammairiens ont si étrangement changé la signification des mots.

Nous ne nous arrêterons pas davantage sur l'article Construction, bien qu'il tienne, et avec raison, une place très considérable dans le quatrième volume du Dictionnaire d'architecture. 11 nous manque, outre la compétence, les excellents dessins de M. VioUet-Leduc, et nous ne pourrions que répéter les démonstrations géométriques dont il les accompagne. Nous passerons donc sans transition, l'ordre alphabétique nous y autorise, à l'article Cuisine, qui a aussi son importance. Bien que de nos jours, de même qu'autrefois, l'architecture ait fait invasion dans l'art culinaire en donnant à un salmis la forme d'une tour couronnée, au lieu de piques, de têtes de bécasses, en bâtissant des temples en massepains et des sarcophages en blancs-mangers, l'auteur du Dictionnaire raisonné de l'architecture française ne s'est occupé que des bâtiments où travaillent les hommes de bouche. Nous le regrettons : nous espérions qu'il aurait protesté contre ces novateurs qui nous font manger froides des viandes maniées longuement. Nous espérions encore qu'il nous aurait donné des renseignements sur ces machines ingénieuses, si fort en usage aux xiii® et xiv" siècles, qui paraissaient dans les salles à manger pour causer quelque agréable surprise aux convives. Tantôt c'était un dragon dont la gueule terrible vomissait de l'hypocras à tout ve-

liant, tantôt un vaste pâté d'où sortait un nain ou un géant. M. Yiollet-Leduc nous dira peut-être : Non erathic locus. A la bonne heure, mais notre remarque subsiste et nous recommandons ce point à ses érudites investigations pour un autre volume.

Un de ces charmants dessins comme M. VioUet- Leduc en sait faire, et qui, d'un coup d'œil, nous fait comprendre une disposition originale, nous montre l'intérieur d'une cuisine du xii" siècle. Qu'on se représente une espèce de tour, ou plutôt une cloche, couronnée par un long tuyau central autour duquel rayonnent d'autres tuyaux étages. Au centre un énorme foyer jetait sa fumée dans une espèce d'entonnoir; tout autour, de vastes cheminées ayant chacune au moins deux tuyaux.

Tel. est le bâtiment qu'on appelle la Ton/- (Vlùs>nuh, dans l'ancienne abbaye de Fontevrault, sur lequel on a beaucoup disserté'. Les uns y ont vu un baptistère, d'autres une chapelle sépulcrale, d'autres un phare. C'était la cuisine du couvent, et peut-être a-t-elle eu l'honneur de fonctionner pour le bienheureux Robert d'Arbrissel. Il existait autrefois un assez <«;rand nombre de cuisines bâties sur le même modèle, et il est à croire que cette disposition date au moins du xi" siècle. M. Viollet-Leduc en fait remarquer les avantages. Malgré la réunion de tous ces feux, on sent que la fumée ne peut se répandre à l'intérieur, et que, de quelque côté que souille le vent, elle est rapidement engoullrée dans ces tuyaux

Lettre-i de Mériint-e 11'

étages à diiTérentes hauteurs. Absolument isolée, cette cuisine n'a pas Tinconvénient, trop commun dans nos maisons, et même dans nos palais modernes, de répandre l'odeur des fourneaux dans les appartements, et de dégoûter d'un dîner avant qu'il ne soit servi. Enfin l'auteur du Dictionnaire fait observer avec raison que l'aération, si nécessaire pour la cuisson des viandes, ne peut faire défaut, grâce au tirage de tant de tuyaux, et quiconque a mangé un mouton au bivouac' partagera l'opinion du savant architecte. Reste à savoir si ces feux énormes, ces cheminées à rôtir des bœufs tout entiers, sont applicables à nos ménages modernes et à nos estomacs dégénérés. Il est vrai qu'autrefois de telles cuisines n'étaient qu'à l'usage de princes et des riches communautés religieuses. Alors, et même jusqu'à une époque assez rapprochée de nous, c'était un grand luxe que de faire cuire son dîner chez soi. On le faisait venir de chez le rôtisseur, ainsi que cela se pratique encore en Orient. Il faut ajouter que ces grands foyers et ces tuyaux multipliés servaient encore à conserver les viandes en les boucanant. Les lecteurs de Rabelais se souviennent sans doute des grosses pièces fumées que dévorent ses héros, et l'invention est ancienne, car nos ancêtres les Gaulois étaient renommés pour leurs jambons dès avant que César vînt les manger sur place.

Cette cuisine en forme de cloche, excellente assurément pour une opulente communauté comme celle de Fontevrault, a sucrcréré à M. VioUet-Leduc des

réflexions un peu amères sur l'architecture de notre temps. Il met en opposition l'espèce d'insouciance que les architectes d'aujourd'hui apportent dans les dispositions les plus essentielles de nos habitations, avec le soin que les maîtres d'autrefois mettaient à ménager tous les conforts qu'ils connaissaient. Il trouve qu'aujourd'hui on raisonne mal, ou point du tout, tandis que nos aïeux s'appliquaient avant tout à rechercher l'utile et le convenable.

Il y a malheureusement beaucoup de vrai dans ces observations, et elles pourraient porter sur d'autres édifices que des cuisines ; mais les architectes sont-ils les seuls coupables? Une partie des vices qu'on signale dans nos bâtiments doit revenir à ceux qui les commandent. Lors(jue la civilisation est arrivée à un certain point, il parait que ce n'est plus la satisfaction des besoins matériels ([u'elle recherche. Le superflu devient alors la chose nécessaire. Il faut paraître avant d'être. Combien de irens se contentent de faire un mauvais dîner pour avoir les habits de gens assez riches pour en faire un bon? Aujourd'hui <'e n'est pas pour nous que nous vivons, mais pour ceux <[ui nous regardent. Qu'importe que mon cabinet soit mal éclairé, mal chaufîé, si les passants s'arrêtent dans la rue pour regarder les sculptures qui tlécorent ma porte? Trop souvent, presque toujours, en elîet, on bâtit pour les passants, non pour ceux qui ont affaire à l'intérieur. L'architecte est-il seul lespousablo, lors(|u'<>n n'accepte de son art <[ue ce qu'il a de superficiel'?

Les maîtres du moyen âge ont eu le bonheur de travailler pour une société ayant des besoins réels, des passions franches, ignorante d'ailleurs, et qui jugeait leurs œuvres avec son bon sens et non avec des idées d'esthétique plus ou moins confuses, résultat d'une demi-éducation. Tout préoccupés des dilFicultés d'exécution matérielle, ils n'avaient garde de sacrifier la réalité à l'apparence, la construction à la décoration; et c'est même pour cela que leur ornementation a un caractère si original, car on sent qu'elle est la conséquence de la construction ([u'elle recouvre. Il en résulte dans leurs œuvres une homogénéité qu'on ne retrouve à aucune autre époque, sinon à l'époque brillante de l'architecture grecque. Plus que personne, M. Viollet-Leduc a fait ressortir et démont^é le bons sens des architectes du moyen âge, en analysant leurs constructions et en suivant pas à pas leurs progrès. Il nous fait bien connaître ces hommes sortis des rangs du peuple et s'instruisant eux-mêmes à force de travail. Par la profondeur de pensée, l'habileté à déduire les conséquences d'un principe reconnu, probablement aussi par l'ignorance ou l'insouciance du monde, ces vieux maîtres ressemblent plus à des savants qu'à des artistes. Un savant fait une expérience dans son laboratoire et trouve quelque chose qui influera sur les destinées de l'humanité; cependant son nom ne sera jamais populaire. On sent les bienfaits de sa découverte, mais on ne la comprend pas. Et puis, qu'est-ce qu'une découverte dans la science? Une

conséquence tirée d'une découverte précédente, et, en remontant d'inventeur en inventeur, on arrive forcément à l'inconnu. Il en est de même pour les monuments du moyen âge. Ils ne sont pas l'œuvre d'un individu, mais l'œuvre d'une école. Combien peu de noms de maîtres sont arrivés jusqu'à nous! et que savons-nous sur ce qui leur appartient en propre dans leurs travaux.' M. Viollet-Leduc paraît s'étonner, s'indigner même, que les annalistes religieux, si soigneux d'instruire la postérité des constructions qu'ils ont dirigées à l'époque de l'architecture monastique, n'aient pas daigné consacrer un seul souvenir aux maîtres laïques qui leur ont succédé. Je le trouve trop exigeant. Personne n'aime un successeur plus habile que soi. En outre, il y a dans la nature humaine une malheureuse tendance à intervenir dans les affaires qui ne sont pas de notre vocation ; et parmi les choses temporelles dont les ecclésiastiques aiment à se mêler, l'architecture a toujours eu beaucoup d'attraits. Aussi voit-on dans l'histoire de nos cathédrales les évêques et les bourgeois souvent en (jucrelle pour la direction des travaux. En fin de compte, les bourgeois qui payent finissent par administrer, et les églises n'en vont pas plus mal.

Page 1, n. 1. — M. V ioUet-le-Duc se rendra à Vézelay... : Au mois d'août 1834, Mérimée avait visité Vézelay (cf. F". Chambon, Notes sur Prosper Mérimée. Paris, Dorbon, in-8°, 1903, p. 54) et, en 1835, il avait consacré à cette église une assez longue étude dans les Notes d'un voyage dans le midi de la France (Paris, Fournier, in-8", 1835, p. 28-50). — Le 11 février 1835, il avait entretenu Jaubert doPa.ssade l'inscription que venaitde déchiffrer Lepresvot, de Rouen (cf. Revue d'histoire littéraire de la France, janviermars 1922. — A. Monglond, Au pays de la Vénus drille : Mérimée et Jaubert de Passa, p. 21, et p. 23 : réponse de Jaubert do Passa). En 1848, dans sa notice sur Vézelay, il dira : « L 'auteur de cette notice s'applaudit 4'iivoir été un des premiers à signaler l'importance de cet admirable monument et à réclamer des secours auprès de l'administration (Histoire des villes de France. Paris, Furne, in-8°, 1848, t. V, p. 170). Plus tard, il dira comment les travaux de restauration de l'église de Vézelay furent confiés à son ami dans l'article qu'il consacrera au Dictionnaire raisonné de l'architecture française du X l^ au XVI^ siècle [le Moniteur universel, samedi 30 décembre 1854, p. 1437).

Page 3, n. 1. — Sur les travaux de Viollet-le-Duc à Vézelay, cf. Paul Goût, Viollet-le-Duc (iSl'i-lSOl). Paris, Champion, in-40. 1914, p. 44. C'est sur les conseils de Delécluze que Mérimée, un peu hésitant, confia la restauration de Vézelay au jeune Viollet-le-Duc : celui-ci avait vingt-six ans; il se heurta d'abord à des difficultés d'ordre administratif (cf. P. Goul, ouvr. cité, p. 44). Mérimée lui envoya, surtout au début, des instructions très précises,

comme il ressort des notes datées de décembre 1839 et de février 1840. Les archives de M, Geoi^es Viollet-le-Duc contiennent à ce sujet des pièces intéressantes, échelonnées entre 1840 et 1859 : un rapport daté du 21 mars 1840 ; — une lettre du ministre (signée Cave), du 7 avril, lui confiant la direction des travaux ; — la copie d'une lettre de Viollet-le-Duc au ministre datée du 2 octobre ;

— une lettre de Viollet-le-Duc à Vitet datée du 2 octobre ;

— une lettre au même datée du 19 juin 1842 ; etc.. — Cf. également la lettre de Viollet-le-Duc à Mérimée, Autun, 6 mai 1844 (Lettres inédites de Viollet-le-Duc. Paris, Librairies- Imprimeries réunies, in-8°, 1902, p. 1).

Page 3, n. 2. — Saulieu est sur votre route... : Cette petite ville ancienne est située, en effet, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Vézelay, dans la Côte-d'Or, sur la route d'Avallon à Autun. En 1834, Mérimée avait visité son ancienne abbatiale, l'église Saint-Andoche, et avait fait accorder une petite subvention pour la restauration du portail (le chœur et la tour de gauche avaient été reconstruits au xviii^ siècle). En 1835, il l'avait signalée dans ses Notes d'un voyage dans le midi de la France (p. 55). Cinq ans plus tard, l'église, « salie de l'horrible badigeon blanc dont on se croit obligé de couvrir toutes nos églises, sans doute d'après ce principe du médecin de M. de Pourceaugnac : Album est disgregativum visûs » {ouvr. cité, p. 55), était encore en très mauvais état. Aussi Mérimée envoie-t-il Viollet-le-Duc la visiter. Le 24 mars 1844, celui-ci sera chargé par la Commission des Monuments historiques de vérifier à nouveau l'état de l'église et de faire un devis (cf. Goût, ouvr. cité, p. 47, note 1).

Page 4, n. 1. — 10 mars ISiO : Viollet-le-Duc répond à la lettre du 7 mars.

— , n, 2. — M. Leblanc : l'architecte du département de l'Yonne. Le 26 septembre 1840, Vitet adressera à Mérimée une longue lettre où il le priera de hâter les travaux de restauration de Vézelay. Cette lettre inédite appartient à M. G. Viollet-le-Duc.

Page 5, 11. 1. — Caristie : l'architecte, ami et collaborateur de Mérimée, dont il suivra les conseils, surtout en Provence, et particulièrement à Orange et à Arles (cf. Rapport sur V amphithéâtre (V Arles, 27 janvier 1845, dans l'ouvrage de E. du Sommerard, les Monuments historiques de France à V Exposition universelle de Vienne. Paris, in-4°, 1876, p. 33-41. — Rapport sur la Sainte-Chapelle, 28 août 1849. Bulletin des Comités historiques (Archéologie et Beaux-Arts, t. I, p. 226-231), etc.. Caristie était membre de la Commission des Monuments historiques.

— , n. 2. — Rue Jacob, n° tS : Appartement habité par Mérimée jusqu'au moment où il alla rue de Lille (août 1852) occuper la maison (n» 52) qui fut brûlée pendant la Commune.

Page 6, n. 1. — IfiW... : De 1843 à 1846, Mérimée et Violletle-Duc firent de nombreuses tournées ensemble ; ils s'accordaient à merveille (cf. Goût, ouvr. cité, p. 46 et n. 4. — Lettres inédites de Viollet-le-Duc, recueillies et annotées par son fils. Paris, Librairies- Imprimeries réunies, 1902, in-8«». Préface, p. v. Lettres de 1843-1844... — Mérimée, Lettres à une Inconnue, t. I, p. 185. Vézelay, 8 août 1843).

— , n. 2. — J'ai montré cotre lettre... : Cette lettre est une réponse à une lettre de Viollet-le-Duc, en date du 3 mars 1846 (publiée dans les lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 6). Viollet-le-Duc y jetait un cri d'alarme au sujet de la façade et du clocher de V«ézelay. La lettre de Mérimée provoqua, le 9 mars, une réponse de Viollet-le-Duc ; dans cette réponse, Viollel-Ie-Duc se disculpe énergiquement du reproche d'imprévoyance que Mérimée, se faisant l'écho de Vitet et de Lenormant, lui avait adressé et donne d'intéressants détails sur l'état déplorable de l'édifice (cf. .ippendice, p. 202).

Page 7, n. 1. — Veuillez lire cette introduction... : Mérimée vient de composer V Introduction de la monographie de Vézelay {.Archives de la Commission des Monuments historiques). En 1848, il fera paraître dans VHistoire des villes de France, publiée sous la direction d'Aristide Ouilbert. Paris, Furno, Perrotin, Fournier, gr. in-8o, s. d., t. V,

p. 159 à 170 : Vézelay, par M. Prosper Mérimée, membre de l'Institut. (Spœlberch de Lovenjoul, dans sa Bibliographie des œuvres complètes de Prosper Mérimée, date à tort cette publication de 1847. Vicaire, dans son Manuel de Vatnateur de livres du XIX'^ siècle, donne la date exacte, cf. t. V, col. 727-728). La Notice de Mérimée n'est pas signée, mais le nom de l'écrivain figure à la Table ; une planche dessinée et gravée par Rouargue frères et représentant l'église de la Madeleine, à Vézelay, accompagne le texte.

Les archives de M. G. VioUet-le-Duc contiennent des pièces de Viollet-le-Duc sur les travaux de Vézelay, datées de 1845, 1846, 1847, 1848

Page 8, n. 1. — ...le portrait de Don Pèdre : U Histoire de Don Pèdre I^^, roi de Castille, paraît dans la Revue des Deux Mondes le 1^' décembre 1847 et le l^"" février 1838, puis chez Charpentier en 1848. Le portrait dessiné par Viollet-le-Duc a été reproduit en tête de l'édition originale (1848). 11 est en la possession de M. Georges Violletle-Duc.

— , n. 2. — M. Durrieu : directeur des Cultes.

— , n. 3. — ...le C^n Blanc : le citoyen Charles Blanc.

Page 9, n. 1. — ... au maire de Narbonne : Il s'agit de la restauration de l'hôtel de ville. Viollet-le-Duc, qui dirigeait les travaux, était en difficultés avec la municipalité au sujet de la direction même des travaux et échangeait avec le maire des lettres assez vives (cf. lettres du 10 et du 22 janvier 1849, inédites. Archives de M. Georçes Violletle-Duc).

— , n. 2. — Viollet-le-Duc est à Londres avec Mérimée : Sur ce voyage, cf. lettre de Mérimée à Francisque Michel, 22 juin 1850, inédite. — Lettres de Mérimée à une Inconnue (éd. Calmann-Lévy), t. I, p. 306-311. Londres, !«•■ juin 1850; Salisbury, 15 juin 1850. Les deux amis s'occupent naturellement d'architecture et visitent les églises, en particulier celle de Salisbury. « Je suis excédé de l'architecture perpendiculaire... », déclare Mérimée (15 juin 1850, p. 309).

NOTES ET ÉCLAIIICISSEMENTS 299

Cf. lettre de Delécluze du 6 juin 1850 ; cette lettre, inédite, est en la possession de M. Georges Viollet-le-Duc.

Page 9, n. 3. — Note : Cette note est à rapprocher de la lettre du 13 septembre 1851.

Page 10, n. 1. — Une pièce de cette importance serait parfaitement placée dans un musée... : Mallay ne fut pas sourd à l'appel de Mérimée et fit don du Christ au musée de Cluny. Mérimée tint à le rappeler dans l'article qu'il consacra à VHôtel de Cluny dans le Moniteur universel du vendredi 3 février 1854 (feuilleton, p. 133 et 134) et qui fut reproduit dans les Mélanges historiques et littéraires. Paris, Calmann-Lévy, in-12, s. d. [1855] : « M. Mallay, architecte attaché à la Commission des Monuments historiques, a fait cadeau au musée d'un Christ en bois, du xii^ siècle, haut de six pieds et d'un travail très remarquable » (Mélanges..., p. 232). Le Christ est, en effet, du xii^ et non du xiii« siècle, comme Mérimée l'avait dit tout d'abord. Il fut placé dans la chapelle du musée de Cluny.

— , n. 2. — Avant-hier, en quittant Clermont... : Du 15 août environ au 10 octobre 1850, Mérimée fait une tournée dans le centre et le midi de la France (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée. Paris, Dorbon, in-S», 1903, p. 280- 285). C'est douze jours après avoir quitté Clermont- Ferrand qu'il découvre au Puy la fameuse fresque des Arts libéraux (23 septembre. — Cf. Lettres aux Lagrené. Paris, in-8o, 1904, p. 39. — Lettre à Requien du 28 .septembre dans Chambon, oui>r. cité, p. 282).

— , n. 3. — ... votre mémoire a fait effet sur les gens de Carcassonne : C'est le mémoire qui paraîtra deux ans plus tard sous le titre : Rapport adressé à Son Excellence Monsieur le minisire d'État sur les restes de Vancicnne cité de Carcassonne, mars 1853. Paris, J. Claye, in-8o, 1853. Viollet-le-Duc avait déjà fait un rapport le 15 janvier 1849. — Sur Carcassonne, cf. Mérimée, Notes d'un voyage dans le midi de la France. Paris, Fournier, in-8o, 1835, p. 436.

— , n. 4. — ... du pointu : surnom que Mérimée donne toujours à l'évêque.

Page 11, 11. 1. — Auray : li'établissement du texte a présenté quelque difficulté, car l'écriture de Mérimée, surtout dans les dernières années est défectueuse. J'ai cru devoir corriger certaines inadvertances, que Mérimée eût corrigées lui-même, rétablir la ponctuation, rectifier certains noms propres. . . Lorsqu'il m'a été impossible de déchiffrer ceux-ci avec certitude, j'ai mis la mention Illisible. Quelquefois un doute peut subsister; ainsi Mérimée écrit ici Auray; ne serait-ce pas un lapsus pour Ainay, la célèbre abbaye lyonnaise? Dans un cas semblable je respecte le texte, mais je signale la difficulté.

— , n. 2. — Denuelle : le peintre décorateur.

— , n. 3. — A. Mallay : architecte du département du Puyde-Dôme (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée. Paris, Dorbon, in-S», 1903, p. 245 et 282, n. 2). 11 a laissé quelques études locales, un peu vieillies : Essai sur les églises romanes et romano-byzantines du département du Puy-de-Dôme. Moulins, in-fol., 1841. — Classification des églises du diocèse de Clermont {Mémoires de V Académie des sciences de Clermont, 1870). — Monographie de la cathédrale du Puy. Le Puy, 1904

Sur le Christ en question, cf. la Note du 7 septembre

Page 13, n. 1. — La loi des kOO.OOO francs... : loi augmentant les crédits accordés aux Monuments historiques ; il s'agissait, en l'espèce, de la restauration de Notre-Dame.

— , n. 2. — ... sur la question de l'appartement... : Il s'agit sans doute de la maison située 52, rue de Lille.

— , n. 3. — J'entre aujourd'hui à la Conciergerie : Mérimée venait d'être condamné à 1,000 francs d'amende et à quinze jours de prison à cause de l'article publié le 15 avril 1852 dans la Revue des Deux Mondes sur l'affaire Libri (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 294- 311). — litres inédiles de Prosper Mérimée. Moulins, in-8°, 1900, p. xxxiv-xxxix. — Lettres à M. et M«»e Lenormant (Revue de Paris, 15 novembre 1895, p. 440-443).

Page 14. n. 1. — MAGISTRO... .C'est l'inscription que Mé-

rimée proposa pour l'église de Vézelay. Elle ne fut pas utilisée.

Page 14, n. 2. — ...le père Hase : Il s'agit du philosophe allemand qui était le confrère de Mérimée à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

— . n. 3. — Voici votre iné/noire... : Il s'agit d'un long rapport sur l'église Saint-Just de Narbonne. La minute de ce rapport, daté du 29 juin 1851, est conservée dans les archives de M. G. Viollet-le-Duc.

Page 15, n. 1. — ...du maire : de Narbonne. — Les mêmes dilTicultés administratives s'étaient présentées à Vézelay.

— , n. 2. — Toute V économie de mon voyage... : De septembre à novembre 1852, Mérimée fait de grandes tournées en Touraine, dans la vallée du Rhône, en Provence, en Picardie (cf. Lettres aux Lagrené, p. 56-61. — Lettre à F. Michel, 16 novembre 1852, inédite. — Lettres à une Inconnue, t. I, p. 323...). Le jour même où il écrit à Viollet-le-Duc, Mérimée écrit à Jenny Dacquin : il est triste, car c'est le jour de son anniversaire, et il est malade ; il pense mourir seul à l'auberge (cf. Lettres à une Inconnue, t. I, p. 326-327. — Filon, Mérimée et ses amis. Paris. Hachette, in-12, 1909, p. 231). — Il est remarquable que ces préoccupations graves ne transparaissent pas dans la lettre à Viollet-le-Duc, dont le ton est plutôt enjoué. Et la maladie n'empêche pas Mérimée d'écrire une troisième lettre le même jour, la lettre à Bacciochi : nouvelle lettre d'affaires. Mérimée ne conte ses peines qu'à Jenny Dacquin.

Page 16, n. 1. — ... à mon colonel... : Bacciochi probablement (cf. M""^ Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries. Paris, P. Ollendorff. in-12, 1890, p. 243).

Page 17, n. 1. — ... la machine infernale : dirigée contre l'Empereur (cf. Fleury et Sonolet, la Société du Second Empire. Paris, Albin Michel, 3 vol. in-8o, s. d. (1911), t. 1. p. 319. — M""' ('aretto. Souvenirs intimes de la cour des

Tuileries. 1864-1870. Paris, P. OlIendorfT, in-12. 1889, p. 22).

Page 1 7, n. 2. — Jl n'y a absolutnent rien défait : Au sujet de la cérémonie du mariage de l'Empereur ; il était question de confier la décoration de Notre-Dame à un autre architecte que Viollet-le-Duc et Lassus.

— , n. 3. — Romieu : directeur général des Beaux-Arts depuis 1852, ami de Mérimée.

Page 18, n. 1. — Nieuwerkerke, sculpteur, surintendant des Beaux-Arts depuis 1853 (cf. Goût, ouvr. cité, p. 52). Comme Romieu, il dut sa fortune à l'Empire (cf. Fleury et Sonolet, ouvr. cité, t. III, p. 130. — On trouvera, p. 129, un portrait du comte de Nieuwerkerke, d'après le dessin de Heim, que l'on comparera utilement au beau portrait exécuté par Viollet-le-Duc).

— , n. 2. — Madame de M° : Madame de Montijo.

Page 22, n. 1. — Tâchez de vous en tirer : A ces renseignements Mérimée joint une Note détaillée sur les armes de la famille Teba (cf. Appendice, p. 195).

Viollet-le-Duc a laissé une magnifique aquarelle représentant la décoration de l'intérieur de Notre-Dame, telle qu'il l'avait conçue ; cette aquarelle, par les motifs de décoration et par les costumes, présente un intérêt historique. Elle est la propriété de M. Georges Viollet-le-Duc.

— , n. 2. — Viollet-le-Duc passa en Allemagne... : D'août à octobre 1854, Mérimée fait un grand voyage en Suisse, en Autriche et en Allemagne (cf. Lettres à une Inconnue, t. I, p. 344-354. — Lettres à une autre Inconnue, p. 167- 186. — Lettre à M">« de La Rochejacquelein (Revue des Deux Mondes, ler mars 1896, p. 5-6). — Lettre à F. Michel, 4 août 1854, inédite. — Lettres aux Lagrené, 12 septembre 1854, p. 87...), etc. — Mérimée voyage avec Viollet-le-Duc et Emile Bœswillwald (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 17-18 : lettre de Viollet-le-Duc à M. Lassus, septembre 1854). — Viollet-le-Duc a écrit des lettres d'Allemagne qui ont été publiées dans VEnq/clopédie d'architecture, puis réunies en une brochure sous le lilre : Lettres

adressées d^ Allemagne à M. Adolphe Bance, architecte. Paris, B. Bance, 1856, in-S".

Page 24, n. 1. — Cette lettre est adressée par Mérimée à Coiirmont, au sujet d'un incident qui s'était produit à propos du baptême du prince impérial. Viollet-Ie-Duc avait été également chargé de la décoration de Notre- Dame à cette occasion. Mérimée rendit compte de la cérémonie dans le Moniteur unicersel du 13 juin 1856 : Baptême du prince impérial : décoration de Notre-Dame.

— , n. 2. — ... une note dans laquelle j'ai fait entrer les faits principaux... : Cette note est relative à l'augmentation (les salaires entre 1847-1849 et 1856 et justifie l'augmentation du crédit des Monuments historiques.

Page 25, n. 1. — Je l'iens de passer quelques jours à Nice... : avant l'annexion. Cf. Lettres à une Inconnue, t. I, p. 363. — Lettre à M">^ de La Rochejacquelein [Revue des Deux Mondes, !«>• mars 1896, p. 29). — Lettre à Ghilde, 5 mars 1857, dans Quelques correspondants de Mr. et Mrs. Childe et de Edward Lee Childe. London, Clay and Sons, 1912, in-12, p. 182-183... Mérimée cherche à s'établir en Provence.

Page 27, n. 1. — Je crois que vous attribuez... : Viollet-le-Duc venait de communiquer à Mérimée le manuscrit de son ouvrage : Entretiens sur l'architecture (sur ce livre, cf. P. Goût, ouvr. cité, p. 55 et 177, ch. iv). L'ouvrage, composé de deux volumes gr. in-8° illustrés de gravures sur bois, ef d'un atlas in-'i" de planches gravées sur acier, paraîtra chez A. Morel de 1863 à 1872.

Page 29, n. 1. — Je ne trouve rien dans Pausanias... : Mérimée avait étudié Pausanias sur place j)endant son voyage en Grèce (1841). Il discute ici les Entretiens II, III et IV, qui roulent sur l'architecture grecque et sur l'architecture romaine (cf. Entretiens sur V architecture. Paris, A. Morel, 2 vol. in-80, 1863, p. 33-140). Quant au temple de bois rond que Mérimée cherche en vain, je n'en ai pas trouvé trace dans Pausanias. Peut-être confond-il avec les sla-

tues de bois dont il est souvent question (cf. I. II, ch. xxxi (6), p. 114 ; 1. VIII, ch. XVII (2), p. 386). Aucune allusion non plus dans les lettres adressées à De Witte et que F. Chambon a publiées dans les Noies sur Prosper Mérimée.

Page 29, n. 2. — Pausanias rapporte sur Delphes... : la description des temples de Delphes et la discussion sur le nom de l'architecte Ihepà; et sur le mot TtTÉpt; se trouvent dans la Description de la Grèce (Paris, F. Didot, in-4o, 1845), 1. X, ch. V (10), p. 495 et 496.

— , n. 3. — De ce que le premier temple fut bâti... : Cf. Pausanias, ouvr. cité, Ibid., p. 495.

— , n. 4. — J''ai oublié de vous parler d'un temple... : Cf. Pau- .sanias, ouvr. cité, 1. VIII, ch. x, p. 376.

Page 30, n. 1. — Ily a un passage d'' Hérodote... : Sur les Pélasges. Cf. Histoire d'Hérodote, 1. VI, ch. cxxxvii à cxl.

Page 31, n. 1. — Je trouve d'ailleurs que dans ce passage... : Il s'agit du début du Premier Entretien. « Qu'est-ce que la barbarie? Qu'est-ce que l'art? » Cf. ouvr. cité, p. 9 à 11.

— , n. 2. — ...et de la non-civilisation.. . : Viollet-le-Duc a tenu compte de l'observation de Mérimée (cf. ouvr. cité, p. 10).

— , n. 3. — ... votre manuscrit : Il s'agit des Entretiens sur r architecture.

Page 33, n. 1. — ... des triglyphes de la cella : Cf. Entretiens sur l'architecture. Deuxième Entretien, p. 51-53.

— , n. 2. — ... l'Empereur acceptait votre plan : pour la reconstruction du château de Pierrefonds (sur cette restauration, cf. Viollet-le-Duc, Description du château de Pierrefonds. Paris, Bance, 1857. — P. Goût, ouvr. cité, p. 51 et 118).

Page 35, n. 1. — Cependant, à Athènes... : en 1841 (sur les impressions personnelles de Mérimée à Athènes, cf. lettre à de Saulcy, publiée par M. Tourneux dans la Nouvelle Revue, t. XVIII, p. 231-246).

— , n. 2. — Je vous traduis le passage de Pero NiTio : Il s'agit de la Cronica del Conde don Pero Nifto, à qui Viollet-le-Duc

NOTES KT ÉCLAIRCISSEMENTS oOf)

veut emprunter un passage ; Mérimée lui envoie la traduction, qui paraîtra, dix ans plus tard, dans le Dictionnaire raisonné du mobilier français. On lit, en effet, aux pages 352 et 353 du tome I de ce Dictionnaire : - Pour donner une idée de ce qu'était la vie de château à la fin du XIV® siècle, nous ne saurions mieux faire que de citer un passage de la Cronica del Conde don Pero Ni no » ; et, dans la note 1 de la page 353 : « M. Mérimée a bien voulu nous traduire ce curieux passage on vieux langage français, avec lequel le texte espagnol a beaucoup de rapports ». Le passage, que Viollet-le-Duc publie ensuite, remplit trois pages. En 1867, le comte Albert de Circourt et le comte de Puymaigre publient une traduction de cette chronique, à laquelle Viollet-le-Duc renvoie dans la note 2 de la page 353. Mérimée en rend compte dans l'article intitulé : le Victorial, Chronique de Don Pero Nii'io, traduit de l'espagnol d'après le manuscrit, avec une introduction et des notes historiques, par le comte Albert de Circourt et le comte de Puymaigre. V. Palmé, éditeur, 4867, in-S» [Moniteur universel, lundi 9 septembre 1867, p. 1192). Cf. à ce sujet Lettres à une Inconnue, t. II, p. 313.

Page 35, n. 3. — Je crois que vous avez omis... : On retrouve dans cette lettre l'historien de la Grèce et de Rome (cf. lissai sur la guerre sociale, mai 1841. — Conjuration de Catilina, mars 1844. — Les six articles intitulés : De l'histoire ancienne de la Grèce (compte-rendu de l'ouvrage (le G. Grote), parus dans la Revue des Deux Mondes de décembre 1847 à juillet 1856. — Vie de César-Auguste fragment de Nicolas de Damas, paru dans le Constitutionnel du 25 novembre 1850..., sans compter les dissertations érudites publiées dans la Revue archéologique, par exemple. Mérimée était donc qualifié pour donner des conseils à Viollet-le-Duc. Viollet-le-Duc le lui rend en faisant l'éloge de son E-fsai sur la guerre sociale [Entretiens sur Varchitecture, t. I, p. 69).

Page 37, n. 1. — Venise : De juin à ortobn' 1858, Mérimée

L,tln.-i de .Mérimée iO

fait un grand voyage en Suisse et en Italie ; il arrive à Venise au début d'août.

Page 37, n. 2. — ... votre recrucifiement : VioUet-le-Duc venait d'être promu officier de la Légion d'honneur.

—, n. 3. — M. F. : Fould.

— , n. 4. — Puis je vous demanderai comment vous avez le front d'admirer l'architecture des palais de Venise : Mérimée déteste l'architecture vénitienne et n'en fait pas mystère à ses correspondants (cf. lettre à Grasset, 25 août 1858, dans F. Ghambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 354- 355). — Lettres à Panizzi, 11 août 1858 (éd. Calmann- Lévy, t. I, p. 16-17) et 25 mars 1860 (t. I, p. 77). Cf. également t. II, p. 269, 387, 388. — Lettre à M"e de La Rochejacquelein, 24 août 1858 {Revue des Deux Mondes, 15 mars 1896, p. 275). — Lettres à une Inconnue, 18 août 1858 (t. II, p. 18-20). — Lettre à M^e de Lagrené, 24 août 1858 [ouvr. cité, p. 103).

— , n. 5. — ...le Christ de Dresde : Il s'agit sans doute du Crucifix de Jean de Bologne.

— , n. 6. — Je suis épris d'un Bonifazio... : «J'ai appris ici à connaître et à estimer des maîtres qu'on juge fort mal ailleurs, Bonifazio par exemple » (lettre citée à M™« de La Rochejacquelein, p. 275).

— , n. 7. — Les modèles féminins et masculins courent les rues... : Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 18.

— , n. 8. — Je n'ai jamais vu tant de jolies femmes... Au total l'ensemble me plait, surtout l'air de bonne humeur de tout le monde... : Cf. lettre à M™e de La Rochejacquelein, p. 275.

Page 38, n. 1. — ... dans le Tyrol : Mérimée visite le Tyrol en juillet (cf. Lettre à M°»e de La Rochejacquelein, Méran, 29 juillet au soir {Revue des Deux Mondes, 15 mars 1896, p. 272-273). — Lettres à une Inconnue. 25 juillet 1858. Inspruck (t. II, p. 15).

Page 41, n. 1. — Sur la fin du voyage, cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 21-24. — Lettres à Panizzi, t. I, p. 18, 62, 77. — Lettres à M""® de La Rochejacquelein, 26 octobre

NOTES KT ÉCLAIIICISSEMENTS .ÎO?

1858 {Rei^ue des Dt'iLV Mondes, pr avril 1896, p. 566; 22 décembre 1858, p. 569-570). Sur ronsemble du voyage, cf. F. Ghambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 353-356. Page 41, n. 2. — ... par votre colonel : Bacciochi. J'ignore de quoi il s'agit.

--, n. 3. — Quant au proverbe : Il s'agit d'un proverbe joué à Compiègne (sur le théâtre de Gompiègne, cf. Alphonse Leveaux, le Théâtre de la cour à Compiègne pendant le règne de Napoléon lll. Paris, Tresse, in-12, 1882-1885. — Fleury et Sonolet, ouvr. cité, t. III, ch. vm).

Pagv> 42, II. 1. — M. Hucher : E. Hucher, archéologue placé à la tète d'une manufacture do vitraux. Il a laissé des monographies sur l'archéologie dans le Maine et a collaboré avec La.ssus et Drouet au livre intitulé : Études sur r histoire et les monuments du département de la Sarthe Paris, in-8°, s. d.

— , n. 2. — ...un article sur V illard de Honnecourl : Get article, intitulé Album de Villard de Honnecourt, parut dans le Moniteur du 20 décembre 1858. Il a été reproduit dans les Études sur les arts au moyen âge. Paris, Galmann- Lévy, in-12, 1891, p. 351.

Page 43, n. 1. — Notre princesse : la princesse Mathilde (cf. Fleury et Sonolet, ouvr. cité, t. III, ch. iv. — M™^ Garotte. Souvenirs intimes de la cour d^s Tuileries, p. 225).

— , n. 2. — C'est pour vous dire : Le début de cette lettre a été publiée par Goût {ouvr. cité, p. 49, n. 2).

— , n. 3. — ... entre autres votre volume : le premier volume du Dictionnaire raisonné du mobilier français. Mérimée prépare son compte-rendu (cf. Lettres à une Inconnue. Gannes, 22 janvier 1859, t. II, p. 37).

P.lge 44, n. 1. — Que dit-on de V Autriche'^ ... : Gf. Lettres à Panizzi. Gannes, 7 janvier 1859, t. I, p. 20 (sur l'Autriche et l'Italie, cf. ïaxile Delord, Histoire du Second Empire. Paris, Germer-Baillière, 6 vol. in-8o, 1869-1874, t. II, ch. X et XI).

— , n. 2. — Isidore : surnom do l'Kmporonr.

— , n. 3. — Madame Ouradou : la liile do Viollet-lo-Duc,

femme de l'architecte Ouradou, le restaurateur des hospices de Beaune. M™e Ouradou venait d'avoir un enfant.

Page 45, n. 1. — Voilà cette tartine : le compte-rendu qui va paraître dans le Moniteur universel du 14 février 1859.

— , n. 2. — Hier nous prîmes un bernard-Vhermite : Cf. lettres à une Inconnue. Cannes, 22 janvier 1859, t. Il, p. 35-36. C'est la même histoire, pareillement racontée ; il la raconte aussi à M"^e de La Rochejacquelein (5 février 1859. Revue des Deux Mondes, 1er avril 1896, p. 572).

Page 46, n. 1. — Votre article avance... : le second article sur le Dictionnaire raisonné de V architecture française, qui paraîtra le 15 mars 1860 dans le Moniteur universel.

— , n. 2. — Le temps... s'est mis au libeccio : « Il n'y a pas de mistral à Cannes, mais du libeccio, qui est quelquefois très désagréable, comme cette année par exemple, oîi il y avait beaucoup de neige en Italie... » (lettre à M™^ je La Rochejacquelein, mardi soir. Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 850). Le libeccio est un vent du sud-ouest, qui soufïle de l'Afrique.

Page 47, n. 1. — M. Frontcra : un Espagnol, protégé par l'Impératrice.

Page 48, n. 1. — Note... : Mérimée joint cette note à l'envoi de l'aquarelle.

Page 50, n. 1. — C'est le système des tours isolées et de beaucoup de maisons en Corse (cf. Notes d'un voyage en Corse. Paris, Fournier, in-8o, 1840, p. 163-174).

Page 51, n. 1. — ... une armoire wisigothique : Cette armoire a été exécutée sur les des.sins de Viollet-le-Duc. Elle est au musée de Cluny et renferme les couronnes en question. L'acquisition de ces couronnes provoqua un incident diplomatique. L'ambassadeur d'Espagne voulut s'y opposer et la France passa outre (cf. lettre de Mérimée à Courmont, 31 mai 1859. — Les Couronnes du musée de Cluny, dans le Moniteur du 27 mars 1861, article reproduit dans les Études sur les arts au moyen âge, p. 373).

— , n. 2. — Je suis charmé que Varticle vous ait plu : Il s'agit

NOTES ET ÉCLAIUCISSEMENTS 309

du compte-rendu de Mérimée sur le Dictionnaire raisonné (lu nwbilier français, qui venait de paraître le 14 février dans le Moniteur universel (cf. ce compte-rendu dans les Appendices). La faute de typographie que relève Mérimée existe réellement (résonne).

Page 52, n. 1. — S^ Navarro : le vendeur des couronnes.

— , n. 2. — Tarbes : Mérimée allait à Tarbes chez les Fould. Cf. lettres à une Inconnue, t. II, p. 67, 69, 73. — Lettre à M™*' de La Rochejacquelein, 5 septembre 1859 (Revue des Deux Mondes, l^r avril 1896, p. 588). La lettre à Viollet-le-Duc est datée d'octobre par erreur, car le séjour à Tarbes eut lieu du 6 au 10 septembre (cf. les deux lettres citées et la lettre à Childe, ouvr. cité, p. 195).

Page 53, n. 1. — L'infortuné fils : Adolphe Fould.

— , n. 2. — On s^ inquiète beaucoup d'un certain dessin... : Il

s'agit du dessin de l'Église de Saint-Sauveur. — , n. 3. — ...le maître de cet établissement : Fould.

Page 54, n. 1. — ... j'ai repassé les Pyrénées... : Mérimée revient d'Espagne, où il a fait un long séjour (29 septembre- 15 novembre 1859) ; il est accompagné de Bœswillwald (cf. lettres à M"><' de La Rochejacquelein, 22 octobre 1859 (Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 831 ; 7 novembre 1859, p. 833, novembre 1859, p. 835). — Lettre à V. Cousin, 12 novembre 1859, dans F. Chambon, Lettres inédites (le Prosper Mérimée, p. 62-65. — - Lettres à une Inconnue, t. II, p. 74-77. — Lettres à Panizzi, t. I, p. 63-115).

Page 55, n. 1. — Je suis allé voir un château de Belnwnte .. . : Sur l'excui-sion de Mérimée dans la Manche, cf. lettre du 7 novembre 1859 à M'"'' de La Rochejacquelein. — Lettre à une Inconnue du 21 octobre 1859.

Page 56, n. 1. — ... si le dessin que la comtesse de Montijo : Ce dessin, transmis par Fould à l'Impératrice, fut brûlé, séance tenante, par cette dernière, à l'idée qu'il pouvait être une cause de contagion, en raison de la maladie de son auteur.

— , n. 2. — Dites-moi les fêles : à Compiègne. Mérimée y sera

invité. Cf. lettre à M"«8 de La Rochejacquelein, Cannes, 27 décembre 1859 (Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 838).

Page 56, n, 3. — Cannes.. . : Sur le séjour de Mérimée à Cannes, cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 77-84. — Lettres à Panizzi, t. I, p. 68-75. — Lettres à M^^e de La Rochejacquelein [Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 839- 843).

— , n. 4. — ... quelques jours à Grasse : Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 79.

Page 57, n. 1. — J^ai lu la brochure qui m'a plu; je regrette de n^avoir pas lu le factum de Dupanloup : Il s'agit sans doute de la Protestation de l'évêque d'Orléans contre les événements de Romagne (sur le rôle actif de Dupanloup, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. II, p. 641).

— , n. 2. — Je ne suis pas fâché de voir les ratichons... : Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 78, 82. — Lettres à Panizzi, t. I, p. 70-71.

— , n. 3. — Ici nous commençons à douter du Congrès : La création du royaume d'Italie ayant posé la question romaine. Napoléon voulut la régler pacifiquement en convoquant un Congrès ; mais les puissances européennes s'y refusèrent.

Page 58, n. 1. — ...ce pauvre Lenormant : L'article de Mérimée parut dans le Moniteur universel du 1^'' janvier 1860 (il est daté de décembre 1859). Cf. Portraits historiques et littéraires. Paris, Calmann-Lévy, in-12, s. d., p. 271. — Sur Lenormant, cf. lettres à De Witte, 26 février 1845,

10 novembre (?) (Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 213-215, 477). — Poliorcétique des Grecs {le Moniteur universel, 9 novembre 1867).

Lenormant avait accompagné Mérimée en Orient en 1841, et Mérimée entretint avec lui et avec M™e Lenormant une correspondance suivie (cf. Revue de Paris, 15 novembre 1895, p. 418).

— , n. 2. — ...un assez bon livre sur les églises de Palestine... :

11 s'agit du livre intitulé : Syrie centrale. Architecture

cii'ile et religieuse du /^r au VII^ siècle, par le comte de Vogiié. Paris, .1. Baudry, 1865-1877, in-4o. Cet ouvrage avait été illustré par E. Duthoit, élève de Viollet-le-Duc et plus tard restaurateur de la cathédrale d'Amiens (sur Duthoit, cf. Goût, ouvr. cité, p. 3 et 159).

Page 59, ii. 1. — Votre dernier volume... : Il s'agit du quatrième volume du Dictionnaire raisonné de l'architecture française. L'article de Mérimée va paraître le 15 mars dans le Moniteur universel (cf. Appendices).

Page 60, n. 1. — Votre article... : Il s'agit d'un article que Viollet-le-Duc lui a envoyé, mais qui n'est pas de Violletle-Duc.

— , n. 2. — Courmont : Courmont était alors le chef du bureau des Monuments historiques.

— , n. 3. — ... je voudrais le citer dans ma tartine : Il s'agit du dernier article sur le Dictionnaire raisonné de Varchiteclurc française (cf. le Moniteur universel, 15 mars 1860).

— , n. 4. — ... que le Père Lacordaire sera nommé... : à l'Académie française (cf. Lettres à Panizzi, t. I, p. 70. — Lettres à une Inconnue, t. II, p. 82). Lacordaire fut élu, en effet, le 2 février 1860, pour remplacer Tocqueville, mort en 1859. Il sera reçu le 15 janvier 1861 (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. II, p. 642).

Page 62, n. 1. — On m'annonçait l'élection de Lacordaire... : VA. lettre à M'^^ de La Ilochejacquelein, 8 février 1860 {Revice des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 840). — Lettre à Panizzi, Cannes, 17 février 1860, t. I, p. 73 (cf. Fleury et Sonolet, ouvr. cité, t. III, p. 311).

— , n. 2. — Parler de Messine... : Viollet-le-Duc publiait alors dans le Moniteur universel ses lettres sur la Sicile. Elles paraîtront réunies sous le titre : Lettres sur la Sicile à propos des événements de juin et de juillet 1860, par Viollet-le-Duc, architecte du gouvernement. Paris, B. Bance fils, 1860 (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 71 et note 1. — P. Goût, ouvr. cite, p. 81).

Page 63, n. 1. — ...le travail de M. Bertif : Il s'agit de l'ouvrage intitulé : /<'.s- Grands architectes français de la lignais-

312 NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS

snnce, P. Lescot, Ph. de VOrme, J . Goujon, J . Ballant, les Du Cerceau, les Metezeau, les Chambiges..., par Adolphe Berty. Paris, A. Aubry, 1860, in-S". — Tous les documents sur l'architecture et sur l'histoire de Paris publiés par cet archéologue l'ont été sous les auspices de l'édilité parisienne.

Page 63, n. 2. — Voici ceux de Soubeyran... : Félicitations au sujet de la publication des lettres sur la Sicile.

— , n. 3. — ... pour notre pauvre petite boutique archéfdogique... : la Commission des Monuments historiques, qu'il s'agissait alors de réorganiser. Le décret de réorganisation y ût entrer Viollet-le-Duc. — Sur Courmont, dont la place de chef de bureau était menacée, cf. lettre à M'^^ Lenormant, Cannes, 16 décembre 1860 (Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 369).

Page 64, n. 1. — Dites-moi surtout pourquoi, voulant faire du libéralisme... : sur la politique. Cf. Lettres à Panizzi, t. I, p. 149-154. — Lettres à Childe, ouvr. cité, p. 198. — Lettres à une Inconnue, t. II, p. 138, 154.

Page 65, n. 1. — ...un écrivain illustre et national : Thiers.

Mérimée cherche en vain à le rallier à l'Empire et lui en

veut de sa résistance.

— , n. 2. — Le second résultat... : Cf. Lettres à Panizzi, t. I,

Page 66, n. 1. — ... pour tenir Goyon de garde : Goyon était le général qui commandait les troupes françaises à Rome (cf. lettres à Gobineau, 6 juillet 1859 {Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p. 740). Cf. T. Delord, ouvr. cité, t. II, p. 632).

Page 67, n. 1. — ... notre ex-colonel : Bacciochi sans doute. — , n. 2. — J. P. : J'ignore qui désignent ces initiales.

Page 68, n. 1. — ... manu : peut-être le marquis de Massa (cf. M"'® Carette, Troisième série des souvenirs intimes de la cour des Tuileries. Paris, P. Ollendorff. in-12, 1891, p. 238).

Viollet-le-Duc collaborait aux charades de Compiègne,

NOTES KT kcl.vihcissk.mï;nts 313

surtout comme décorateur et metteur en scène (cf. Alphonse Leveaux, le Théâtre de la cour à Compiègne, p. 100, 109. 113, 118, 125, 133. 138. 146). — M"»** Carette. Troisiènie série îles souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 214 (cf. également p. 195. 202, 212. 214). — Goût, ouvr. cité, p. 51, n. 1.

Page 68. n. 2. — ... de vous sai'oir consulté... : par l'Empereur.

— , n. 3. — Madame : l'Impératrice.

— , n. 4. — Quand je me rappelle nos répétitions... : Mérimée était un des grands pourvoyeurs de charades et de proverbes au théâtre de Compiègne ; il collaborait avec Mocquart et avec Morny. Cf. lettre à M'"^ de La Rochejacquelein, 18 novembre 1857 {Revue des Deux Mondes, 15 mars 1896, p. 261). — Lettres à une Inconnue, 16 novembre 1863. t. 11. p. 234. — Lettres à Panizzi, 18 et 22 novembre 1863, t. 1, p. 349-352. — Lettre à Cousin, novembre 1863 (dans Chambon, Lettres inédites, p. 109). — Lettre à la princesse Julie, 5 décembre 1863 (cf. Chambon. Notes sur Prosper Mérimée, p. 350, 386). — Mémoires du comte //. de V iel-Castel sur le règne de Napoléon lll (1851-1864). Paris, chez tous les libraires, 1883-1884, 6 vol. in-80, t. IV, p. 211. — P. Quentin-Bauchart, les Chroniques du château de Compiègne. P. Roger, in-8°, s. d., p. 249-250.

— , n. 5. — Mais parmi ceux qui mettent des habits de drap noir : Cï. Lettres à Panizzi, 30 décembre 1863, l. 1, p. 358 (contre les cléricaux).

— . n. 6. — Toutes les femmes, même les plus câlin», sont dévotes... : Cf. Lettres à Panizzi, 14 mars 1865, t. II, p. 83 : «... toutes les femmes, môme les pires catins, sont dévotes à présent. »

Page 69, n. 1. — M. de P. • M. de Persigny.

— , n. 2. — La tournure des affaires d'Italie : Cf. Lettres à Panizzi, 30 décembre 1863, t. I. p. 357. — Cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III. ch. ii. p. 35.

Page 70, n. I — ... pour entendre Lacardairc et Guizol... : à la réception de Lacordaire à l'Académie francai.se, qui

eut lieu le 14 janvier 1861. Cf. lettre à Gobineau, 24 janvier 1861 {Revue des Deux Mondes, 1.5 octobre 1902, p. 742). Cette réception d'un catholique par un prolestant provoqua un vif émoi et est restée célèbre (cf. T. Delord, OMIT, cité, t. II, p. 642). Fleury et Sonolet, ouvr. cite, t. III, p. 314.

Page 70, n. 2. — ... une lettre de C... : Courmont.

— , n. 3. — ...le patron : sans doute Nieuwerkerke.

— , n. 4. — ... notre ex-colonel : le comte Bacciochi (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. V, p. 16).

Page 71, n. 1. — ... de supprimer un grand journal : sans doute le Temps, qui fut souvent inquiété (cf. T. Delord. ouvr. cité, t. V. p. 369).

— , n. 2. — ...et dites à son cousin que j'ai jait une forte tartine sur la religion des Romains : Le cousin est l'Empereur. Il ne semble pas que Mérimée ait publié cette tartine.

Page 72, n. 1. — Madame W... : la comtes.se Walewska, femme de l'ambassadeur Alexandre Walewski, que Viollet-le-Duc appelait Alexane (cf. lettre du 15 février 1865). Cf. M™® Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 130.

— , n. 2. — ... je n'ai pas d'épigraphes à vous donner... : pour l'opéra que projetait VioUet-le-Duc. Mérimée était un grand pourvoyeur d'épigraphes : c'est lui qui avait fourni les épigraphes d'Armance.

— , n. 3. — ... notre auguste ami : Napoléon III.

Page 73, n. 1. — ... avec V «amentum» : courroie qui retenait le javelot chez les Romains. Mérimée vient de lui consacrer une dissertation érudite. Cf. Découverte du véritable usage de Vamentum chez les anciens (Revue archéologique, septembre 1860, t. II, p. 210).

— , n. 2. — J'ai écrit à mon président... : Le président du Sénat ; Mérimée préparait son discours sur la pétition de M"*« Libri {le Moniteur universel, 11 juin 1862). Cf. Lettres A une Inconnue, t. II, p. 146.

— , n. 3. — Je suis fâché du fiasco d'Augier. Il s'agit de la

représentation des Effrontés, joués le i8 janvier 1861. La pièce était dédiée à Mérimée (janvier 1861). Cf. le Temps, 19 septembre 1920 : V Anniversaire d' Emile Augier. par A. Aderer; 20 septembre 1920 : Chronique théâtrale. Il existe à Chantilly une correspondance inédite de Mérimée et d'É. Augier (fonds Spœlberchde Lovenjoul, B S95, cinq lettres; B. 396, vingt-trois copies).

Page 74, n. 1. — Dans V institution du Trustée du British Muséum... : Cf. lettre à Gobineau, 9 juillet 1864 : Panizzi et les trustées [Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p. 749). — Lettres à Panizzi, t. IT, p. 171. — Rapport sur les échanges entre les bibliothèques (le Moniteur universel, 30 décembre 1860. Daté du 10 juillet 1860. Brochure in-40, 12 p., tirage à part). Mérimée avait été chargé du rapport par la commission de réorganisation et il s'était documenté à Londres auprès de Panizzi. En 1858, il avait déjà rédigé le Rapport sur les modifications de la Bibliothèque impériale {le Moniteur universel, 20 juillet 1858, Daté du 27 mars 1858. Brochure in-4°, 27 p.).

Page 75, n. 1. — J'ai envoyé au maréchal Vaillant... : Mérimée se lia d'amitié avec le maréchal Vaillant à propos de la publication de la Correspondance de Napoléon !«"■ (cf. Revue bleue, 21 décembre 1907, p. 769 : Prosper Mérimée et la correspondance de Napoléon, par A. Chuquet ; cinq lettres de Mérimée au maréchal (1857-1859) sont publiées à la fin de cet article. Il en existe certainement d'autres. — Sur Vaillant, cf. M.^^ Carette, Souvenirs intitnes de la cour des Tuileries, p. 81).

Page 76, n. 1. — Pour le pittoresque, cela ressemble au chemin de Lindau à Kempten... : Allusion au voyage en Autriche et en Allemagne (août-octobre 1854). Sur Kempten, cf. JjCttres à une Inconnue, t. I, p. 345 (31 août 1854), et t. II, p. 265.

— , n. 2. — ... le ministre des Beaux- Arts : VValewski avait reçu le 24 novembre 1860 le portefeuille de ministre d'I^tat. Au ministère d'État et de la maison de l'Empereur se rattachaient alors It-s services d(\s Beaux-Arts et

des Monuments historiques, tandis que les Cultes dépendaient du ministère de l'Instruction publique.

Page 76, n. 3. — Verdier : VioUct-le-Duc parle d'un nommé Verdier dans des lettres inédites (cf. lettre du 22 janvier 1849 sur Narbonne) que possède M. G. Viollet-le-Duc. Est-ce le même dont parle ici Mérimée ?

Page 77, n. 1. — ... notre hôte auguste : l'Empereur.

— , n. 2. — ... au sujet de VOpéra : Viollet-le-Duc présentait un plan au concours ouvert pour la construction d'une Académie impériale de musique (cf. Goût, ouvr. cité, p. 109-111). Il aurait pu obtenir la construction de l'Opéra, mais il préféra laisser le concours ouvert ; Garnier fat choisi.

— , n. 3. — ... notre général fait beaucoup d^ esbroufe à propos de la propriété littéraire : Il s'agit de Walewski ; Mérimée l'appelle général à cause du rôle qu'il a joué en Pologne comme aide de camp en 1831 ; Walewski a été officier d'ordonnance du maréchal Gérard. En 1861, il élabora et présenta la loi sur la propriété artistique et littéraire.

Page 78, n. 1. — ... lorsque V adresse sera votée : Cf. Lettres à Panizzi, 19 mars 1861, t. I, p. 190. — T. Delord, ouvr. cité, t. III, ch. IV, p. 96.

— , n. 2. — ... avant d'aller blackbouler le pape : Il s'agit de la discussion au Sénat sur le pouvoir temporel du pape (cf. lettres à Panizzi, Paris, 25 février 1861, t I, p. 174). Cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III, ch. vu, p. 206.

— , n. 3. — Je trouve que ces messieurs ont bien fait les choses : Il s'agit du jugement sur l'Opéra.

— , n. 4. — Duc : architecte du Palais de Justice. — Violletle-Duc loue son travail sur le Colisée dans les Entretiens sur r architecture, t. I, p. 137.

Page 79, n. 1. — AOKIM.\ZEIX... : Viollet-le-Duc avait demandé à Mérimée de lui trouver une devise destinée à figurer sur les livres de sa bibliothèque. Il se conforma à l'avis de Mérimée. Sur cette devise, cf. Goût, ouvr. cité, p. 75, n. 1.

NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS .'il 7

Page 80, n. 1. — ...la nonUnation de Lacordairc : Cf. leltro du 31 janvier 1860. Sur la réception de Lacordaire, qui eut lieu le 14 janvier 1861, cf. lettre à Gobineau, 24 janvier 1861 (Revue des Deu.t Mondes, 15 octobre 1002, p. 742). — Fleury et Sonolot, ou^r. cité, t. III, p. 314.

— , n. 2. — I^s Burgraves : les académicions.

— , n. '.i. — M. Dufaure : Mérimée lui est hostile (cf. lettre à Lebrun, 13 février 1863, dans Ghambon, Notes sur Prospcr Mérimée, p. 384). Dufaure sera reçu à l'Académie française le 6 avril 1864 pour remplacer le duc Pasquier (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III, p. 517. — Fleury et Sonolet, ouvr. cité, t. III, p. 318).

—, n. 4. — M. F. : Fould.

Page 81, n. 1. — ... /a visite du roi Louis dt^ Bavière : Cf. Lettres A Panizzi. 13 décembre 1862, t. I, p. 300.

— , n. 2. — Le discours au faubourg Saint- Antoine : Il s'agit du discours de l'Empereur (cf. Lettres à Panizzi, 13 décembre 1862, t. I, p. 300).

— , n. 3. — On nie dit qu'on se préoccupe beaucoup du Mexique... : Cf. Lettres à Panizzi, 11 octobre 1862, t. I, p. 276 ; 28 février 1863, t. I, p. 330. — M^o Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 253.

— , n. 4. — ... voter contre le Pape : Cf. lettres à une Inconnue. 28 janvier 1863, t. II, p. 216.

Page 82, n. 1. — ... les dégâts causés par le hibou : Mérimée, qui aimait les bêtes, avait alors un hibou que Viollel-Ie- Uuc gardait quand son maître était à Cannes.

Page 83, n. 1. — Dantas : d'Antas, ami de Mérimée (cf. Ciiambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 449).

Page 84, n. 1. — J'ai lu le discours d' Alexandre : Walewski, qui était alors ministre d'État et de qui relevaient les Beaux-Arts. Il s'agit du discours qu'il prononça à la distribution des prix de l'École des B(>aux-Arls le 2'.) décembre 1862 (cf. le Moniteur universel, 29 décembre 1862, p. 1778).

— , n. 2. — ... sur l'augmentation de crédit : pour les Monuments historiques.

318 NOTES KT ÉCLAIHCISSEMENTS

Page 84, n. 3. — Je ne crois pas... : Sur la politique iiitérieuro dont parle ici Mérimée, cf. Lettrées à une Inconnue, t. II, p. 210-216. — Lettres à Panizzi, t. I, p. 301-304.

Page 85, n. 1. — ... la mort de V archevêque : Morlot, archevêque de Paris, qui était mort le 29 décembre 1862 ; il avait remplacé l'archevcque Sibour en 1857.

— , n. 2. — Du Somnierard : il s'agit du fils.

Page 86, n. 1. — Mon docteur : le docteur Maure, qui soignait Mérimée à Cannes (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 4, 395, 411, 426, 429, 433).

— , n. 2. — ...la discussion de l'adresse : Cf. Lettres à Panizzi, 11 février 1863, t. I, p. 310. - T. Delord, ouvr. cité, t. III, ch. XI.

Page 87, n. 1. — ... je vais tirer de l'arc... : C'était le remède que lui avait conseillé un médecin anglais. Cf. lettre à M"»® de La Rochejacquelein, 28 février 1863 (Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 867). — Lettre à Gobineau, 3 janvier 1862 (Revue des Deux Mondes. 15 octobre 1902, p. 744).

Page 89, n. 1. — ... archi-pointu : ai'chevêque. Il s'agit de l'archevêque Darboy, qui venait de remplacer l'archevêque Morlot.

Page 90, n. 1. — M. de Paîva : l'hôtel que sa femme avait somptueusement meublé aux Champs-Elysées était alors un rendez- vous célèbre.

Page 91, n. 1. — Je ne puis oublier qu'en iSfiS... : Cf. lettres à M"»® de La Rochejacquelein, 28 février 1863 (Revue des Deux Mondes, 15 avril 1896, p. 868, Mérimée reproduit textuellement la même phrase). — Saint-Marc Girardin défendait les Polonais dans le Journal des Débats. En 1861, Montalembert avait publié : Une nation en deuil : la Pologne en i86L Paris, in-8o. Il continue la lutte en faveur de la Pologne dans le Correspondant, et il publiera, en 1864, le Pape et la Pologne.

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS oll»

Page 92, n. 1. — ... il serait bien temps quil ij mil ordre : Cf. lettres à Panizzi, t. II, p. 79.

— , n. 2. — ... A la réception du prince de Broglie : Albert de Broglie avait été élu membre de l'Académie française, pour remplacer l-acordaire, le 20 février 1862. Catholique fervent, rédacteur au Correspondant, il était néanmoins un adversaire résolu de l'Empire. II prononça son discoui-s de réception le 26 février 1853; Saint-Marc Girardin lui répondit (cf. le Moniteur universel, 27 février 1863, p. 296).

— , n. 3. — .fe crois qu'on donne M. Dufaure : (Jf. la lettre du 3 décembre 1861.

— , n. 4. — Je croyais que cette commission... : Il s'agit de la commission qui avait été instituée, sous la présidence du prince Jérôme, pour l'érection d'un monument à Napoléon I*"" et à ses quatre frères, à Ajaccio. Mérimée avait été invité par le Prince à l'inauguration du monument, dont l'exécution avait été confiée à Viollet-le-Duc.

— , n. 5. — du Prince : le prince Jérôme.

Page 93, n. 1. — ... des gens avec qui j'ai des liens d'hospitalité... : depuis son voyage en Corse, en août-octobre 1830, particulièrement avec la famille de Colomba.

— , n. 2. — Je suis ici avec Panizzi : Sur le séjour à Biarritz (1^' septembre-5 octobre 1863), cf. F. Chambon, Lettres inédites de Prosper Mérimée, p. 85-98. — Mérimée est de plus en plus préoccupé de sa santé ; il essaie tous les remèdes. On le verra, quelques mois plus tard, se traiter par l'arsenic que lui avait ordonné le D"" Trous.seau (cf. p. 102, lettre du 2 janvier 1864). Sur ce traitement, cf. lettre à Cousin, 16 décembre 1863, dans Chambon, Lettres inédites, p. 130. — Lettre à R. Lee Childe, 13 février 1864, ouvr. cité, p. 210).

— , n. 3. — César : l'ouvrage de l'Empereur, auquel Mérimée collabore. Napoléon III semblait alors s'en désintéresser (cf. lettre à Cousin, 23 septembre 1863, dans Chambon, Lettres inédites..., p. 98).

— , n. 4. — La question cléricale : Cf. lettre du 23 septembre 1863 à V. Cousin ilbid., p. 98).

Page 94, n. 1. — ... pris aux Mexicains : Ibid.

— , n. 2. — ... l'affaire du musée Campana : Les riches collections du marquis Campana, ruiné et condamné par les tribunaux italiens, avaient été, après certains prélèvements, achetées par la France pour la somme de 4,800,000 francs, en 1861. Installées d'abord au Palais de l'Industrie, elles furent ensuite, après de minutieuses expertises de la part de commissions spéciales, réparties entre le Louvre et les musées de province (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 356 : lettre de Mérimée à M^e Lenormant, l®' novembre 1858 ; p. 362 : lettre do Mérimée à De Witte ; p. 363 : lettre de Lenormant à Schnetz, 16 janvier 1859).

— , n. 3. — ...la note de M. Beulé... : F. de Lasteyrie avait publié dans le Temps du 27 décembre 1863 un article intitulé : De la nouvelle organisation de l'École des Beaux- Arts. Beulé, secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux- Arts, lui avait répondu le 31 décembre ; sa lettre est immédiatement suivie, dans le même numéro, de la réponse de Lasteyrie.

— , n. 4. — ...de faire exécuter le décret du 13 novembre : Il s'agit du décret réorganisant l'École des Beaux-Arts. En mars 1862, une commission avait été instituée pour réviser l'ordonnance royale du 4 août 1819 qui régissait cette École. Viollet-le-Duc publia une série d'articles intitulés : V Enseignement des Beaux- Arts : il y a quelque chose à faire (Gazette des Beaux-Arts, t. XII et XIII). Le 13 novembre 1863, un décret fut signé, réorganisant l'École (cf. Goût, ouvr. cité, p. 52, 142-143). Viollet-le-Duc y fut nommé professeur d'histoire de l'art et d'esthétique.

Page 95, n. 1. ^ — ... le refus de V Angleterre .. . : Sur le refus de l'Angleterre de participer au Congrès du désarmement, cf. lettres à Cousin, 28 novembre, l^'' et 5 décembre 1863 (Chambon, Lettres inédites de Prosper Mérimée, p. 113- 118, 120, 123). — Lettres à Panizzi, 1 décembre 1863, t. 1, p. 353-356. — Cf. T. Delord, ouvr. cité. t. III, ch. xiii, p. 467.

Page 96, n. 1. — ... quelle étendue à peu près doit avoir ce travail... : Il s'agit du compte-rendu sur l'Histoire de Jules César, qui commencera à paraître dans le Journal des Savants de septembre 1865.

Page 97, n. 1. — ...la tartine de Beulé... : Il s'agit de l'article paru dans le Temps (cf. Goût, ouvr. cité, p. 149-150 et n. 1, p. 149) à propos de la réorganisation de l'École des Beaux-Arts.

Page 98, n. 1. — ... aurait accueilli son escalier : découverte de l'escalier de l'Acropole (sur Beulé et son rôle pendant l'Empire, cf. Taxile Delord, Histoire du Second Empire. Paris, Germer-Baillière, 6 vol. in-8o, 1874, t. VI, p. 9).

— , n. 2. — //« grand cheval de bataille est celui-ci... : Mérimée reprend ici les idées qu'il avait développées quinze ans auparavant dans son article : De V enseignement des Beaux- Arts ; V École de Paris et V Académie de Rome {Revue des Deux Mondes, 15 mai 1848). Cet article avait été reproduit dans les Mélanges historiques et littéraires en 1855 (éd. Calmann-Lévy, p. 319).

Page 99. n. 1. — Notre adresse : Cf. Lettres à une Inconnue, 12 décembre 1863, t. Il, p. 236. — Lettre à Cousin, 15 décembre 1863, dans Chambon, Lettres inédites de P. Mérimée, p. 126 (cf. également p. 112).

— , n. 2. — M. Rouher n'a pas été fort : Cf. sur le discours de llouher la lettre à Cousin du mardi 16 décembre 1863 (Chambon, Lettres inédites..., p. 129).

— , n. 3. — M. de Persigny : Cf. lettre à Cousin, 15 septembre 1863 (Chambon, Lettres inédites, p. 88). — Sur la duchesse de Persigny, cf. M"*® Carette, .Souvenirs intimes de la cour lies Tuileries, p. 130.

— , n. 4. — On me dit que Thiers est très monté : Cf. lettre à Cousin, 28 novembre 1863 (Chambon, Lettres inédites, p. 115). — Lettres à la princesse Julie, 27 octobre 1863 {Revue de Paris, l^r juillet 1894, p. 13) ; 3 novembre 1863 {Ibid., p. 14-15). — Sur la situation générale et le gâchis dont parle Mérimée, cf. lettre à Cousin, 1'"' dé-

Ltttres di' iVérimée il

oembre 1863 (Chambon, Lettres inédites, p. 120). — Lettres à Panizzi, 7 décembre 1863, t. I, p. 355.

Page 100, n. 1. — ... j'ai eu une grande peur d'être brûlé : Déjà ses œuvres avaient été brûlées sur la place publique, à Grasse, en 1856 (cf. Chambon, Lettres inédites, p. xlv. — Lettre à M"»* de La Rochejacquelein, 29 août 1857 (Revue des Deux Mondes, 15 mars 1896, p. 256). — Lettres à Panizzi, 13 février 1861, t. I, p. 172).

—, n. 2. — M. F. : Fould.

— , n. 3. — ... au décret du 13 novembre : Cf. la lettre du 5 décembre 1863.

— , n. 4. — ... la guerre allumée par Beulé : Sur le rôle de Beulé dans cette affaire, cf. Goût, ouvr. cité, p. 149 et n. 1, 150. Beulé était alors secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts.

Page 101, n. 1. — ... /e suis inquiet de nos jurys : Le décret du 13 novembre substituait des jurys à la propre intervention de l'École des Beaux- Arts (cf. Goût, ouvr. cité, p. 147).

— , n. 2. — ... de Varticle de M. Ernest Chesneau dans le € Constitutionnel <> .• Un article avait paru le 14 novembre 1863 sous le titre : le Décret du 13 novembre et V École des Beaur-Arts (cf. Goût, ouvr. cité, p. 149, n. 1). — Les 22 et 29 décembre, Chesneau avait publié une étude intitulée : les Réformes de VÉcole des Beaux-Arts et la réforme de M. Beulé (cf. Ibid., p. 149, n. 1).

— , n. 3. — ... cette affaire de Danemark... : Cf. Lettres à une inconnue, 12 janvier 1864, t. H, p. 240. — Lettres à Panizzi, 17 janvier 1864, t. II, p. 3 ; 28 janvier 1864, t. II, p. 5 (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III, ch. ix, p. 270).

— , n. 4. — ...le discours de Thiers : Cf. Lettres à Panizzi, 17 janvier 1864, t. II, p. 1. — Chambon, Lettres inédites..., p. cn-civ.

Page 102, n. 1. — ... ce nouveau malheur de Fould : Déjà

veuf, Fould perdit .ses enfants.

— , n. 2. — ... V insertion au « Moniteur » de la lettre de Beulé

et de la réponse du maréchal : Il s'agit de la protestation

NOTES ET ÉCLAIKCISSEMENTS 323

de l'Académie des Beaux-Arts signée par Beulé et de la réponse du ministre signée par Vaillant, parues dans le Moniteur universel du 6 janvier 1864, p. 18-19 (cf. Goût, ouvr. rite, p. 149, n. 1).

Page 103, n. 1. — Le maréchal m'a écrit en réponse à une lettre de félicitations... : Cette lettre de Mérimée n'a pas été publiée dans la Revue bleue du 21 décembre 1907 (lettres au maréchal Vaillant).

— , n. 2. — ... pour le décret : le décret du 13 novembre 1863.

— , n. 3. — Courniont me dit... : Il s'agit toujours de la réorganisation de l'École des Beaux-Arts.

— , n. 4. — Constant Dujeux : Mérimée en parle avec éloge dans son article sur le Tombeau de V amiral Dumont d'Urville (Constitutionnel, 12 novembre 1844) et dans son article sur VÉglise de Germigny (Loiret) (Revue générale de l'architecture et des travaux publics, avril 1849). C. Dufeux a fait les planches de ce dernier article. Il était à la fois sculpteur, dessinateur et peintre. M. Georges Viollet-le- Duc possède de lui de remarquables dessins à l'encre.

Page 104, n. 1. — ... du discours de Thiers : Cf. lettre du 2 janvier 1864.

— , n. 2. — La nouvelle conspiration mazzinienne . . . : Cf. Lettres à Panizzi, 17 et 28 janvier 1864, t. II, p. 1-5. Mérimée croit à la culpabilité, mitigée peut-être, de Mazzini.

— , n. 3. — Quant à Renan : Cf. Lettres à Panizzi, 17 janvier et 24 mars 1864, t. II, p. 2 et p. 15. — Lettres à une Inconnue, 13 avril 1864, t. II, p. 245 (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III, p. 228-243).

Page 105, n. 1. — Voilà une excellente leçon : Il s'agit du premier cours de Viollet-le-Duc à l'École des Beaux-Arts (cf. Goût, ouvr. cité, p. 84, n. 2, et p. 148).

Page 106, n. 1. — ... devant les gamins de V École : Le premier cours de Viollet-le-Duc à l'École des Beaux-Arts et les suivants, d'ailleurs, provoquèrent des manifestations diverses et des scènes .scandaleuses (cf. Goût, ouvr. cité, p. 54, 67, 148).

— , n. 2. — Je suis très afflige des débats de l'adresse, surtout

324 NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS

en ce qui concerne M. Thiers... : Cf. iMtres à Panizzi, 4, 13, 29 février 1864, t. II, p. 6-11.

Page 107, n. 1. — ...le succès ébouriffant de Vemprunt : Le 18 janvier 1864, le ministre des Finances, Achille Fould, avait lancé un nouvel emprunt de 300,000,000 de francs, en 3 %, au taux de 66 francs 30. En 1862, il avait converti la rente 4 1 /2 % en 3 %.

Page 108, n. 1. — Le second factum de Beulé : Lettre adressée par l'Académie des Beaux-Arts au ministre de la maison de l'Empereur et des Beaux-Arts [Journal des Débats, 1er février 1864) (cf. Goût, ouvr. cité, p. 149, n. 1).

Page 109. n. 1. — J^ espère que les Danois... : Cf. lettres à Panizzi, t. II, p. 1 à 8, p. 9 (lettre du 13 février 1864) ; p. 11 (lettre du 29 février 1864).

— , n. 2. — Enfin, le Bon Dieu est toujours avec les gros bataillons : Cf. Lettres à Panizzi, 4 février 1864, t. II, p. 7 : « Malheureusement, le Bon Dieu a la mauvaise habitude d'être toujours du côté des gros bataillons. »

Page 110, n. 1. — Les Anglais se conduisent en puissance de troisième ordre : Cf. Lettres à Panizzi, 13 février 1864, t. II, p. 10 : « Je me trompe fort, ou bientôt un jour viendra où l'Angleterre sera obligée de faire des elTorts considérables pour revendiquer son rang de puissance de premier ordre... »

— , n. 2. — ...le pays de Bœswillwald : l'Alsace.

Page 111, n. 1. — ...le pauvre Klenze est mort : Cf. lettres à^ Lee Childe, ouvr. cité, p. 211 (lettre du 13 février 1864).

— , n. 2. — Courmont, le pessimiste par excellence, commence à voir les choses en couleur de rose... Le 12 février 1864, Courmont écrit à Viollet-le-Duc une lettre qui reproduit textuellement certaines suggestions de Mérimée sur la façon dont il faudrait procéder à l'avenir pour assurer la continuité du cours de Viollet-le-Duc à l'École des Beaux-Arts. De son côté, Sainte-Beuve vient de publier dans le Moniteur universel deux articles sur les Entretiens sur l'architecture de Viollet-le-Duc H5 et 22 février 1864).

NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS 325

— Cf. Nouveaux Lundis, t. VII, p. 151 : il prend la défense de VioIlet-le-Duc. C'est pourquoi celui-ci écrit le 23 février 1864 : « Je suis certain que votre ami Mérimée, du haut de sa demeure provisoire (Cannes), sera content » (lettre de Viollet-le-Duc à Sainte-Beuve, Paris, 23 février 1864, dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, recueillies et annotées par son fils. Paris, Librairies- Imprimeries réunies, in-8o, 1902, p. 45).

Page 112, n. 1. — Je suis confondu du manifeste des ouvriers de Paris : contre la dynastie. Les manifestes, comme les grèves, se multipliaient dans toute la France.

— , n. 2. — Sainte-Beuve a fait un article très bon : Il s'agit de l'article du 22 février 1864, paru dans le Moniteur uni' versel, à propos des Entretiens sur V architecture (cf. Nouveaux Lundis, t. VII, p, 151). Faisant allusion à cet article et à un second consacré au même sujet, Viollet-lc-Duc écrivait à Sainte-Beuve la phrase rapportée plus haut (cf. n. 2 do la p. 111).

Page 113. n. 1. — Les Prussiens et les Danois : Cf. Lettres à Panizzi, 29 février 1864, t. II, p. 11. — Lettre à Gobineau, 9 juillet 1864 {Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p. 748).

— , n. 2. — L'embarras des Anglais : Cf. Ibid.

Page 114, n. 1. — Courmont vous a écrit... : Le 18 mars 1864, Viollet-Ie-Duc écrira de nouveau à Courmont une lettnî énergique dans laquelle il ne ménagera pas l'administration (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 48).

Page 115, II. 1. — ... je vois à votre démission... : Sur la dernière leçon de Viollet-le-Duc, cf. Lettres inédites de Violletle-Duc, p. 48. Lettre à Courmont, du 18 mars 1864.

Page 116, n. 1. — N... : Nieuwerkerke.

Page 117, n. 1. — ... de la manière la plus précisi; : Violletle-Duc répondit à cette lettre le 12 avril (cf. lettres inédites de Viollet-le-Duc..., p. 51).

— , n. 2. — ... je pourrais vous lire après diner une petite

drôlerie : Il s'agit sans doute de la Chambre bleue (cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 297)?

Page 117, n. 3. — 24 novembre : Mérimée est revenu d'Espagne vers le 20 novembre.

Page 118, n. 1. — ...la troupe de Morny : Il s'agit des représentations de Gompiègne, dont Viollet-le-Duc était le régissear (cf. J. Debussy, l'Impératrice Eugénie. Paris, Lafitte, in-12, s. d., p. 75-79). Cf. lettre à la princesse Julie. .5 décembre 1863 (Revue de Paris, 1" juillet 1894, p. 17).

— , n. 2. — Bœswillwald : C'est à lui que la construction de la chapelle de Biarritz avait été confiée.

— , n. 3. — ... des azulejos : carreaux de faïence colorés.

Page 119, n. 1. — ... mais non l'article : Il s'agit de la réponse de Violletle-Duc à Vitet. Vitet avait publié dans la Revue des Deux Mondes du 1^'' novembre 1864 un article intitulé : De l'enseignement des arts du dessin. — Violletle-Duc écrivit alors sa Réponse à M. Vitet à propos de l'enseignement des arts du dessin. Paris, Morel, 1864 (cf. Goût, ouvr. cité, p. 150).

— , n. 2. — C'est la politique qui a tourné la tête à Vitet : Sur le rôle politique de Vitet, assez effacé, cf. Guizot, M. Vitet, sa vie et ses œuvres (Revue des Deux Mondes, 1^'' mars 1874, p. 51 et suiv.). — Sur son rôle dans l'affaire de la réorganisation de l'École des Beaux-Arts, cf. Goût, ouvr. cité, p. 150-151.

— , n. 3. — Taine : Tainc succède à Viollet-le-Duc comme professeur à l'École des Beaux-Arts (cf. Goût, ouvr. cité, p. 55).

Page 120, n. 1. — ...au moment de partir pour Madrid : en octobre 1864 (cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 250). — Lettres à Panizzi, t. II, p. 53. — Chambon, Lettres inédites, p. 143-146.

— , n. 2. — Le pape me fait rire : Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 260 (20 janvier 1865). — Lettres à Panizzi, t. II, p. 74 (12 janvier 1865). — Sur les affaires religieuses, cf. T. Delord, ouvr. cité. t. IV, ch. m.

— , n. 3. — Papa : l'Empereur.

Page 121, n. 1. — Je déclare dans /non testament... : aveu important. Mérimée fut enterré, en effet, à Cannes dans le cimetière protestant (cf. P. Bourget, Essais de psychologie contemporaine. Paris, Plon-Nourrit, 2 vol. in-16, 1919, t. l, p. 354).

Page 122, n. 1. — ...le factum de Vitet : De l'enseignement des

arts du dessin, paru dans la Revue des Deux Mondes du

1«"" novembre 1864.

— , n. 2. — ... votre réponse : Réponse à M. Vitet à propos de

l'enseignement des arL's du dessin. Paris, More], 1864 (cf.

Goût, ouvr. cité, p. 149, n. 1, et 150).

Page 123, n. 1. — Ne croyez pas que V Encyclique : Cf. lettres à Panizzi, 12 janvier 1865, t. II, p. 74.

Page 124, n. 1. — Thiers veut... : Cf. Lettres à Panizzi, 27 janvier 1865, t. II, p. 76. Thiers prononça en effet deux discours Sur la question romaine, les 13 et 15 avril (cf. Discours parlementaires. Galmon, X, p. 1 à 51). Cf. à ce sujet la lettre de Mérimée à Thiers du 16 avril 1865 (dans Chambon, Lettres inédites, p. 156) et la lettre de Mérimée à Gobineau du 3 mai 1865 (Revue des Deux Mondes, l^"" novembre 1902, p. 37). Sur les relations, souvent aigresdouces, de Mérimée avec Thiers, cf. F. Chambon, Lettres inédites de P. Mérimée, p. Lxxxvi-cxvi. — Lettres à la princesse Julie, 2 mars 1864 {Revue de Paris, 1^'' juillet 1894, p. 19); 24 février 1866 Ubid., 15 juillet 1894. p. 248) ; 9 décembre 1866 (Ibid., p. 256).

Page 125, n. 1. — Je suis de votre avis... : II s'agit dans ce passage de la politique religieuse dont Mérimée se plaît à entretenir ses correspondants (cf. litres à une Inconnue, 20 janvier 1865, t. II, p. 260. — Lettres à Panizzi, 12 janvier 1865, t. II, p. 74).

— , n. 2. — // faudrait que la justice... : Mérimée ne lui pardonne pas depuis l'affaire Libri.

Page 126, n. 1. — ... défendent V Encyclique : Cf. lettres à Panizzi, 12 janvier 1865, t. II, p. 74. — T. Delord, ouvr. cité, t. IV, p. 105.

— , n. 2. — ...le premier volume de César : V Histoire de Jules

César, par Napoléon III, dont le premier volume paraît en effet en 1865 et dont le second paraîtra en 1866 (Paris, Imprimerie impériale, 2 vol. in-fol. ; en même temps, l'ouvrage paraît chez Pion en 2 vol. gr, in-8''). Mérimée en donne le compte-rendu dans le Journal des Savants de septembre 1865 et juillet 1866.

Page 127, n. 1. — ... je serais charmé d'être votre locataire : Allusion à la maison que Viollet-le-Duc venait de se faire construire, 68, rue Gondorcet.

Page 128, n. 1. — Voilà les Anglais... : Sur la politique anglaise et sur les affaires d'Amérique, cf. Lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, l»'', 8, 11, 24 février 1865, p. 212-218. — Lettres à Panizzi, 15 février 1865, t. II, p. 81.

— , n. 2. — ...les bêtises de ses ennemis': Il s'agit du parti clérical.

— , n, 3. — Alezane : Alexandre Walewski.

— , n. 4. — en cas d^ augmentation : Il s'agit de l'augmentation du crédit affecté au service des Monuments historiques.

Page 129, n. 1. — Cousin : Cf. Lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, lettre du 11 février 1865, p. 215. — Lettres à Panizzi, 15 février 1865, t. II, p. 78-79.

— , n. 2. — ... de la gomme adrageath : gomme adragant sans doute.

Page 132, n. 1. — U affaire de Palikao : Le général Cousin- Montauban, qui avait battu les Chinois à Pa-li-Kao et pris Pékin, avait reçu de l'Empereur le titre de comte de Palikao (1862) ; mais, en 1865, Napoléon III voulut faire davantage et présenta au Corps législatif un projet de dotation. Ce projet, auquel Mérimée fait allusion, fut accueilli si froidement qu'il dut être retiré (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III, p. 233. — M°»«' Carette, Troisième série des souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 183).

— , n. 2. — Quant à ce tapage pour V affaire Renan... : Cf. Lettres à une Inconnue, 14 avril 1865, t. II, p. 264. Le cours de Renan avait provoqué des manifestations vio-

lentes (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. III. p. 228). Deux ans plus tard, Renan sera violemment attaqué au Sénat ot, seul, Sainte-Beuve le défendra. Mérimée, qui n'aime pas l'auteur de la Vie de Jésus, gardera le silence, mais désapprouvera les calomniateurs de Renan (cf. T. Delord, uuvr.cité, t. V, p. 19-21).

Page 133, n. 1. — Je pense être à Paris vers le 25 ; En réalité, il revint à Paris le 10 mars (cf. Chambon, I^ettres inédites, p. 147 et suiv.).

—, n. 2. — Je trouve que le Prince a bien parlé... : le prince Napoléon à Ajaccio (cf. la lettre du 6 mai 1865). Cf. T. Delord, ouvr. cité, t. IV, p. 24.

Page 134, n. 1. — Il s'agit du pri.t biennal : Viollet-le-Duc ne suivit pas les suggestions de Mérimée.

Page 135, n. 1 . — Puisque vou.f allez en Corse : Viollet-le-Duc accompagne le prince Napoléon, qui va inaugurer à Ajaccio le monument élevé à Napoléon I^' et à ses quatre frères. Viollet-le-Duc avait été l'architecte du monument (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 55 : lettre du 17 mai 1865).

— , n. 2. — ... je regrette fort une partie dv V éloquence .. . : Allusion au discours prononcé à Ajaccio par le prince Napoléon (cf. lettres à Panizzi, 23 mai 1865, t. II, p. 104; 2 juin 1865, t. II, p. 105 : 14 et 23 juin 1865, t. II, p. 111- 112). C'est lui que Mérimée appelait le cousin tapageur. Lettre à Gobineau, 3 juillet 1865 (Revue des Deux Mondes, i»"" novembre 1902, p. 39).

Page 136, n. 1. — Je pars lundi ou dimanche pour Biarritz : Cf. Chambon, I^ettres inédites, p. 170.

— , n. 2. — La princesse Anna : Il s'agit de la princesse Murât. Cf. Lettres à Panizzi, 12 septembre 1865, t. II, p. 134. — Lettre à Gobineau, 25 août 1864 (Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p. 750). — Lettres à la princesse Julie, 22 août [1864] (Revue de Paris, 1^'' jiiillet 1894, p. 24). — Cf. M"»'' Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 130-139, 201, 225.

Page 136, n. 3. — 7'ai laissé Londres : Mérimée avait fait un séjour à Londres en juillet et en août 1865. Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 267-270. — Chambon, Lettres inédites de P. Mérimée, p. 163.

— , n. 4. — « Noble édifice du VII^ siècle ! » Inadvertance d'un reporter sdiïis doute. Mérimée fait allusion à l'entrefilet publié en tête du Moniteur universel du 12 septembre 1865 et donnant des nouvelles de Biarritz. On y lit, en effet : a Leurs Majestés espagnoles et françaises sont parties avec leur suite pour Bayonne et se sont transportées à la cathédrale de cette ville, remarquable monument du plus beau style gothique et qui remonte, dit-on, au vue siècle » (p. 1220). C'est tantôt Bœswillwald, tantôt Viollet-le-Duc qui rédigeait ces communiqués officiels.

Page 137, n. 1. — Le pauvre Grasset : ami de Mérimée. Il existe une correspondance entre Mérimée et Grasset ; seuls des fragments en ont été publiés (cf. Intermédiaire des chercheurs et curieux, 10 octobre 1892, col. 395. — Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 54, 150, 155, 175, n. 2, 197. 236-237, 264, 268, 353, 355, note, 360, 371). — Cf. lettre à Gobineau, 4 décembre 1864 (Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p. 752) ; 12 décembre 1865 (Ibid., l^"" novembre 1902, p. 41). Lettre à Lenormant, 18 juillet 1860 {Revue de Paris, 15 novembre 1895, p. 447).

— , n. 2. — Je ne m^attendais pas à ma défaite : au Sénat, à propos de la loi sur les instruments de musique mécanique ou « serinettes » (cf. Lettres à Panizzi, 9 mai 1866, t. II, p. 191. — Moniteur universel, 9 mai 1866. Discours au Sénat sur les instruments de musique mécanique, p. 553- 555). Mérimée demandait que le musicien gardât la propriété de son œuvre. « Je crois, disait-il, qu'il est injuste, du moins à mon avis, de prendre à un pauvre musicien un air pour en faire cadeau à un fabricant d'orgues mécaniques » (p. 554). Au scrutin, Mérimée fut battu par soixante-quinze voix contre vingt-deux (p. 556).

— , n. 3. — Ce diable de Ronjean : le président Bonjean avait répondu à Mérimée (cf. Moniteur universel, 9 mai 1866,

p. 555). Mérimée ne lui pardonna pas (cf. Chambon, Lettres inédites, p. xxxix).

Page 138, n. 1. — Pourtant, de cette affaire d^ Allemagne... : Cf. Lettres à Panizzi, i3 mai 1866, t. II. p. 194.

— , n. 2. — Le discours de M. Rouher : sur les discours prononcés au Sénat, en particulier sur le discours de Thiers, Cf. Lettres à Panizzi, 4 mai 1866, t. II, p. 189. Il s'agit des affaires d'Allemagne (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. IV, ch. VF, p. 260).

Page 139, n. 1. — ...et vous nie demandez ce qui se fera demain : Mérimée se plaint souvent de l'incertitude qui règne à la cour et de l'irrésolution de l'Empereur, qui paralyse tous les projets (cf. Lettres à Panizzi, t. II, p. 234)

— Du début de septembre au 22 octobre 1866, Mérimée est à Biarritz (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 399. — lettres inédites, p. 181).

— , n. 2. — Tout le nwnde va bien... : Sur la vie à Biarritz, cf. Lettres à Panizzi, 8 septembre 1866, t. II, p. 232, et lettres suivantes, t. II, p. 234-243. — Lettres à une Inconnue, 24 septembre 1866, t. II, p. 293. — Lettres à une autre Inconnue (éd.Calmann-Lévy), 24 septembre 1866, p. 43-48.

— Lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, 6 septembre 1866, p. 219."

Page 140, n. 1. — ...la chapelle de Bœswillwald : élevée à Biarritz. Cf. lettre du 24 novembre 1864.

Page 141, n. 1. — ... à cause du môme que vous savez : le Prince impérial.

Page 142, n. 1. — ... /e serai à Paris vers le milieu de la semaine prochaine... : Mérimée rentra à Paris le 22 octobre et y resta huit jours (cf. Lettres à Panizzi, 17 octobre 1866, t. II, p. 243).

— , n. 2. — Cannes : Sur le séjour de Mérimée à Cannes en novembre et en décembre 1866, cf. Chambon, Lettres inédites, p. 184-185.

— , n. 3. — Pio Nono. L'Impératrice voulait aller voir le

pape Pie IX à Rome ; l'Empereur s'y opposait (cr. Lettres à Panizzi, 29 novembre 1866. t. II, p. 259). — Lettre à Gobineau, 7 décembre 1866 [Revue des Deux Mondes, 1«' novembre 1902, p. 43). — Finalement, elle renonça au voyage (cf. Lettres à Panizzi, 27 décembre 1866, t. II, p. 264).

Pagfe 143, n. 1. — Un jour la postérité apprendra : Sur la question romaine, cf. Lettres à Panizzi, 18 novembre 1866, t. II, p. 256. — Lettre à la princesse Julie, 9 décembre 1866 (Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 257). — Sur la politique religieuse, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. IV, ch. xiv, p. 541.

— , n. 2. — Nous avons eu la collection de M. de Blacas soufflée... : Cf. Lettres à Panizzi, 29 novembre 1866, t. II, p. 257.

Page 144, n. 1. — Tutto il monda è paese : le monde entier est mon pays.

— , n. 2. — J^ai vu dans les journaux que V Académie des Beaux- Arts. . . : Toujours à propos du décret du 13 novembre

— , n. 3. — Je lis ici une histoire russe de Pierre le Grand : Mérimée continue ses études sur VHistoire du règne de Pierre le Grand. Cinq articles ont déjà paru dans le Journal des Savants (de septembre 1864 à février 1865) et sept autres vont paraître de juin 1867 à février 1868. — Sur l'histoire que Mérimée est en train de lire, cf. lettre à Cousin, 23 (ou 24) novembre 1866 (dans Chambon, Lettres inédites de P. Mérimée, p. 186 : « Je pense à eux (aux confrères du Journal des Savants) en lisant l'histoire de Pierre le Grand par un brave Russe qui a fouillé dans toutes les archives et qui publie jusqu'aux cahiers d'arithmétique de son héros, lequel n'a jamais su sa langue ni l'orthographe, ce qui ne l'a pas empêché de laisser un assez grand renom... »). Mérimée a envoyé à Gobineau le Procès du tsarévitch Alexis (tirage à part du Journal des Savants, septembre 1864-févricr 1865). Cf. lettres à Gobineau, 3 mai et 3 juillet 1865 [Revue des Deux Mondes, l®"" no-

NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS 3H3

venibre 1902, p. 38). — Cf. lettre à W^^ Lenorinant, 22 décembre 1867 {Revue de Paris, 15 novembre 1895, p. 448).

Page 145, n. 1. — Je nie réjouis de ce que vous me dites de Ronie... : Cf. Lettres à Panizzi, 7, 21, 27 décembre 1866, t. II, p. 260-266. — Lettre à Gobineau, 7 décembre 1866 (Revue des Deux Mondes, l^"" novembre 1902, p. 43). — Lettre à V. Cousin, 23 novembre 1866 (Chambon, lettres inédites de P. Mérimée, p. 185). — Lettre à la princesse Julie, y décembre 1866 (Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 257).

Page 148, n. 1. — Les Garibaldiens de Nice... : toujours la question romaine.

— , n. 2. — Grazie... : « merci beaucoup, mais nous ne pouvons pas, parce qu'il y a un pacte. »

— , n. 3. — ... avec maccoli : avec chandelles.

— , n. 4. — Accidente : c'est par accident.

Page 149, n. 1. — ...nu sujet de la loi qu'on va faire voter sur le service militaire. Après 1866, le gouvernement cherche à obtenir de la Chambre une nouvelle organisation militaire. Niel propose le service universel à la façon prussienne, pour que l'obligation militaire ne pèse plus presque uniquement sur les pauvres. Mais la Chambre n'y con- .sent pas et refuse de soumettre au service militaire les jeunes gens de la bourgeoisie, ceux que Mérimée appelle les cocodès. Sur cette question, Mérimée se montre démocrate et soutient les projets de Niel (cf. la lettre du 3 janvier 1867). — Cf. Lettres à Panizzi, 7 janvier 1867, t. H, p. 268. — Lettre à la princesse Julie, 29 mars [1867] (Revue de Paris. 15 juillet 1894, p. 260). — Cf. T. Delord, nuvr. cité, t. IV, p. 501.

Page 150, n. 1. — ■ On dit que vous avez fait un tableau des Trois Grâces. . . On me dit aussi que A bout a eu du succès. . . .• Allusion aux représentations de Compiègne et aux vers que About adressait à l'Impératrice (cf. A. Leveaux, le

Théâtre à la cour de Compiègne pendant le règne de Napoléon III, p. 181-182).

Page 151, n, 1. — ...le voyage de Rome à vau-Veau : le voyage projeté par l'Impératrice. Cf. Lettres à Panizzi, 27 décembre 1866. t. II. p. 264.

— , n. 2. — ... nous sommes diantrement bêtes : Cf. Lettres à une Inconnue, 3 janvier 1867. t. II, p. 301. — Lettre à Gobineau. 19 décembre 1868 (Revue des Deux Mondes, l^f novembre 1902, p. 54).

— . n. 3. — J'ai peur qu'en matière d'art appliqué à Vindustrie... Déjà, en 1862, Mérimée exprimait la crainte que les Français ne fussent distancés par les Anglais en cette matière (cf. Des applications de Vart à l'industrie à l'Exposition de Londres. — Ameublement et décoration à l'Exposition de Londres. Rapport sur l'Exposition daté du 11 juin 1862. Publié dans les Rapports du jury à Londres. Paris, Chaix, 6 vol. in-8o, t. VI, p. 245-262).

Page 152, n. 1. — ...la tour de Jean-sans-Peur : dans la rue Étienne-Marcel. Cette tour faisait partie de l'hôtel de Bourgogne, où les Confrères de la Passion eurent leur théâtre à partir de 1548 et où furent représentés le Cid, Andromaque et Phèdre.

— , n. 2. — Je suis toujours dans un état de santé bizarre : Cf. Lettres à une autre Inconnue, 3, 17 et 3J janvier 1867, p. 65-72.

Page 153, n. 1. — ... comme nous en avons fait en IS'-àS : Mérimée fut mobilisé et prit la faction au corps de garde (cf. lettre à Lebrun, 16 mars 1848, dans Chambon, Notes sur P. Mérimée, p. 248, n. 3). — Lettres à une Inconnue, t. I, p. 286-302. — Mélanges historiques et littéraires (éd. Calmann-Lévy), p. 368. — Lettres à Panizzi, t. II, p. 238-239. — lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, p. 208. — Lettre à M"® de La Rochejacquelein, mercredi soir 27 juillet [1859] [Revue des Deux Mondes, l" avril 1896, p. 579).

Page 154, n. 1. — Je suis fâché pour le pays qu'on ait renvoyé M. Fould : Il s'agit des changements ministériels que

Mérimée pressentait depuis plus de quatre mois. Cf. lettre à Cousin, 13 octobre 1866 (dans Chambon, Lettres inédites, p. 181-182 : « Il y a dans son fait, je crois, écrit-il en parlant de l'Empereur, un peu de la faiblesse d'un homme qui, obligé de prendre une grande résolution, retarde autant qu'il peut le moment de décider »). — lettres à Panizzi, 17 octobre 1866, t. II, p. 241 ; il annonce à Panizzi que Fould, ministre des Finances, est menacé et qu'un changement ministériel est en perspective. Mérimée était très lié avec les Fould, chez qui il descendait à Tarbes ; d'où son émoi. Cette situation ambiguë se prolongea pendant plus de trois mois. Enfin, quatre jours avant la lettre de Mérimée, le 19 janvier 1867, Napoléon III annonçait officiellement dans une lettre son intention de s'appuyer sur le tiers parti; ce fut le commencement de l'Empire libéral. Mérimée désapprouve ce revirement, mais il ne se pique pas de logique, puisque, sur la question militaire, par exemple, il va plus loin dans la voie démocratique que le nouveau gouvernement (cf. la lettre du 3 janvier 1867) ; d'un autre côté, il blâme ouvertement, et il blâmera jusqu'au bout, les concessions libérales de l'Empereur (cf. Lettres à Panizzi, 20 janvier 1867, t. II, p. 271). — Lettre à la princesse Julie, 29 mars [1867] (Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 260).

Page 154, n. 2 (cotée 1 par erreur). — ... une concession faite au parlementarisme : le Parlement obtenait le droit de questionner les ministres sur tout acte de politique intérieure et de politique extérieure.

— , n. 3 (cotée 2 par erreur) — ... V Adresse ennuyait beaucoup... : On en supprima le vote, sous le prétexte qu'il devenait inutile (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. IV, p. 500).

— , n. 4 (cotée 3 par erreur). — On s'e.ç< hâté d'avoir peur : Aussitôt les concessions faites, l'Empereur hésite en effet, revient à la politique autoritaire de Rouher, puis à celle d'E. Ollivier et ne se décide à faire voter les lois promises qu'en 1868. Mérimée ne se fait pas faute de blâmer cette perpétuelle irrésolution.

336 NOTES ET ÉCLAIKCISSEMENTS

Page 155, n. 1. — ... nu sujet de la presse... : I/Empereur avait promis une loi sur la presse, mais il ne se hâtait pas de la faire voter (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. IV, ch. xv, p. 573).

— , n. 2. — ... que ces mots : couronnement de V édifice : Allusion à la lettre adressée par l'Empereur au ministre d'État et datée du 19 janvier 1867. Cf. le Moniteur universel, 20 janvier 1867. Partie officielle. — Mérimée relève la fin de la dernière phrase, que voici : « Par les mesures que je viens d'indiquer, mes paroles se réalisent, je n'ébranle pas le sol que quinze années de calme et de prospérité ont consolidé, je l'affermis davantage en rendant plus intimes mes rapports avec les grands pouvoirs publics, en assurant par la loi aux citoyens des garanties nouvelles, en achevant enfin le couronnement de l'édifice élevé par la volonté nationale. » Sur ce discours, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. V, p. 238.

Page 156, n. 1. — Tai vu mourir ce pauvre Cousin... : Cette mort fit sur Mérimée, très malade alors, une forte et durable impression. Cf. Lettres à Panizzi, 20 janvier 1867, t. II, p. 269. — Lettres à une autre Inconnue, 17 janvier 1867, p. 66-67 — Lettres à M«»e de Beaulincourt, 18 et 25 janvier 1867, dans d'Haussonville, Prosper Mérimée, à propos de lettres inédites (Revue des Deux Mondes, 15 août 1879, p. 760, n. 1). — Lettres à la princesse Julie, 18 janvier 1867 (Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 257- 258), etc.. Enfin, M. Pinvert a eu l'extrême obligeance de me communiquer le renseignement suivant : t On m'a donné il y a peu de temps (1925) trois lettres inédites de Mérimée, pau'mi lesquelles il en est une où il raconte à l'Impératrice, avec force détails cliniques, la mort de Cousin à Cannes. Le lettre est du 14 janvier 1867. Elle a un certain intérêt parce qu'on avait prétendu que Victor Cousin, au dernier moment, aurait demandé un prêtre. Or, la lettre ne fait aucune mention de cette conversion in extremis. » Sur cette question, cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 401. — Lettres inédites, p. lxxx-

Lxxxi. — H. Rebell, les Inspiralrircs de Balzac, Stendhal, Mérimée. Paris, Dujarric, in- 12, 1902, p. 241. Mérimée s'est d'ailleurs expliqué à ce sujet dans la lettre adressée à Panizzi le 20 janvier (cf. t. II, p. 270).

Page 157, n. 1. — Appert : le peintre Eugène Appert.

Page 158, n. 1. — QG mai [1861] : La lettre est certainement de 1868.

— , w, 2. ■— Je suis arriva il y a quelques jours : Mérimée est revenu de Montpellier le 17 mai (cf. Lettre à E. Lee Childe, ouvr. cité, p. 223).

— , n. 3. — ... que fai pris à Montpellier : Mérimée suivait à Montpellier le traitement du docteur Berlin (bains d'air comprimé), à qui un de ses amis, avocat à Marseille, l'avait adressé. En 18fi8, il y séjourna du 15 avril au 17 mai. Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 427- 428. — Lettres à la princes.se Julie, 20 mars et 15 août [18681 {Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 262-264). — lettres à une Inconnue, t. II, p. 326-327. — Lettres à une autre Inconnue, p. 154. — Lettres à Panizzi, t. II, p. 334. - Lettre à E. Lee Childe, ouvr. cité, p. 223. — Lettre à Gobineau, 14 juillet 1868 (Revue des Deux Mondes, l^"^ novembre 1902, p. 49). Il existe une correspondance de Mérimée avec le D"" Charles Robin sur ce traitement.

— , n. 4. — ... malgré les orages et le mauvais sang que les ratichons... : Cf. Lettres à Panizzi, 28 mai 1868, t. II, p. 333.

Pape 159, n. 1. — Je pars aujourd'hui : Mérimée fait un nouveau séjour à Montpellier du 3 au 20 octobre 1868. Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 430-432. — Lettres à une Inconnue, t. II, p. 336-338. — Lettres à une autre Inconnue, p. 166-168. — Lettre à la princesse Julie, 13 septembre [1868] (Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 265).

— n. 2. — Merci des bonnes nouvelles que vous me donnez de Compiègne : Mérimée demande à tous ses correspondants des nouvelles de la cour, dont il est éloigné mal-

l.eltri'H ilf Aft-riiiti'i- ii

gré lui (cf. Lettres à une autre Inconnue, 7 décembre 1868, p. 176).

Page 159, n. 3. — Pour moi. je ni'en vais... : Cf. lettre au D'' Robin, 27 novembre 1868 {?), dans Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 472. — Lettres à Gobineau, 28 septembre 1867, 19 janvier 1868 {Revue des Deux Mondes, 1" novembre 1902, p. 46-47), 29 novembre 1868 (/ftirf., p. 51).

Page 160, n. 1. — Pourquoi ne meurt-on pas tous à la fois...? Cf. Lettres à Panizzi, 3 février 1870, t. II, p. 401. — Lettres à une Inconnue, 2 janvier 1866, t. II, p. 281 : «Pourquoi les hommes ne tombent-ils pas tous comme les feuilles en une saison? »

— , n. 2. — Les conférences du Pré-aux-Clercs : Ces conférences étaient dirigées contre l'Empire. Cf. T. Delord, Histoire du Second Empire, t. V, p. 372.

— , n. 3. — La souscription Baudin : On faisait une souscription en l'honneur du représentant Baudin, tué en 1851 sur les barricades. Il s'ensuivit contre les souscripteurs un procès où Gambetta prononça son discours célèbre contre le coup d'État (novembre 1868). C'est à quoi Mérimée fait allusion quelques lignes plus bas : l'avocat éminent, carliste patenté, est Gambetta, et le goujat est Baudin (cf. T. Delord, Histoire du Second Empire, t. V, ch. xiii). Lorsque Mérimée écrit un peu plus loin : « Or, on veut donner à toute cette fripouille des institutions », il fait allusion aux mesures libérales de l'Empereur (lois de 1868), dont profite l'opposition républicaine. — , n. 4. — ... me désolent : Sur tous les incidents dont parle Mérimée, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. V, ch. xiv.

Page 161, n. 1. — ... quant à la petite vérole : Cf. lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, 14 novembre 1868, p. 226.

— , n. 2. — ...le docteur Maure : le principal médecin de Mérimée.

— , n. 3. — Panizzi : Cf. Lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, 14 novembre 1868, p. 226.

NOTES ï;t éclaircissements 339

Page 1Ç2, n. 1. — ... une petite drôlerie : Sans doute Lokis, qui paraîtra daii.s la Revue des Deux Mondes, le 15 septembre 1869, mais dont Mérimée fait auparavant de nombreuses lectures à la cour et en petit comité. Cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 333 à 354. — Lettre à Gobineau, 29 novembre 1868 {Revue des Deux Mondes, l®"" novembre 1902, p. 51-52); 12 septembre 1869 (Ibid., p. 59). — Lettres à Panizzi, t. Il, p. 384-385, 393. — Lettres à une autre Inconnue, p. 107-202. — Lettre à la princesse Julie, samedi soir {Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 268). — Lettre à la princesse Mathilde i Revue de Paris. 15 juin 1922, p. 694).

— n. 2. — ... de Vhéritage... du duc de Luynes : Sur la mort du duc de Luynes, cf. lettre à Lebrun, 22 décembre 1868 (dans En l'honneur de Prosper Mérimée, par le Journal des Débats. Paris et Cannes, 28 avril 1907, p. 26). — Lettre à M«»e Lenormant, 22 décembre 1867 {Revue de Paris, 15 novembre 1895, p. 448). — Le duc de Luynes avait donné son cabinet à l'Académie française. Cf. lettre à Gobineau, 25 août 1864 [Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1902, p.'751).

— n. 3. — Elle continence assez mal pour moi : CA. iMtres à une Inconnue, 2 janvier 1869, i. II, p. 339-341. — Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 432-437.

Page 1 63, n. 1 . — Quelle sotte facétie. . . : Les journaux avaient annoncé la mort de Nieuwerkerke, comme ils annonceront prématurément celle de Mérimée. Guizot, trompé par eux, en fera part à l'Académie. Cf. Lettres à Panizzi, 15 mars 1869, t. II, p. 353. — Lettre à Gobineau, 12 septembre 1869 {Revue des Deux Mondes, l®"" novembre 1902, p. 58). — Lettre à la princesse Julie, 15 mars [1869] {Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 267).

Page 164, n. 1. — Je pense que Théophile Gautier... : Mérimée va soutenir avec Sainte-Beuve la candidature académique de Gautier contre A. Barbier ; il fera même exprès, malgré son très mauvais état do santé, le voyage de Cannes à Paris pour voter et refusera net à l'Empereur de soute-

nir Ghampagny. Cf. Jules Troubat, Théophile Gautier et Sainte-Beuve (dans le Temps du 5 juillet 1911). — L. Séché, Le Cénacle de Joseph Delorme. Paris, Mercure de France. 2 vol. in-S», 1912, t. I, p. 353-358.

Page 165, n. 1. — ... longtemps tel... : La réponse de Violletle-Duc à cette lettre est datée du 5 janvier et a été publiée (cf. Lettres inédites de Viollct-le-Duc, p. 11).

— , n. 2. — Afi'^ Lagden est fort malade : Cf. Lettres à une autre Inconnue, 14 janvier 1869, p. 177. — Lettres à Panizzi, 22 janvier 1869, t. II, p. 352. — Lettres à Gobineau, 13 janvier et 7 février 1869 [Revue des Deux Mondes, l^"" novembre 1902, p. 54-55). — Sur le pessimisme de Mérimée, cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 342. — Lettres à une autre Inconnue, ibid., p. 177.

Page 166, n. 1. — La princesse M. : Mathilde. Elle avait échangé avec Sainte-Beuve deux lettres au moment où celui-ci abandonna le Moniteur (cf. Lettres à la Princesse, dernière lettre). Ces lettres furent communiquées à Viollet-Ie-Duc (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 79, n. 1).

— , n. 2. — Je n^ approuve pas qu^il ait porté... : Sainte- Beuve, à la suite d'intrigues, venait de quitter le Moniteur universel, auquel il collaborait depuis longtemps. Mérimée ne tarda pas à l'imiter : il donnait des articles au Moniteur depuis 1852.

— , n. 3. •— ... en donnant une tartine à M. DaUoz... : Le Journal de Samuel Pepys parut cependant dans le Moniteur des 12 et 13 janvier 1869, dont Paul Dalloz était l'administrateur.

Page 1 67. n. 1 . — '21 janvier 1869 : Cette lettre est la réponse à la lettre que Viollet-le-Duc avait adressée à Mérimée le 5 janvier 1865. Elle a été publiée en partie dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 78, n. 1.

— , n. 2. — ...la pauvre malade... : miss Lagden.

Page 168, n. 1. — Tout ce tracas : Cf. Lettres à Panizzi, 22 janvier 1869. t. II, p. 352.

Page 169, n. l. — Le 3 mars 1869, les Concourt écrivent dans leur Journal : « VioUet-le-Duc parle de Mérimée, très malade. Il meurt d'une maladie de cœur... » Suit le jugement, très dur, que les Concourt portent sur Mérimée ; et ils ajoutent : « Une des plus tristes fins du monde, au reste, que la fin de ce comédien de l'insensibilité, claquemuré entre deux vieilles governess lui rognant le boire et le manger» (éd. Charpentier, 9 vol. in-12, 1907, t. III, p. 276).

— , n. 2. — ... la niort de mon cousin Léonor : Cf. I Attires à Panizzi, 6 avril 1869, t. II, p. 355. — lettres à une Inconnue. 23 avril 1869, t. II, p. 344.

— , n. 3. — ... trois élections à V Académie : dont celle de Gautier, qui l'intéresse particulièrement.

Page 170, n. 1. — ... notre commission : la commission des Monuments historiques.

— , n. 2. — Il est évident qu^une grande révolution se brasse : Cf. Lettres à Panizzi, 6 avril 1869, t. II, p. 356. — Lettre à Gobineau, 11 avril 1867 (Revue des Deux Mondes, l**"" novembre 1902, p. 45).

Page 171, n. 1. — Mille amitiés : Viollet-le-Duc fit à cette lettre, le 16 avril, une longue réponse, à laquelle Mérimée répondit le 23 avril.

— , n. 2. — Cannes, '23 avril I8li9 : F. Chambon signale cette lettre dans les Notes sur Prosper Mérimée, p. 436 ; en effet, elle avait été publiée déjà dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 86, n. 1. C'est la réponse à la lettre de Viollet-le-Duc du 19 mai 1869.

Page 172, n. 1. — ... les fiocchi : les fioritures.

— , n. 2. — ... le ministre de V Intérieur actuel... : Forcade de

La Roquette (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. V, p. 392). — , n. 3. — Je reviens à Paris : Cf. Lettres à E. Lee Childe,

ouvr. cité, p. 228 (lettre du 10 avril 1869). — , n. 4. — Je ne suis pas encore très bien : Cf. toutes les

lettres citées par Chambon. Notes sur Prosper Mérimée,

— , n. 5. — ... ma pauvre cousine... : Cette cousine, qui habi-

tait Paris, était très malade et à demi folle (cf. Lettres à Panizzi, 16 et 26 août 1869, t. II, p. 375, 377).

Page 1 72, n. 6. — ... la visite du prince Napoléon : Cf. Lettres à Panizzi, 22 avril 1869, t. II, p. 357.

Page 174, n. 1. — Je viens de passer un mois à Saint-Cloud : Sur ce séjour, cf. Lettres à un" Inconnue, t. II, p. 349-352.

— lettres à Panizzi, t. II, p. 367-372.

— , n. 21 — M. Révoil : l'architecte, père de Paul Révoii. Henri Révoil était un élève de Caristie. Architecte diocésain des Bouches-du-Rhône. du Var et de l'Hérault, il publia un ouvrage intitulé : V Architecture romaine du midi de la France (1864-1867).

— , n. 3. — J^ai répondu à Sa Majesté : L'Impératrice, qui allait inaugurer le canal de Suez, avait invité Mérimée à l'accompagner en Egypte. Viollet-le-Duc avait été également invité. Tous deux refusèrent. Cf. lettres à une autre Inconnue, 26 mai 1869, p. 191. — Lettre à Gobineau, 5 juin 1869 [Revue des Deux Mondes, !«'' novembre 1869, p. 57).

— , n. 4. — Il faut faire comme les animaux... : Cf. Lettres à une Inconnue, 7 septembre 1869, t. II, p. 354.

Page 175, n. 1. — Pour commencer par ma sanié... : Cf. Uttres à Panizzi, t. II, p. 392, 395 (4 et 26 décembre 1869).

— Lettres à E. Lee Childe, ouvr. cité, 1^' décembre 1869, p. 231.

Page 176, n. 1. — Cette putréfaction ressemble à celle de la société : Cf. Lettres à Panizzi, 4 décembre 1869, t. Il, p. 392. — Lettres à une autre Inconnue, 28 décembre 1869, p. 207, 210. — Lettres à E. Lee Childe, ler décembre 1869, ouvr. cité, p. 231.

Page 177, n. 1. — Je n'aime ni Vun ni Vautre : Sur la politique intérieure, cf. Lettres à une Inconnue, 11 novembre 1869, t. II, p. 359. — Lettres à Panizzi, 28 octobre 1869, t. II, p. 388 ; 7 novembre 1869, t. II, p. 391 : 4 décembre 1869, t. Il, p. 392.

Page 177, n. 2. — Je suis fâché pour la pauvre Princesse : la princesse Mathilde (sur la Princesse, cf. Lettres à Panizzi, 26 août 1869, t. II, p. 377). — J'ignore à quels cancans et à quelles sottises Mérimée fait allusion.

— , n. 3. — J'ai lu le roman de Flaubert : Il s'agit de VEducation sentimentale. Mérimée, hostile dès le début à l'école naturaliste, ne manque pas une occasion de critiquer Flaubert (cf. Lettres à une Inconnue, t. II, p. 208-209, 211-212, sur Salammbô. — Lettres à E. I^e Childe, ouvr. cité, p. 232, sur V Éducation sentimentale...). Cf., plus loin, lettre du 26 janvier 1870 sur le même livre. Viollet-le-Duc est du même avis que Mérimée (cf. sa lettre du 30 janvier 1870 dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 94).

Page 178, n. 1. — Cannes, Q6 janvier 1870 : Cette lettre a été publiée dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 92, n. 1. Viollet-le-Dac répondit le 30 janvier (Ibid., p. 92).

— , n. 2. — Pour commencer par ma santé... : Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 437-438, et toutes les lettres citées. — Chambon cite la lettre du 26 janvier 1870 à Viollet-le-Duc (p. 437, n. 6).

— , n. 3. — ... je parle de celui des Beaux- Arts : Maurice Richard ; sur le nouveau ministère, qui venait d'être constitué, non sans peine, le 2 janvier, cf. Lettres à Panizzi, 6 janvier 1870, t. II, p. 398. — T. Delord, ouvr. cité, t. V, p. 599.

— , n. 4. — Rochefort fait peur... : Il venait de créer la Lanterne on 1868 (cf. Lettres à une Inconnue, 10 février 1870, t. II, p. 361). Mérimée ne l'aime pas (cf. lettre à la princesse Julie, 15 août [1858], dans la Revue de Paris, 15 juillet 1894, p. 265). — Sur Rochefort, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. V, ch. xi, p. 285. — M^^^ Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries, p. 175 ; 2® série, p. 62. — Fleury et Sonolet, ouvr. cité, l.llll, p. 185.

— , n. 5. — ... cette affaire d'Auteuil : le meurtre do Victor Noir, tué le 10 janvier par le prince Pierre-Napoléon Bonaparte. Cf. lettres à une Inconnue, 10 février 1870, t. II, p. 361. — Lettres à Panizzi, 16 janvier 1870, t. Il, p. 399.

— Lettres à E. Lee Childe, 7 février 1870, ouvr. cité, p. 234,

— Lettres à la princesse Julie, 15 et 21 janvier 1870 (Revue de Paris. 15 juillet 1894. p. 271-272). Cf. M^^ Carette, ouvr. cité, 2« série, p. 53.

Page 178, n. 6. — Y a-t-il eu jamais un homme... : Allusion au discours d'Ajaccio. — Sur les cousins de l'Empereur, cf. lettre à Gobineau, 3 juillet 1865 [Revue des Deux Mondes, l»"" novembre 1902, p. 39).

Page 179, n. 1. — J^ai écrit à la princesse M[athilde]... : Sans doute à propos du meurtre de Victor Noir (sur ce meurtre, cf. T. Delord, ouvr. cité, t. VI, ch. ii, p. 44).

— , n. 2. — 7'en ai commencé une... : Cf. Lettres à une Inconnue, 10 février 1870, t. II, p. 363. — ÏI doit s'agir de Djoumane, qui ne paraîtra qu'en 1873.

— , n. 3. — ... vous me jerez bien plaisir : La longue réponse de VioUet-le-Duc à cette lettre est datée du 30 janvier 1870. Elle a été publiée dans les Lettres inédites de Violletle-Duc, p. 92.

Page 180, n. 1. — Je vois que les questions de personne... : Il s'agit sans doute d'un passe-droit dans une nomination.

— , n. 2. — Est-ce de montrer par Vexemple du gâchis populaire... : Cf. Lettres à Panizzi, 3 février 1870, t. II, p. 402 ; 27 février 1870, t. II, p. 404.

— , n. 3. — ...le ministre désirerait étendre son empire... : Il tenta, en effet, l'expérience d'un Ministère des Lettres, des Sciences et des Beaux- Arts, que Marius Richard dirigea du 2 janvier au 9 août 1870. Ce Ministère comptait, parmi ses attachés, J.-J. Weiss et Gaston Jollivet, secrétaires généraux ; Bruneau de Saint-Auban, chef du personnel ; Arsène Houssaye était inspecteur des œuvres d'art et Mérimée des Monuments historiques. Après la chute du ministère E. Ollivier, le Ministère des lettres disparut.

Page 181, n. 1. — Avez-vous entendu dire que le duc d'Aumale... : Cî. Lettre à E. Lee Childe, 7 février 1870, ouvr. cité, p. 233, où Mérimée s'exprime dans les mêmes termes au sujet du duc d'Aumale, qui avait le désir de briguer

la succession du duc de Broglie, mort le 27 janvier (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. VI, p. 55).

Page 181, n. 2. — On ni' a montre un journal américain : Mérimée raconte la même anecdote, dans les mêmes termes, à R. Lee Childe le 7 février 1870 iouvr. cité, p. 234).

— , n. 3. — Je suis toujours bien malade : Cf. Lettres à une autre Inconnue, 9 février 1870, p. 218. — Lettres à E. Lee Childe, 2, 7 et 27 février 1870 {ouvr. cité, p. 232).

— , n. 4. — ... sarà cio cfie sarà : cela sera ce que cela sera.

Page 182, n. 1. — Comme en février 18^8, je suis frappé de la bêtise du temps : Cf. Lettres à Panizzi, 3 et 27 février 1870, t. II, p. 401-405. — lettres à E. Lee Childe, 2 février 1870, p. 232.

Page 183, n. 1. — On condamne Rochefort : Rochefort avait été poursuivi dès l'apparition du troi.sième numéro de la Lanterne (cf. T. Delord, ouvr. cité, t. VI, p. 54). Il fut condamné à six mois de prison et à 3,000 fr. d'amende le 22 janvier pour l'article qu'il avait publié dans lajMarseiUaise, le 11 janvier, à propos du meurtre de V. Noir. — Cf. M™® Carette, Deuxième série de souvenirs de la cour des Tuileries. Paris, P. OllendorlT. in-12, 1890, p. 62.

— , n. 2. — ... dans la dernière émeute : Depuis 1866 les grèves se succédaient on province et les émeutes, avec semblant de barricades, à Paris. Cf. lettre à Gobineau, 3 juillet 18G5 (Revue des Deux Mondes, i^^ novembre 1902, p. 39). Il s'agit ici de l'émeute du 7 février 1870, qui suivit la condamnation de Rochefort et qui troubla Paris et Belleville. Cf. T. Delord, ouvr. cité, t. VI, p. 58 et 74.

Page 184, n. 1. — .le suis toujours bien patraque : Sur le triste état de santé de Mérimée à cette époque. Du Sommerard adresse à Viollet-le-Duc, le 17 et le 18 février 1870, des lettres intéressantes que pos.sède M. Georges Viollet-le- Duc.

— , n. 2. — Merci des articles : 11 s'agit des premiers articles parus dans le Centre gauche. Une fraction du tiers parti, dirigée par d'anciens parlementaires, comme Buffet et

Daru, avait constitué à la Chambre élue un parti qui prit le nom de Centre gauche. Viollet-le-Duc, politiquement, s'y rallia. Sur sa collaboration au Centre gauche, cf. Goût, ouvr. cité, p. 62, i36. 192, n. 1 ; VioUet-le-Duc y publia dix articles (25 et 28 février ; 7, 14, 21 et 28 mars ; 4 et 24 avril; 16 et 28 mai 1870). Cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 93 et n. 2.

Page 185, n. 1. — La responsabilité ministérielle... : Depuis le sénatus-consulte de septembre 1869, le régime parlementaire est modifié dans le sens libéral et les ministres sont responsables (cf. Lettres à Panizzi, 5 mars 1870, t. II, p. 407).

— , n. 2. — Vous proposez, avec raison, je pense... : Mérimée avait déjà étudié longuement la question du concours pour l'École de Rome dans son article : De l'enseignement des beaux-arts : V École de Paris et V Académie de Rome (Bévue des Deux Mondes, 15 mai 1848).

Page 186, n. 1. — ... mon cas est mauvais... : Cf. Lettres à Panizzi, 20 mars 1870, t. II, p. 408 ; 30 mars 1870, t. II, p. 411.

Page 187, n. 1. — ... quelques bons moments avec vous... : Ce sont les lettres alarmantes de Du Sommerard à Violletle-Duc (17 et 18 février 1870) au sujet de l'état de santé de Mérimée qui avaient dû inciter Viollet-le-Duc à aller revoir son ami.

— , n. 2. — J'ai lu votre dernier article : l'article du 4 avril 1870 dans le Centre gauche, intitulé : V École et la Ville de Paris.

— , n. 3. — J'ai à peu près terminé... : Cet article n'a pas été publié ; du moins aucune bibliographie sur Mérimée ne le signale. Mérimée y revient dans la lettre du 24 avril 1870.

Page 189, n. 1. — Je crains que le plébiscite... : le plébiscite du 8 mai 1870 sur les réformes libérales opérées dans la Constitution de 1860 et sur la ratification du sénatusconsulte du 20 avril 1870. Les craintes de Mérimée furent

vaines : il y eut 7,000,000 de oui contre 1,500,000 non (cf. T. Delord, ouvr. cité, p. vi, ch. iv, p. 95).

Page 189, n. 2. — Vos matelas jetés dans la rue... : Une note manuscrite ajoute dans l'interligne : «Article paru dans le Centre gauche. » Mais je n'ai trouvé nulle part le passage en question dans les articles publiés par Viollet-le-Duc dans le Centre gauche.

Page 190, n. 1. — Nous valons mieux et moins... : Mérimée a toujours .soutenu cette théorie, et le xvi® siècle lui a paru supérieur au xix« siècle au point de vue des mœurs. Cf. lettres à M™^ de La Rochejacquelein, 9 novembre 1856 (Revue des Deux Mondes, \^^ mars 1896, p. 21) ; 9 juin 1857 [Ibid., 15 mars 1896. p. 244) ; 26 juillet 1857 [Ibid., p. 246); 21 novembre 1857 [Ibid., p. 261); 20 janvier 1858 [Ibid., p. 263...).

Page 191, n. 1. — E anche io sarà pittore : et moi aussi je

serai peintre.

— , n. 2. — 7'at fini mon speech... : Ce speech n'a sans doute

jamais été prononcé ni publié.

Page 192, n. 1. — Paris, 2 juin 181(1 : Cette lettre a été publiée dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. vi ; mais elle est datée sur l'original du 2 juin, non du l^r (Chambon a reproduit l'erreur dans les Notes sur Prospcr Mérimée, p. 438, n. 2).

— , n. 2. — ... votre article : l'article du 28 mai paru dans le Centre gauche.

— , n. 3. — Extrait d'une lettre... ('2'i juin 1870) : Cet extrait a été publié dans les Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. VI et VII. Chambon l'a reproduit dans les Notes sur Prosper Mérimée, p. 438, n. 2.

Page 193, n. 1. — Autre extrait d'une lettre datée du 1" juillet 1870 : Cette lettre est inédite.

— , n. 2. — Autre extrait d'une lettre datée du '■> juillet 1870 : Cet extrait a été publié dans les Lettres inédites de Violletle-Duc, p. VII, mais il y est daté, par suite d'une confusion avec la lettre précédente, du 1*"" juillet.

Page 193, n. 3. — ... en les quittant... : Viollet-le-Duc partait pour un voyage d'études dans le.s Alpes. C'est dans ce voyage qu'il fit une chute grave au fond d'un glacier (cf. lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. vu et p. 95, n. 1. — Goût, ouvr. cité, p. 55). Peu de jours après son départ (18 juillet 1870), il apprenait à Mattmark que la guerre était imminente (cf. Lettres inédites de Viollet-le-Duc, p. 94). Le 12 août, il offrait ses services au général Soumain, commandant la place de Paris. Par décret en date du 24 août, il était nommé commandant en second du corps auxiliaire du génie (à l'effectif de 3,000 hommes), sous la direction du général baron de Chabaud-Latour. Alphand, commandant à Paris et résidant à Paris, laissa à Viollet-le-Duc la direction active du corps, ainsi que les ordres conservés en témoignent (cf. E. About, article dans le XJX^ siècle. — P. Goût, om>r. cité, p. 56). Absorbé par sa nouvelle tâche, Viollet-le-Duc parait avoir vécu jusqu'au mois suivant (Mérimée mourut le 23 septembre), complètement séparé de son ami.

Note de Mérimée sur les armes de la famille Teba.

Page 195, n. 1. — Cette note complète les lettres de 1854 relatives au blason de l'Impératrice. M. Jacques Meur^ey, archiviste paléographe, a bien voulu en vérifier les termes et m'a adressé les remarques suivantes, dont je tiens à le remercier :

— « Navarre, Avellaneda, Arteaga, La Lania, Chaves, Teba, Leiva, La Cerda, Pacheco, Rojas, Cabrera (plutôt que Cabrero, si l'on peut lire Cabrera), Arifio, Luna, Zuïiiga, Palafox et Kirkpatrick sont exacts. Je ne trouve ni Albion ni Villalpondo, mais il est difïicile de lire autre chose. Quant aux trois objets dont il est question dans le S 14, je persiste à penser que ce sont trois artichauts, dont le

NOTES ET ÉCLAIKCISSEMENTS 349

fleuron, si je me souviens bien, est d'un bleu violet, c'està-dire équivalent en héraldique à azur.

Voici quelques observations :

Navarre : armes incomplètes.

Avellaneda : on ne dit pas aiuc, mais à 2 loups ; les petits sautoirs se nomment flanchis.

Arteaga : 5 panelles (nom héraldique de la feuille de peuplier).

La Lama : on ne dit pas orlé, mais : • à la bordure chargée de huit flanchis ».

Ghaves, Leiva... : ibid. — L'expression : orlé de... aux étoiles de... est défectueuse.

Pacheco : ce n'est pas une bordure chargée de coins, mais une bordure échiquetée d'or et d'azur.

Palafox : porte des fasces et non des bandes.

Les oreillers de Kirkpatrick sont des coussins, co qui mo paraît un peu plus « noble ».

Avant Palafox et Kirkpatrick il serait bon de mettre entre crochets Sur le tout.

Au point de vue blason, il y aurait des rectifications nombreuses à apporter au texte de Mérimée. »

Page 196, n. 1. — Palafox, de gueules aux deux bandes... : Palafox porte en réalité des jasces et non des bandes.

— , n. 2. — ... aux trois oreillers d'or... : alias coussins, qui parait plus héraldique.

Réponses de Viollet-le-Duc.

Page 197, n. L — ... à Vignory : dans la Haute-Marne ; l'église avait été construite en 987. Elle a été restaurée par Bœswillwald.

Page 198, n. 1. — En Italie, bien des fois... : pendant le voyage de 1836, avec Gaucherel (cf. Lettres inédites de Viollel-le-Duc, p. m-v. — Goût. ouvr. cité, p. 34-37).

Page 199. n. 1. — ... l'ancien prieuré de Saint-Thibault : Le 19 mars 1843, Viollet-le-Duc avait été chargé par la Corn-

mission des Monuments historiques de se rendre dans la Côte-d'Or pour juger de l'état des église^: de Saint-Thibault, Flavigny, Semur, Saint-Florentin... Il a laissé un long rapport sur Saint-Thibault, dont M. Georges Violletle-Duc possède la minute. En 1849, Mérimée publiera, dans le Magasin pittoresque (17* année, mai 1849, p. 145), un article anonyme sur VÉglise de Saint-Thibault (Côted'Or), avec une gravure représentant le portail de l'église ; il y parle de la porte que restaura Viollet-le-Duc.

Page 199, n. 2. — ... depuis que je vous ai quitté... : Violletle-Duc avait quitté Mérimée le 12 août. — « Je pars pour Mandeure et je quitte aujourd'hui Viollet-le-Duc, qui me convenait de cent mille façons... » (lettre de Mérimée à Lenormant, Dijon, 12 août 1843. Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 183).

Page 200, ii. 1. — Votre présence... : Les deux voyageurs étaient passés à Vézelay le 8 août (cf. Lettres à une Inconnue, t. I, p. 183-18.5. Vézelay, 8 août 1843, au soir : « J'ai pour me consoler [du métier d'homme public] un compagnon de voyage très aimable et une admirable église qui me doit de ne pas être par terre à l'heure qu'il est », écrivait-il à Jenny Dacquin).

— , n. 2. — Pontigny : entre Laroche et Tonnerre. Il s'agit de l'église de l'abbaye, habitée par plusieurs archevêques de Gantorbéry, entre autres saint Thomas Becket et saint Edme. L'église, construite dans la seconde moitié du xii** siècle, était alors en très mauvais état.

— , n. 3. — ... l'affaire de Saint-Nazaire : église de Garcassonne, restaurée par Viollet-le-Duc (cf. Rapport sur les restes de l'ancienne cité de Carcassonne. Paris, Claye, 1853, p. 8). Sur cette église, cf. Mérimée, Notes d'un voyage dans le midi de la France. Paris, Fournier, in-8o, 1835, p. 442-446.

Page 201, n. 1. — Saint- Just : ancienne cathédrale de Narbonne ; la restauration traîna et ne put être achevée par ViolIet-le-Duc.

Page 201, n. 2. — Fontiroide : i! s'agit du cloître de l'abbaye située dans l'Aude. Le 7 juillet 1843, Viollet-le-Duc avait été chargé par la Commission dos Monuments historiques de faire un devis du cloître. Ce devis est accompagné de deux feuilles de dessin, dont un beaa croquis, propriété de M. Georges Viollet-le-Duc.

Page 202, n. 1. — M. Diiban : l'architecte, collaborateur de Labrouste, Vaudoyer fils et Duc.

— , n. 2. — M. Grille de Beuzelin : secrétaire de la Commission des Monuments historiques.

— , n, 3. — ... pour l'Afrique : Mérimée projetait alors un voyage en Algérie ; ce voyage n'eut jamais lieu.

— , n. 4. — Semur, 9 trmrs 18't6 : Cette lettre est la réponse adressée à la lettre de Mérimée, datée du fi mars, qui était elle-même une réponse à la lettre de Viollet-Ie-Duc, datée du 3 mars (cf. I^ttrca inédites de Viollet-le-Duc, p. 6).

— , n. 5. — Prévenir plus tôt que Vézelay tombait... : Onze ans auparavant, Mérimée avait déjà jeté le cri d'alarme. « 11 me reste à parler des dégradations épouvantables qu'a subies cette magnifique église, écrivait-il. Les murs sont déjetés, fendus, pourris par l'humidité. On a peine h comprendre que la voûte toute crevassée .subsiste encore. Lorsque je dessinais dans l'église, j'entendais à chaque instant des petites pierres se détacher et tomber autour de moi. La toiture est dans un état pitoyable; enfin, il n'est aucune partie de ce monument qui n'ait besoin de réparations » (Notes d'un voyage dans le midi de la France, p. 48-49). Viollet-le-Duc a donc raison de dire : « Nous sommes tous prévenus de cela depuis longtemps... »

Page 208, n. 1. — Le maire de Vézelay m'a promis... : Mérimée préparait .son étude sur Vézelay, qui paraîtra dans VHistoirc des villes de France (t. V) en mars-avril 1848, et il se documentait auprès des « autorités » locales. Il s'occupait aussi de Saint- Antoniu, petite ville située sur l'Aveyron, entre Villefranche et Montauban, dont il est question dans la lettre suivante, <'t dont l'hôtel de ville, qui remonte au xii*" siècle, fut sauvé par Viollet-le-Duc.

Page 209, n. 1. — Vous, seul de la Commission, avez vu le monument : Mérimée connaît l'église de Vézelay depuis longtemps. Il l'a visitée dès son premier voyage dans le Midi (cf. Notes d'un voyage dans le midi de la France. Paris, Fournier, 1835, in-8o, p. 28-49). Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 52, 54, 55, 124, 170, 268,

— , n. 2. — Déjà, avant votre départ pour V Espagne : Mérimée était parti pour l'Espagne au début de septembre 1853 (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 322-326).

— , n. 3. — Darcy : plus tard architecte de la cathédrale du Mans, restaurateur de Vitré et de Fougères.

— , n. 4. — Millet : restaurateur de Saint-Jean de Châlons, de la cathédrale de Moalins, du château de Saint-Germain. — Eugène Millet, élève de VioUet-le-Duc, avait obtenu à l'École des Beaux-Arts le cours de construction pure en mémo temps que son maître obtenait la chaire d'histoire de l'art et d'esthétique (cf. Goût, ouvr. cité, p. 54, 156, n. 2).

Lettres à M™^ Lenormant.

Page 210, n. 1. — Madame... : Une partie de la correspondance adressée par Mérimée à M™^ et à M. Lenormant a été publiée dans la Bévue de Paris du 15 novembre 1895 (p. 418-448). De plus, Chambon a publié cinq lettres de Mérimée adressées à M^^ Lenormant dans ses Notes sur Prosper Mérimée (p. 450 à 453 et p. 463 à 465).

— , n. 2. — ...la mort de M. Cousin : Cf. lettre du 23 janvier

— , n. 3. — ...le roman de Af™e de Soigne : Il s'agit du roman intitulé : Une passion dans le grand monde. Cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 450-453 : lettres de Mérimée à M™« Lenormant, 3 décembre 1866 et 7 janvier 1867. Ainsi Mérimée écrivit trois fois à M™« Lenormant au sujet du roman de M*»® de Boigne. Cf. également Lettres à une Inconnue, 3 janvier 1867, t. II, p. 302.

NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS 353

Page 211, n. 1. — ... je n'ai pas lu l'article de M. de Ponlmartin : sur le roman de M'ne de Boigne. Cf. Nouveaux Samedis. 1867. T. IV : la Comtesse de Boigne. — A M. l'abbé de Foletz, à Paris. — En note : Une passion dans le grand monde (p. 211-225). L'article est sévère. — Mérimée avait fait la connaissance de Pontmartin, en 1834, à Avignon, et Pontmartin lui avait consacré, un peu après, un article où la critique tempérait la louange.

— , n. 2. — Je suis ici avec Panizzi : à Cannes (cf. Lettres à une autre Inconnue, 6 février 1867, p. 77).

— , n. 3. — ... pour montrer le buste de Cousin... : Après la mort de Cousin, Mérimée s'occupa de faire exécuter le buste de son ami (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 403. — Lettres inédites, p. lxxxii et p. 192-195 : lettres de Mérimée à Barthélémy Saint-Hilaire, 31 janvier, 19 février, 27 mars 1867).

— , n. 4. — ... j'ai été cassé par M. Haussmann... : sans doute d'une commission dirigeant les travaux de Paris.

— , n. 5. — Je lui parlerai de l'affaire : sans doute de l'achat d'un tableau par la ville de Paris. — Plus tard, Viollet-le- Duc s'élèvera violemment contre l'administration d'Haussmann, précisément à propos de l'achat de tableaux (cf. le Centre gauche, 24 avril 1870 : les Expositions). Il l'avait attaqué déjà dans l'article du 4 avril 1870 : l'École et la Ville de Paris.

Articles du « Moniteur universel ».

Page 213, n. 1. — Sur la conception du Dictionnaire raisonné de l'architecture française et sur les critiques qui furent faites de cet ouvrage, cf. P. Goût, ouvr. cité, p. 75-

On pourra comparer l'étude de Mérimée aux études de C'.harles Blanc {le Temps, 2 novembre 1879) et d'Anthyme Saint-Paul ( Viollet-le-Duc, ses travaux d'art et son système archéologique. Paris, 1881). — Viollel-le-Duc et l'architecture bourguignonne. Paris, 1894, in-8°).

Lettre i de Alérimée -i

Sur la valeur du Dictionnaire de Viollet-le-Duc et sur la portée des critiques qui lui ont été adressées, cf. C. Enlart, Manuel d^ archéologie française. 1 : Architecture religieuse. Paris, A. Picard, in-S", 1919, p. xlviii.

Trois des articles de Mérimée ont paru ensuite en brochures (impr. Bonaventure et Ducessois, quai des Augustins, 55).

Page 214, n. 1. — C^est le résumé consciencieux de longues recherches : Viollet-le-Duc travailla pendant quatorze ans à son Dictionnaire.

— , n. 2. — Il y fi une quinzaine d'années, M. Viollet-le-Duc revint d'ItrUie : Allusion au voyage d'Italie qui eut lieu en 1836 et en 1837 ; Viollet-le-Duc visita Naples, la Sicile, Rome, où il fréquenta Ingres, alors directeur de l'Académie de France, Venise dont, au rebours de Mérimée, il est enthousiaste (cf. Goût, ouvr. cité, p. 34-41).

— , n. 3. — A son retour en France, il fut attaché, comme inspecteur... : Simple professeur suppléant à l'École de dessin, Viollet-le-Duc fut nommé, le 17 octobre 1838, sous-inspecteur des travaux de l'hôtel des Archives du royaume, avec un traitement de 1,400 francs ; en outre, il était chargé des décorations pour les fêtes publiques (cf. Goût, ouvr. cité, p. 43).

— , n. 4. — La Commission des Monuments historiques... : Sur cette Commission, instituée en 1837 et présidée par Vatout, cf. Goût, ouvr. cité, p. 42. Elle comprenait huit membres, dont Mérimée, qui remplissait les fonctions de secrétaire.

Page 215, n. 1. — ...la restauration de V église de Vézelay : C'est grâce à Mérimée que Viollet-le-Duc obtient ce travail (cf. Goût, ouvr. cité, p. 44).

— , n. 2. — ...les voyageurs qui Vont vu il y a douze ans : Mérimée l'avait visité dès 1835. Cf. Notes d'un voyage dans le midi de la France. Paris, Fournier, 1835, in-8o, p. 28-49. — Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 52, 54, 55, 124, 170, 268, 338.

On trouvera l'histoire de l'abbave dans l'étude de Méri-

NOTES ET ÉCLAinCISSE.MENTS 355

niée : Vézelay (Histoire des villes de France, publiée par Aristide Guilbert. Paris, Fume, Perrotin..., in-S», 1848, t. V, p. 159-170).

Pafçe 216, 11. 1. — ... en le chargeant de travaux non moins considérables... : On trouvera la liste détaillée de ces travaux dans l'ouvrage de M. Goût, p. 46-47, et n. 1 p. 47.

— , n. 2. — ...la disposition même de V ouvrage... : Cf. Goût, nuvr. cité, p. 76.

Page 217, n. 1. — J'ai entendu quelques critiques adressées au plan... : Cf. Goût, ouvr. cité, p. 77. Ces critiques .seront reprises par Charles Blanc et par Antliyine Saint-Paul.

Page 220, n. 1. — M. Boisserée... : Cf. Histoire et description de la cathédrale de Cologne. Paris, F. Didot, gr. in-fol., 1823, Atlas, t. I, p. 45-47. Mais Boisserée n'accepte p;is entièrement la théorie que Mérimée lui prête (cf. p. 45). Cet architecte et archéologue allemand, né à Cologne, a laissé plusieurs ouvrages sur l'archéologie, en particulier les .Monuments de l'architecture dans le Bas-Rhin du VJl^ nu .X/f/^ siècle (Munich, 1830-1833, gr. iii-fol.). Cf. Chateaubriand : « Les forêts ont été les premiers temples de la Divinité et les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l'architecture » (le Génie du christianisme, Ille partie, livre I, oh. vm : Des églises gothiques).

— , n. 2. — En tout pays, l'art de bâtir... : La plupart des considérations qui suivent ont déjà été développées par Mérimée dans ses étutles : Essai sur V architecture religieuse du moyen âge, particuliéremcnl en France {Annuaire historique pour Vannée 1838, publié par la Société de l'Histoire de France, mai 1837). — Architecture militaire au moyen âge (Instructions du Comité historique des arts et monuments. Impr. royale, août 18431. Ces deux étud<\s ont été reproduites dans l'édition Calmann-Lévy {Éludes sur les arts au moyen âge, p. 1 et 219). — De l'architecture en France au XIX^ siècle {le Constitutionnel, 4 juin 1844K — I, '.Architecture du F" nu XVl'^ siècle, par .1. Oailhabaud {le ('onstilutiimncl, 12 juin 1851). — Des monuments

'le la France (le Moniteur universel, 1^' janvier 1853). Elles l'ont été également dans ses Notes de voyage et dans ses nombreux Rapports. En étudiant le détail, on s'aperçoit qu'il y a souvent concordance entre ses vues et celles de VioUet-le-Duc.

Page 222, n. 1. — Les couvents rassemblèrent... : Cf. Essai sur V architecture religieuse du moyen âge... [Études sur les arts au moyen âge, p. 11 ) .

Page 229, n. 1. — ...les origines de l'architecture gothique... : Cf. Essai sur l'architecture religieuse du moyen âge, particulièrement en France (cf. Études sur les arts au moyen âge, éd. Galmann-Lévy, p, 35-37). L'origine de l'ogive paraît à Mérimée un problème ardu (cf. lettre à Requien, Paris, 19 décembre [1834] {Revue de Paris. 15 mai 1898, p. 230). Entre 1834 et 1855, grâce à sa propre expérience et grâce aux travaux de VioUet-le-Duc, il a des vues plus nettes ; mais la grande autorité de son ami en la matière ne lui fait pas perdre son indépendance de jugement. — En 1858, il croit pouvoir montrer comment l'architecture gothique fut « inventée » [Album de Villard de Honnecourt. Le Moniteur universel, 20 décembre 1858. Article reproduit dans les Études sur les arts au moyen âge, p. 357). Sur Villard de Honnecourt, cf. Enlart, ouvr. cité. Architecture religieuse, t. II, p. 745. — Pour Mérimée, d'ailleurs, 0 l'ogive était connue en Orient avant de l'être en Europe et... les voyages des pèlerins en Terre-Sainte ont dû avoir pour résultat de la naturaliser chez nous » (lettre à Jaubert de Passa, 4 mai 1835. Revue d'histoire littéraire de la France, janvier-mars 1922, p. 29). Jaubert de Passa l'approuve [Ibid., lettre du 30 août 1835, p. 33).

Page 232, n. 1. — M. Quatremère de Quincy : Mérimée fait allusion au Dictionnaire historique d^ architecture du célèbre archéologue.

Page 234, n. 1. — Tout étant colossal dans le temple grec... : Mérimée a étudié les monuments de la Grèce sur place pendant son voyage en 1841. L'année suivante, il publiait

une étude intitulée : Monuments helléniques, dans la Revue générale de V architecture et des travaux publics (3" année, t. III, novembre 1842, p. 481-484). L'art grec le séduira toujours (cf. les Marbres d" H alicarnasse , dans la Gazette des Beaux- Arts, t. III, 15 juillet 1859, p. 65-78, avec deux gravures).

Page 243, n. 1. — A voir le nombre de charmantes illustrations... : Sur l'illustration du livre, cf. Goût, ouvr. cité, p. 78 et 100.

Page 245, n. 1. — Nous croyons ces reproches injustes ; nous les avons déjà combattus... : Sans doute lorsque Violletle-Duc est en cause. Mais, de très bonne heure, Mérimée s'est élevé contre l'imitation du gothique. Cf. De Varchitecture en France au XI X^ siècle [le Constitutionnel, mardi 4 juin 1844. — L'Architecture du V^ au XV I^ siècle et les arts qui en dépendent, par Jules Gailhabaud (le Constitutionnel, jeudi 12 juin 1851). — Discours à la Société des Antiquaires de Normandie (Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XX (1854), p. Li-LVii).

Page 246, n. 1. — Im condition de toute bonne architecture... : C'est la théorie que Mérimée a toujours soutenue (cf. articles cités dans la note précédente).

Page 247, n. 1. — En résumé la décoration... : C'est en partant do ce principe que, dans ses rapports, Mérimée insiste toujours sur la nécessité de sauver la construction d'abord, de veiller à l'appareil de l'édifice, quitte à sacrifier l'ornementation extérieure.

Page 248, n. l. — ... d'assimiler à une mode un art... : Cf.

Discours à la Société des Antiquaires de Normandie, ouvr.

cité, p. LV-LVii.

— , n. 2. — // «';/ n point de matériaux... : Cf. Essai sur

l'architecture religieuse du moyen âge, particulièrement en

France (Études sur les arts au moyen âge, p. 15).

Page 253, n. 1. — M. Beugnot... : érudit. Il est l'auteur de travaux historiques, en particulier des Coutumes du Beau-

vaisis (1842), et de Mémoires sur Vorigine et le développement des municipalités rurales en France. On saisit ici l'influence des Lettres d'Augfustin Thierry sur l'alTranchissement des communes (cf. Lettres sur Vhistoire de France. Paris. Sautelet, in-S». 1827, lettres XV à XXV, p. 210 à 467).

Page 258, n. 1. — Vi février 1859 : Le 22 janvier 1859, Mérimée écrivait de Cannes à Jenny Dacquin : «... J'ai fait un article sur le Dictionnaire du mobilier de VioUet-le-Duc, que je vais envoyer avec cette lettre. Je voudrais que vous le lussiez. Il est très court, mais il y a, je crois, une idée ou deux » ( Letlf-es à une Inconnue, t. II, p. 37).

— , n. 2. — M. Caritidès : « J'ai ajouté une phrase à notre éloge pour dire que nous sommes tous des Caritidès, » allusion au « fâcheux » de la comédie de Molière (cf. en particulier In Placet au Roi de la scène II de l'acte III). (Lettre du 24 mai 1849, à Vitet (?). Cf. Chambon, Notes sur P. Mérimée, p. 260.)

—, n. 3. — ... un livre vraiment utile et pratique... : Sur lo Dictionnaire raisonné du mobilier français, cf. Goût, ouvr. cité, p. 78-80.

— , n. 4. — Entretiens : Ces Entretiens sur V architecture commenceront à paraître chez A. Morel en 1863.

— , n. 5. — Ces trois ouvrages .. . : sur les travaux de Violletle-Duc à cette époque et sur l'organisation du service des édifices diocésains. Cf. Goût, ouvr. cité, p. 46-47. — Mérimée, Circulaire aux architectes diocésains, 1857 (cf. Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 344-346).

Page 260, n, 1. — M. Viollet-le-Duc explique fort bien... : Cf. Dictionnaire raisonné du mobilier français. Paris, Bance, in-8°, 1858. Conclusion, p. 415. — Mérimée expose cette Conclusion dans les pages suivantes.

Page 262, n. 1. — ... à Constantinople : Cf. Constantinople en ik03 [Bévue générale de V architecture et des travaux publics, avril 1841. Reproduit dans les Études sur le.^ arts au moyen âge, p. 305).

NOTES ET ÉCLAIHCISSEMENTS 'Ab9

Page 264, ii. 1. — Le luxe, dont les jouissances... : Cf. Dictionnaire raisonné du mobilier français, t. I, p. 423.

— , II. 2. — ... les très curieux inventaires de V argenterie des ducs de Bourgogne, publiés par le comte di' Laborde : Cf. les Ducs de Bourgogne, études stir les lettres, les arts et r industrie pendant le A' F® siècle et plus particulièrement dans les Pays-Bas et le duché de Bourgogne. Paris, 1849-

— , 11. 3. — Brantôme : Il s'agit de la coupe d'argent du duc d'Anjou, couvorlo do figures obscènes (cf. Œuvres complètes dojq antômo. Paris, Ronouard, 1882, iii-80, 1. TX, p. 45-49).

Page 266, n. 1. — V alliance de Vart avec l'industrie... : Mérimée reprendra trois ans plus tard ces idées dans son étude intitulée : Des applications de l'art à l'industrie à VExposition de Londres. Ameublement et décoration à V Exposition de Londres. Rapport sur l'Exposition, 11 juin 1862 (publié dans les Rapports du jury à Londres. Paris, Chaix, 6 vol. in-80, t. VI, p. 245-262. Un autre rapport, rédigé avec du Somiuerard, est publié t. VI, p. 263-282).

Page 267, n. 1. — Ce qui caractérise le mobilier du moyen âge... : 0 passage est emprunté à l'article : Mobilier des châteaux {Dictionnaire raisonné du mobilier français. Paris, Bance, 1858, t. I. p. 360).

Page 268, n. 1. — L'auteur fait remarquer... : Allusion à l'article : Fabrication des meubles. — f.e Huchier [nuvr. cité, p. 366).

— , n. 2. — Il ne faut pas copier Le trône d'un roi... : C.[. Dictionnaire raisonné du mobilier français, t. I, p. 423-424.

Page 269, n. 1 . — Page 'i7 du « Dictionnaire » : article Chaise.

Page 271, n. 1. — On en montre les nobles ais à Burgos : Le coffre — ou prétendu coffre — du (^id est, en effet, dans la cathédrale de Burgos.

Page 276, n. 1. — ...de l'origine de l'arc en tiers-point : Sur l'origine de l'ogive, cf. les études de Mérimée indiquées plus haut. ViolIi't-h'-Duc, Dirlinnnnir;' raisonné de Va''-

chiteclure française du XI'' au AT/® siècle. Paris, Bance, 1859, t. IV, p. 29.

Page 277, n. 1. — Quatremère de Quincy... : Cf. Dictionnaire historique d'architecture. Paris, A. Le Clerc, 2 vol. in-fol., 1832, t. II, p. 164 : Ogive, et Arcisse de Caumont, Abécédaire d'archéologie française, 3 vol. in-S*». Caen, 1850 [Ère gallo-romaine ; architecture religieuse ; architecture civile et militaire]. M. Enlart a montré le contresens que Caumont commet sur la signification du mot ogive (cf. Manuel d'archéologie française. I : Architecture religieuse, p. xvni, XXX et XLii).

— , n. 2. — ... architecture ogivale : La lutte contre le mot gothique n'est pas terminée. Cf. Enlart, ouvr. cité, p. xxxv-

— , n. 3. — Un professeur allemand... : Sulpice Boisserée, dans l'ouvrage cité plus haut (cf. Histoire et description de la cathédrale de Cologne, p. 46-47).

Page 278, n. 1. — ... un maître d'œuvre : Sur les maîtres d'oeuvre, cf. Enlart, ouvr. cité, t. II, p. 740.

Page 279, n. 1. — ... l'ancienne cathédrale de Vaison : Mérimée l'a étudiée à différentes reprises. Cf. Notes d'un voyage dans le midi de la France. Paris, Fournier, 1835, in-8°, p. 172-191. — Lettres à Requien (Revue de Paris, 15 mars 1898 : 3 juillet 1844, p. 251 ; 3 octobre 1845, p. 253 ; 13 avril 1846, p. 254).

— , n. 2. — ... dans la cathédrale de Chartres. Cf. Notes d'un voyage dans l'ouest de la France. Paris, Fournier, 1836, in-80, p. 9-14.

Page 280, n. 1. — ...et d'abord il se demande si on a inventé l'ogive : Cf. Dictionnaire raisonné de l'architecture française, t. IV. Article Construction, p. 29 et suiv.

Page 282, n. 1. — Je me souviens d'avoir lu dans une ancienne description des arènes de Nîmes... : Il semble qu'il s'agisse du livre intitulé : Des antiquités de la ville de Nismes, par le s' Deyron. A Nismes, in-8<', 1663. L'auteur disserte, en

effet, dans le chapitre xvii, sur la construction des arènes de Nîmes, t Et cette incomplection paroist en ce que toutes les pieres de cet auguste bastimens ayans esté taillées en chanfrain, comme les maçons appellent, et basties de la sorte... » (p. 100).

Page 285, n. i. — ... le perfectionnement des voûtes... : Cf. Enlart, ouvr. cité, t. II, p. 765.

Page 289, n. 1. — ... dans Vancienne abbaye de Fontevrnult. . . : Cf. Rapport sur les quatre statues de Fontevrault. Saumur, 24 décembre 1834 {Gazette des Beaux-Arts, 1875, t. XII, p. 180. Un paquet de lettres, par Clément de Ris. — Chambon, Notes sur Prosper Mérimée, p. 73-79).

Page 290, n. 1. — ...et quiconque a mangé un mouton au bivouac... : souvenir du voyage en Grèce et en Asie Mineure.

Page 291, n. 1. — L'architecte est-il seul responsable...? : Mêmes constatations dans l'article intitulé : De l'architecture en France au XIX^ siècle {le Constitutionnel, 4 juin 1844).

Page 1