‹ [Œuvres complètes] (volume 5)Chapitre 47 sur 71 · V. — Nouvelles perdues · texte numérisé non relu

V. — Nouvelles perdues

A vrai dire, quand on a lu et commenté les quatre contes réunis ici, on n'est point sûr d'en avoir fini avec les Dernières nouvelles de Mérimée.

Sa correspondance, en effet, contient des allusions nombreuses à de « petites drôleries » ou à des histoires terribles que nous ne semblons pas toutes connaître.

Voici, par exemple, un passage de la Correspondance Inédite :

« ... Si je vous parle des revenants, Madame, c'est que j'en rumine une histoire. C'est assez ridicule d'écrire des contes à mon âge et vous me le faites sentir avec beaucoup de raison; mais comment faire, quand on a cette démangeaison funeste d'écrire, pour s'en empêcher? J'ai beaucoup médité, quoiqu'il n'y paraisse guère, les conseils que vous me donnez. Je ne suis plus capable d'un effort qui dure, encore moins d'un ouvrage de raisonnement à éclairer le monde. »

Cette lettre, d'après sa date (18 février 1857), ne s'applique à aucune nouvelle que nous connaissions. Peutêtre cette histoire de revenants n'a-t-elle jamais été composée. Mais voici un autre passage obscur qui fait allusion à trois nouvelles d'un coup. De Paris, le 26 mai 1869, Mérimée écrit à l'Autre Inconnue :

« Pendant que j'étais à Cannes, j'ai fait deux petites nouvelles aussi morales que celles dont vous avez eu

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