‹ [Œuvres complètes]Chapitre 111 sur 135 · Vers d'AV magico prodigioso, comédie de Caldérun · texte numérisé non relu

Vers d'AV magico prodigioso, comédie de Caldérun

« l Pesada imaginacion Al parecer lisonjera, Cuando te he dado ocasion Para que desta manera Aflijas mi corazon .' »

5. Une comédienne fameuse de Lima, nommée la Perichole, eut un jour la fantaisie d'aller ù l'église en carrosse. Il y avait alors peu de voitures ù Lima, et elles appartenaient toutes ù des personnes de la plus haute distinction. La Perichole, qui était entretenue par le vice-roi du Pérou, obtint, non sans quelque peine, que son amant lui fit don d'un carrosse magnifique, dans lequel elle se montra par la ville, uu grand étonnement des Liméniens.

Après avoir joui de son carrosse pendant une heure à peu près, saisie tout ù coup d'un accès de dévotion, elle en fit don* ù l'église cathédrale, voulant qu'il servît ù transporter rapidement les prêtres qui iraient administrer les secours spirituels aux uialades. Elle fit*, de plus, une fondation pour l'entretien de cette voiture. Depuis ce temps, le Saint-Sacrement est porté en carrosse, à Liiua*, et le nom de la comédienne est en grand honneur.

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