‹ [Œuvres complètes]Chapitre 121 sur 135 · II. — ESQUISSE D'UN DRAME · texte numérisé non relu

II. — ESQUISSE D'UN DRAME

Sur le drame que Mérimée ébauche avec Stendhal, cf. : H. B., par un des Quarante. Paris, La Connaissance, in-16,

A. Séché. Stendhal. Paris, L. Michaud, in-12, s. d., p. 162. P. Trahard. La Jeunesse de Prosper Mérimée, p. 140-141.

GROMWELL

Le sujet est à la mode. Il semble que Mérimée, comme Balzac, puis Hugo, s'inspire du livre de Villemain, Histoire

de CroinweU, d'après les mémoires du temps et les recueils parlementaires. Paris, Maradan, 1819, 2 vol. in-8<».

Cf. Léon Séché. Le Cénacle de Joseph Delorme, 1827-1830. Paris, Mercure de France, 1912, 2 vol. in-16, t. 1, p. 91.

Sur l'ouvrage même, cf. :

Mérimée. Lettre à Lingay. Coulommiers, 9 avril 1822 (cf. Introduction, p. ni).

Delécluze. Souvenirs de soixante années. Paris, M. Lévy, in-12, 1862, p. 223-224.

(Dans le Journal (encore inédit), il n'est pas question de CromweU.)

G. Planche. Revue des Deux Mondes, l^"" septembre 1832, t. XIII, p. 590 (cf. Portraits littéraires. Paris, De Werdet, in-80, 1836, p. 235).

M. Tourneux. P. Mérimée, comédienne espagnole et chanteur illyrien (VAge du Romantisme. Paris, Ed. Monnier, gr. in-80, 1887, p. 3).

E. Biré. Portraits littéraires. Lyon, Vitte et Perrussel. in-80, 1888, p. 12-14.

F. Baldensperger. Goethe en France. Paris, Hachette, in-S", 1904, p. 100-101.

V.-M. Yovanovitch. La Guzla de Prosper Mérimée. Grenoble, Allier, gr. in-S*», ch. m, p. 194.

Jules Marsan. La Bataille romantique. Paris, Hachette, in-12, 1912, p. 23, 133-135.

Chambon. Mérimée et la société anglaise (Revue de littérature comparée, juillet-septembre 1922, p. 398).

P. Trahard. La Jeunesse de P. Mérimée, p. 141-143.

Pour la comparaison avec le CromweU de Balzac, cf. :

Correspondance d'Honoré de Balzac, 1819-1850. Paris, Calmann-Lévy. 2 vol. in-12, 1876, l. I, p. 6, 8, 10, 25, 27.

Chainpfleury. Grandes figures d'hier et d'aujourd'hui. Paris, Poulet-Malassis, in-12, 1861, p. 98.

Lo Breton. Balzac, l'homme et l'œuvre, Paris, Colin, in-12, 1905. p. 12...

Brunetière. Honoré de Balzac. Paris, Calmann-Lévy, in-12, s. d., p. 31.

M. Bouteron. La Première tragédie de Balzac : Cromwell [Revue des Deux Mondes, l^r décembre 1923, p. 649).

L.-J. Arrigon. Les Débuts littéraires d'H. de Balzac. Paris, Perrin, in-12. 1924, p. 37.

LA BATAILLE

Voici comment le Catalogue des livres composant la bibliothèque de feu M. Gh. Delafosse (Paris. J. Meynial, in-8°, s. d.. 2« partie) présente cette œuvre :

« Mérimée (P.). la Bataille, s. 1. (29 avril 1824) ; manuscrit 4 fT. mar. olive, fil., double comp. de 5 fil. entrelacés, dos orné, doublé de mar. citron, 6 fll. dor., gardes de soie verte, tr. dor. (Lortic).

« Précieux manuscrit de Prosper Mérimée. Il n'est pas inédit et a paru dans VAge du Romantisme.

« Ce manuscrit de 4 feuillets in-4o carré, écrits recto et verso, ne contient que de très rares ratures.

« La Bataille est la première nouvelle de Mérimée connue jusqu'ici ; c'est un épisode emprunté à l'histoire de la deuxième guerre des États-Unis contre l'Angleterre (1812).»

C'est M. Tourneux qui. en 1887. publia le texte dans VAge du Romantisme. Le manuscrit appartient à M. lo vicomte de Suzannet.

Cet essai semble avoir été inspiré à Mérimée par Byron et trahit le goût du jeune homme pour les sujets dramatiques tirés de l'histoire contemporaine.

Cf. F. Chambon, Lettres inédites de Prosper Mérimée, p. XV, n. 1.

P. Trahard, La Jeunesse de Prosper Mérimée, p. 137-140,

Clara Gazul i»

ART DRAMATIQUE EN ESPAGNE [U Globe, 13, 16, 23. 25 novembre 182^1)

On avait hésité à attribuer ces quatre articles à Mérimée (cf. G. Michaut, Sainte-Beuve avant les Lundis. Paris, Fontemoing, in-S», 1903, p. 54, note 2). — Cf. V. M. Yovanovitch, la Guzla de Prosper Mérimée. Grenoble, Allier, in-8°, 1910, p. 195.

Toutefois, M. Morel-Fatio, sans donner de preuves, avait cru pouvoir attribuer ces articles, au moins le troisième, à Mérimée (Revue d'hi.itoire littéraire de la France, janvier-mars 1920, p. 64).

Mais si l'on attribue le troisième à Mérimée, pourquoi ne pas lui attribuer les autres, puisque les quatre articles forment un développement suivi? J'ai cru pouvoir le faire et j'en ai donné les raisons dans la Jeunesse de Prosper Mérimée, p. 146-156.

A ces raisons, qui n'ont pas été contredites jusqu'à ce jour, on peut ajouter celles-ci :

1° Dans les Lettres d'Espagne, Mérimée parle à nouveau de l'acteur Maïquez (Madrid, 25 octobre 1830, éd. Calmann-Lévy, p. 279).

20 L'analyse qu'il donne de la Mojigata de Moratin annonce le Ciel et l'Enfer qu'il est en train de composer ; doria Clara va devenir dofia Urraca, et ce que Mérimée dit de la première s'applique exactement à la seconde.

3*> On verra par les Éclaircissements sur le Théâtre de Clara Gazul combien l'esprit de Voltaire et de Montesquieu, dont il est question dans l'article du 23 novembre 1824, imprègne ce théâtre.

Quant aux documents que Mérimée utilise, ils proviennent des littératures, comme celle de Bouterwek (2 vol. in-8'> traduits de l'allemand en 1812) ou de Simonde de Sismondi (De la littérature du midi de VEurope. Italie et Espagne, 1813, 4 vol. in-8o).

Mérimée utilise dans les Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers, traduits en français par MM. Aignan, Andrieux. De

NOTES ET ÉCLAIKCISSEMENTS 451

Baraute... (Paris, Ludvocul, 1822), les deux volumes consacrés au théâtre espagnol (traduits par A. LaBeaumelle et J. d'Ësménard).

Il sait d'ailleurs assez d'espagnol pour recourir aux originaux, et il a lu dans le texte un certain nombre de pièces qui ne sont pas traduites dans les Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers ni ailleurs, par exemple les tragédies de Cienfuegos (article du 16 novembre), quelques pièces de Comella (article du 23 novembre) et des comédies de Moratin comme la Mojigata (article du 25 novembre). Enfin, il est hors de doute qu'il connaît à fond Don Quichotte : le Prospectus sur Don Quichotte et la Notice historique sur la vie et les ouvrages de Cervantes sont en préparation ; la Notice paraîtra en tête de la traduction de Don Quichotte, par Filleau de Saint-Martin, que son ami Sautelet rééditera en 1826.

Page 33. — Théâtre de Clara Gazul : le nom propre Gazul est emprunté aux Romances de Gazul, dans les Romances moriscos novelescos (Biblioteca de autores espanoles, por Don Agustin Duran. Madrid, Rivadeneyra, 1849, t. X : Romancero General, 2 vol. in-8o, t. I, p. 12 à 23 (vingt romances sur Gazul : pièces 29 à 48) et p. 13, note 1).

L'épigraphe : « Pensaran vuestras mercedes... » est empruntée à Don Quichotte (cf. Biblioteca de autores espactoles..., por D. Buenaventura Carlos Aribau. Madrid, impr. Rivadeneyra, in-8°, 1846; Obras de Cervantes Saavedra. Don Quijote de la Mancha. Prologo, 11^ partie, p. 356). Le paragraphe commence par : « Habia en Sevilla un loco... » Le texte exact est : « Pensaran vuesas mercedes ahora que es poco trabajo hinchar un perro. Pensarà vuesa merced ahora que es poco trabajo hacer un libro... ». — « Vos Grâces penseront-elles maintenant que ce soit un petit travail que d'enfler un chien? Votre Grâce pensera-t-elle maintenant que ce soit un petit travail que de faire un livre? » (sur le sens et la portée de cette phrase, cf. E. Martinenche, U Espagne et le Romantisme français. Paris, Hachette, 1922, p. 107-108).

452 NOTES ET ÉCLAIUCISSEMENTS

Dans Béalrix, Balzac fera publier en 1822 par son héroïne Félicie des Touches une imitation du théâtre espagnol. C'est la supercherie de Mérimée qui lui en donnera l'idée. « De même que Clara Gazul est le pseudonyme femelle d'un homme d'esprit... », dit-il, et il ajoute : « Tout le monde connaît aujourd'hui les deux volumes de pièces non susceptibles de représentation, écrites à la manière de Shakespeare ou de Lopez de Vega, publiées en 1822, et qui firent une sorte de révolution littéraire, quand la grande question des romantiques et des classiques palpitait dans les journaux, dans les cercles, à l'Académie... » (Béatrix. Œuvres illustrées de Balzac. Paris, Michel Lévy, 1867, t. V, p. 13). Le souvenir de Clara Gazul est clairement évoqué par Balzac.

Page 35, ligne 2. — ... le régiment suisse de Watteville : Watteville est une baronnie de Franche-Comté, et il existe un Watwyl en Suisse. On ne connaît pas de régiment suisse de ce nom. Sur les régiments suisses cantonnés en Espagne, et peu aimés des Espagnols, cf. A. de Beauchamp, Collection des Mémoires relatifs aux révolutions d'Espagne. Paris, L.-G. Michaud, 2 vol. in-8o, 1824, t. II, p. 210 et passim.

— , ligne 7. — ... du Père Fray Roque... : Quant à la tutelle dont ce Père serait chargé, elle est historiquement impossible ; le titre de Fray indique un membre du clergé régulier ; les inquisiteurs ne touchaient pas de traitement, mais jouissaient d'une prébende dans une église. On np voit pas comment un religieux dominicain, chanoine régulier et membre de l'Inquisition, peut avoir sa nièce chez lui.

— , ligne 8. — ... inquisiteur au tribunal de Grenade : c'était donc un Dominicain. On retrouvera le tribunal de l'Inquisition de Grenade dans Une Femme est un Diable : j'indiquerai alors où Mérimée .se documente sur l'Inquisition.

— , ligne 10. — ... que la sagesse du roi d'Espagne vient de

supprimer : l'ordre des Dominicains n'a jamais été supprimé par mesure spéciale. L'Inquisition a été abolie en 1820, rétablie en 1823, supprimée définitivement en 1835, mais l'ordre de Saint-Dominique a subsisté.

Page 36, ligne 2. — ...la guerre de l'indépendance : la guerre contre Napoléon.

— , ligne 26. — Cuando me paria... : Cette chanson bohémienne paraît être de l'invention de Mérimée.

— , ligne 30. — ... du tendre Maure Gazul. . . : cf. Romancero General (éd. A. Duran, 1851), en particulier Romances .Moriscos Novelescos, pièces 29 à 45.

Page 37, ligne 31. — ... la Mojigala (la Femme hypocrite) : comédie de Moratin, dont Mérimée a fait une longue analyse dans l'article du Globe du 25 novembre 1824 : c'est le Tartufe espagnol.

Page 38, ligne 11. — Jovén galàn : pléonasme, le galàn qui est l'amoureux, l'Éraste des comédies espagnoles, étant toujours jeune.

— , ligne 14. — ... l'insurrection des troupes cantonnées dans VUe de Léon : la révolte des troupes cantonnées dans l'île de Léon éclate le 5 janvier 1820.

— , ligne 18. — ... les constitutionnels de Cadiz : il eût été très imprudent d'accepter ce titre avant la révolution !

— , ligne 19. — ... massacre du 10 mars : l'émeute eut lieu exactement les 7 et 8 mai-s.

— , ligne 20. — ... leales de Fernando Sétimo : les loyaux partisans de Ferdinand VIL

— , ligne 24. — ... la Saynète : saynète est du masculin en espagnol (dans le Carrosse du Saint-Sacrement, Mérimée écrira le saynète).

Page 39, ligne 2. — ... serviles : nom que se donnaient à eux-mêmes les réactionnaires les plus farouches.

— , ligne 3. — Quiroga : C'est Quiroga qui prit avec Riego le commandement de « l'armée nationale » après la révolte du 5 janvier 1820.

— , ligne 3. — ...la dame de leurs pensées : Cette Clara Gazui

qui chante sur la scène avec la cocarde iiationale rappelle étrangement Amarylis (de son vrai nom Maria de Cordova y de la Véga), actrice célèbre du commencement du xviii® siècle, à la fois danseuse, comédienne et musicienne, à laquelle Calderon fait allusion dans la Dama Diiende (J. I, se. 1) (cf. trad. A. de La Tour, t. II, p. 88) et Lope de Vega dans El Robo de Helena. Mérimée songe probablement aussi à cette jeune Espagnole que chante Byron. « Pendant mon séjour à Séville, je l'ai vue se promener souvent au Prado, portant les décorations et les médailles que la Junte lui avait données » [Pèlerinage de Childe Harold. trad. A. Pichot. Furne, 1836, t. II, ch. i, p. 189. note 2). Car cette Espagnole quitte la guitare pour « la cotte de mailles des guerriers » et se mêle, comme Clara Gazul. aux luttes politiques.

Page 40, ligne 17. — A V index : mieux aurait valu dire au pilon. — Le 28 septembre 1823, les Cortès abdiquèrent entre les mains du roi et les serviles triomphèrent.

Page 41, ligne 4. — Que el orbe... : Que le monde s'émerveille, et en nous admire les fils du Cid ! Cette épigraphe semble avoir été faite par Mérimée. Sur la mode des épigraphes, due à l'influence de W. Scott, cf. Simonde de Sismondi. Avertissement de Julia Severa ou VAn 492.

— , ligne 7. — Avertissement : Cet Avertissement est copié dans la Biographie nouvelle des contemporains ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, par MM. Arnault, Jay, Jouy, Norvins. Paris, Librairie historique, 1820, 20 vol. in-80. article Im Romana. J'indique dans les variantes les changements que Mériméa apporte au texte.

Mérimée reproduit la forme Biriatori : c'est Biriatou, près d'Hendaye ; D. Ventura Caro, oncle de Pedro Caro

y Sereda, marquis de La Romana, commandait l'armée espagnole en Guipuzcoa.

C'est probablement Lingay qui indiqua à Mérimée les livres indispensables à consulter sur La Romana (cf. Lettre inédite de Mérimée à Lingay. Coulommiers, 21 septembre 1823. J'en ai donné les passages principaux dans la Jeunesse de Prosper Mérimée, t. l, p. 90). — Il a certainement utilisé la Collection des Mémoires relatifs aux révolutions d'' Espagne, mis en ordre et publiés par Alphonse de Beauchamp. Paris, L.-G. Michaud, 1824, 2 vol. in-S®, en particulier la 5® étude du t. II : Journal sommaire de^ opérations de Varmée sous les ordres du marquis de La Romana, par un officier espagnol..., communiqué par Don Joachim de Osma, traduit sur le manuscrit original par M. de La Roquette (suivi des lettres de Don Juan del Castello y Garroz et de la correspondance du contre-amiral Keats), p. 267 à 297.

Page 47, ligne 22. — ... à la seconde journée... : Pour la partie technique du Théâtre de Clara Gazul, Mérimée s'inspire des Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers, allemand, anglais, chinois, danois, espagnol..., traduits par MM. Aignan, Andrieux, De Barante... Paris, Ladvocat, 1822-1823, 25 vol. in-8°. C'est aux pièces espagnoles publiées dans cette collection qu'il fait la plupart de ses emprunts. Je ne crois pas qu'à cette époque (il a vingt ans quand il compose son livre) il ait poussé beaucoup plus avant l'étude du théâtre espagnol.

Page 48, ligne 27. — ... la guerre des Quadrilles : L'expression est ambiguë, quadrille désignant en français une figure de danse, et cuadrilla voulant dire en espagnol bande, troupe (de brigands).

Page 50, ligne 13. — Qu'est-ce que cela vous fait qu'il y ait de V unité... : Toutes ces idées révolutionnaires sur l'art dramatique sont inspirées par Racine et Shakespeare de Stendhal (cf. la Jeunesse de Prosper Mérimée, p. 110-124).

— , ligne 26. — ... cette maudite constitution!... Allusion au régime constitutionnel de 1820.

Page 51, ligne 20. — ... dans les antichambres de Gudoy : Sur Godoy, cf. De Beauchamp (ouvr. cité, t. I : Mémoires de Théodore Chemineau, p. 109-119).

Page 55, ligne 20. — ... avec leurs longues moustaches : Les Espagnols étaient soigneusement rasés (cf. Ramon de la Cruz, El Petimetre, trad. A. de La Tour. Paris, Michel Lévy. in-12, 1865, p. 346-347).

Page 56, ligne 20. — ... avec V armée du Prince : Pour la partie historique de la comédie, Mérimée se sert de la Biographie nouvelle des contemporains..., du livre d'A. De Beauchamp (t. U, p. 5) — et peut-être des Beautés de V histoire des Espagnes, ou Grandes Époques de celte histoire, par Mme D***, 2^ éd. Paris, Alexis Eymery, in-16, 1818 (où il puisera également pour Inès Mendo).

11 est curieux de constater l'exactitude des détails en comparant cette œuvre de fantaisie à deux gros ouvrages d'érudition moderne : Les Espagnols à la Grande Armée. Le corps de la Romana, 1807-1808; le Régiment Joseph- Napoléon, 1809-1813. Paris, Berger-Levrault, in-8o, 1899. et : En Danemark. Les Espagnols du marquis de La Romana, 1801-1808, par le colonel Godchot. Paris, A. Picard, gr. in-8°, 1924. — Le Consulat et V Empire de Thiers donnera également d'utiles points de comparaison (t. VIII, p. 28).

Voici quelques confrontations entre la pièce de Mérimée et l'ouvrage de Boppe : P. 55 : ... musique, parade, tabac, Boppe, p. 46, 47 et 76, n. 1. — P. 56 : ... ils trouvent Vile un peu froide..., Boppe, p. 30, n. 2. — P. 56 : ... avec l'armée du prince..., Boppe, p. 34. — P. 56 : Espagnols, Danois, Hanovriens..., Boppe, p. 20. — P. 57 : ... /es Anglais avec leur sucre..., Boppe, passim. — P. 57 : ... soupçonner la fidélité du marquis de La Romana..., Boppe, p. 41. — P. 57 : ... leur peau est si noire..., Boppe, p. 30, n. 2. — P. 59 : ... ils s'y ennuient..., Boppe, p. 49. — P. 59 : Ils sont malheureusement en Danemarck, Boppe, p. 34. — P. 59 : ... le marquis de La Romana..., Boppe, p. 12, n. 5. — P. 60 : ... avec de petits ci-

NOTES ET ÉCLAiaClSSEMEKTS 457

gares.,., lioppo, p. 48. — P. 63 : ... nous soiuiiies sans nouvelles..., Boppe, p. 38. — P. 69 : Oh/ Espagne, Espagne..., Boppe, p. 40. — P. 70 : ... V armée du prince de Ponte Corvo..., Boppe, p. 34. — P. 73 : ... son régiment était en Holstein..., Boppe, p. 34. — P. 80 : ... un officier anglais..., Boppe, p. 44, 50. — P. 81 : ... fa flotte anglaise..., Boppe, p. 51, 55. — P. 84 : ... cet homme est un espion..., Boppe, p. 52. — P. 91 : ... avec sa guitare..., Boppe, p. 47-48. — P. 104 : Vous correspondez avec les Anglais..., Boppe, p. 52. — P. 111 : ... les Danois, les Hanovriens..., Boppe, p. 20. — P. 119 : Nos régimens se concentrent sur Nyborg..., Boppe, p. 52-53. — P. 133 : ... demain, l'amiral anglais jettera l'ancre..., Boppe, p. 55. — P. 134 : ... au colonel de Zamora..., Boppe, p. 21 ; — ...les grenadiers de Catalogne... Ibid., p. 21 ; — ... un fandango, Ibid., p. 49. — Pour les événements militaires dont il est question dans les pages 135 à 142. cf. Boppe, p. 51, 55, 57-58, 60, n. 4, 62, 76.

Page 59, ligne 2. — C'est ici que sont cantonnés les Espagnols... : Sur la répartition des troupes, cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II : Journal sommaire du marquis de La Romana, p. 273-289.

Page 60, ligne 2. — ...il est vieux : La Romana a quarantesept ans ; le résident le vieillit à dessein.

— , ligne 21. — Son caractère?... ma foi... : Mérimée usera du même procédé dans la Chronique du temps de Charles IX, ch. viii, p. 110 (éd. Calmann-Lévy).

Page 62, ligne 17. — Mais avec un grand manteau sombre... : C'est la cape « couleur chocolat » dont il est question dans Mes réminiscences de l'Espagne. Esquisse rapide des mœurs et usages de ces contrées célèbres. — Tactique des guérillas et des miquelets. — Tableau des bandes de brigands de la péninsule et anecdotes ayant trait à ce peuple singulier par le Petit Diable boiteux de la Vieille Castille. Paris, Constant Chantpie, in-8°, 1823. — Ce livre a fourni aux romantiques une foule de détails pittoresques sur l'Espagne, car il est, en quelque sorte, un répertoire

458 NOTES ET ÉCLAIKCISSEMENTS

de couleur locale. Mérimée l'a utilisé habilement, surtout dans le Ciel et V Enfer.

Page 63, ligne 12. — Il y a six niois, monsieur, que nous sommes sans nouvelles de VEspagne : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II : Journal sommaire du marquis de La Romana, p. 268.

Page 66, ligne 4. — Vimeira : Sur cette bataille et sur Junot, cf. De Beauchamp, ouvr. cité. t. II, p. 327-334 : Notice sur Junot.

Page 69, ligne 18. — Eh bien! si je veux revoir T Espagne... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I : Mémoires de Arias, p. 53 : éloge de la liberté, haine des Espagnols pour les Français.

Page 70, ligne 1. — Ici une armée nombreuse... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II : Journal sommaire du marquis de La Romana : détail des opérations, p. 272-297. Mérimée suit fidèlement ce récit très circonstancié.

Page 72, ligne 3. — ... et à la petitesse de vos pieds... : Cf. la chanson : Brève el pie coma Andaluz (cf. Desdevises du Dézert, L'Espagne de V ancien régime. Paris, Lecène, 3 vol. in-80, 1897, t. I, p. 255).

Page 73, ligne 13. — Les Français sont bien détestés en Espagne aujourd'hui : Nulle part cette haine n'éclate mieux que dans les Mémoires publiés par De Beauchamp (cf. en particulier t. I : Mémoires de Arias, p. 50 à 55 ; t. II : Mémoires du capitaine de frégate Pierre Baste, p. 11. « L'abus du droit des gens et des nations révolta les Espagnols qui passèrent subitement à notre égard des formes de la politesse et de la bienveillance à une arrogance menaçante. Des soldats français furent assassinés isolément ; les esprits s'aigrirent; les Espagnols se montraient jaloux de leurs droits, les Français de la réputation de leurs armes ; de là une animosité mutuelle qui finit par de la férocité. » — P. 21 : pillage de Cordoue par les Français. — P. 35 : pillage de Jaën. — P. 73 : « Nous reçûmes toutes sortes d'avanies sur le pont d'Ecija ; les femmes nous crachaient

NOTES ET ÉCLAIHGISSEMENTS 459

au visage ; nous frémissions, mais le moindre mouvement d'indignation nous eût fait assassiner. » — Mémoires de Pigiiela, p. 213 : représailles espagnoles, « indignités les plus révoltantes ». — Cf. également Lettres et documents pour servir à Vhistoire de Joachim Murât, 1767-1815, publiés par S. A. le prince Murât. Paris, Pion et Nourrit, 1911, 7 vol. in-80, t. V. p. 331-464 ; t. VI, p. 14, 18, 49. 197. 205, 208.

Page 73, ligne 23. — Oh! cette barque... : Cf. le récit du naufrage de Don Juan dans El Burlador de SeviUa, de Tirso de Molina (J. I, se. 11).

Page 78, ligne 12. — ... un portrait de jemme que son Excellence va nous montrer : Rien de plus fréquent dans la comédie espagnole que le rôle joué par un portrait (cf. Calderon, El Secrelo à Voces, J. I. se. 2 ; J. II, se. 3). — Mujer, llora, y venceras : rôle joué par le portrait de la duchesse Inès. — El mayor monstruo los celos : rôle joué par le portrait de Marianne qui excite la jalousie d'Hérode. — Lope de Vega. Amar sin saber a quien, J. I. se. 5 ; J. II. se. 4. — Tirso de Molina, La Villana de Vallecas, J. I, .se. 11, portrait de dofia Violante, etc..

Page 80, ligne 18. — Un officier anglais, le lieutenant du Royal George, envoyé par l'amiral de la station... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II : Journal sommaire du marquis de La Romana, p. 271. En réalité, c'est le sous-lieutenant Fabrègues qui apporte des nouvelles aux Espagnols en débarquant secrètement dans l'île de Langeland, puis à Nyborg (6-7 août 1808). Le contre-amiral (et non l'amiral) en question est le contre-amiral Keats.

Page 81, ligne 1. — Mourir pour lui, pour la liberté!... ; Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I : Mémoires de Arias, p. 53... L'esprit de Arias passe, très affaibli, dans celui de Don Juan; mais quelle différence d'accent! — Byron a chanté dignement la résistance farouche des Espagnols (cf. le Pèlerinage de Childe Harold, ch. i, str. 86, 87, 88. 89. — Œuvres complètes de L. Byron, trad. P. Paris. Paris, Dondey-Dupré, 1830, t. III. p. 47-48).

460 NOTES ET ÉCLAinCISSEMENTS

Page 81, ligne 6. — ... la flotte anglaise jettera V ancre... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 279-280 et suiv.

Page 82, ligne 18. — De quelle ardeur ne devons-nous pas être enflammés... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I : Mémoires de Arias, p. 53-55.

Page 83, ligne 5. — Madame de Tourville, Madame de Coulanges : C'est encore De Beauchamp qui donne à Mérimée le prototype de ses deux espionnes. Cf. ouvr. cité, t. I : Mémoires de Théodore Chemineau, agent secret, qui espionne la cour de Madrid pour le compte du grand maréchal du palais Duroc, duc de Frioul, et s'introduit dans les maisons à la faveur d'un commerce de brocantage de bijoux et de pierreries (p. 105). — Voici, de façon plus précise, la phrase qui a peut-être suggéré à Mérimée l'idée de ses « mouchardes » : « J'étais à Madrid depuis un mois, écrit Chemineau ; c'était surtout à la faveur d'une femme attachée à la marquise de Musquiz, dame de la cour, que je me procurais les renseignements les plus exacts et les plus circonstanciés sur les démarches du prince de la Paix... (p. 103). »

Page 83, ligne 24. — Un complot!... : En 1825, les complots sont encore à la mode (1816 : conspiration de « l'épingle noire » ; complot des patriotes ; complot de l'avocat Didier ; — 1817 : conspirations de Bordeaux, de Lyon... ; — 1820 : complot de Paris ; — 1822 : complots de Saumur, de Belfort, de Colmar, de la Rochelle...). Cf. sur les complots de l'époque impériale : La Police secrète du Premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Fouché à l'Empereur, 1804-1805, publiés par D'Hauterive. Paris, Perrin, in-80, 1908. Table analytique, p. 525. — Cette manie du complot va devenir un thème littéraire, et Mérimée est un des premiers à l'exploiter. Deux ans après lui, Dittmer' et Cave le reprennent (cf. M. De Fongeray, Les Soirées de Neuilly. Paris, Montardier, 2 vol. in-8o, 1827. T. I, p. 91 : Une conspiration de province, t. II, p. 5 : Malet ou une conspiration sous V Empire).

Page 85, ligne 14. — ... la cachette du général Picfiegru : Cette anecdote sur l'arrestation de Pichegru semble être de l'invention de Mérimée.

Page 89, ligne 20. — ... assez longtemps pour conserver un tendre souvenir de cette noble cité... : L'éloge de Séville est un lieu commun chez les écrivains espagnols (cf. Cervantes, El Bufian Dichoso, trad. Royer, J. II, p. 173-174). — Lope de Vega, La Estrella de Sevilla, J. I, se. 2 ; J. III, se. 6 et 7. — El anzuelo de Fenisa, J. I, se. 3 ; J. II, sc.2, et El cierto por el Dudoso, J. I, se. 1. — Tirso de Molina, El Burladnr de Sevilla, J. II, sc. 3. — Alarcon, Ganar Amigos, J. I, se. 11. On retrouve cet éloge chez Lesage, Gil Blas, 1. X, ch. X, et chez Byron, Le Pèlerinage de Childe Harold, ch. i, str. 65 [Œuvres complètes de L. Byron, trad. P. Paris, 1830, t. III, p. 37). — Don Juan (ch. i, str. 8 ; Ibid., t. I, p. 79). — A. Dumas n'aura garde de l'oublier (cf. Don Juan de Marat'ia, A. I, sc. 4).

— , ligne 26. — Ah! ce sont des gens bien courageux, des Bomains du temps de Jules César : Cf. Lope de Vega, La Estrella de Sevilla. « Les gens do ce pays-ci font vraiment pâlir la vertu romaine « (J. III, sc. fi, t. I, p. 55 de la trad. E. Baret. Paris, Didier, 1869).

Page 91 , ligne 1 . — Un chevalier amoureux d'une Moresque. . . : Cf. Bomancero General (éd. A. Duran, 1851), en particulier t. I : Boniances Moriscos Novelescos, pièces 29 à 4fi : la belle Mauresque Zaida, Gazul, Celinda...

Page 91, ligne 4. — Bomance : Pastiche des pièces mauresques on question (cf. Martinenche, U Espagne el le Bomantisme français, p. 105). — Cf. les romances dans le théâtre de Calderon (Aniar despues de la muerte, J. I, se. 1 ; J. II, sc. 2), de Tirso de Molina, Don Gil de las calzas verdes, J. I, sc. 8..., etc.. ; — le chant d'Adeline sur le Frère des ordres gris, dans Don Juan de Byron (ch. xvi, stances 39- 40, trad. P. Paris, t. II, p. 273-274).

— , ligne 5. — Alvar de Luna : personnage du Bomancero. Mérimée a pu le rencontrer dans les Bomances historiques

traduites de V espagnol par Abel Hugo. Paris, Pélicier, in-16, 1822 (cf. Romances d'Alvar de Luna, p. 256-275), car il a certainement connu cette adaptation.

Page 91, ligne 24. — ... parce que Zobéide était Maure et qu'il était chrétien... : Cf. Lope de Vega, Los Melindres de Belisa (trad. Baret, qui intitule la pièce : Les Caprices de Bélise). T. Il, p. 1, J. II, se. 6. Celia : « Est-ce que, n'étant pas chrétienne, il m'est permis de l'aimer? » Se. 7. Lisarda (à Don Juan) : « Laisse cette Moresque, n'oublie pas qu'elle est Moresque ; ne tente pas de la séduire : c'est un délit qui pourrait nous coûter argent et honneur! ») Cf. Chronique d'Avila — poème d'Ulloa sur les amours d'Alphonse VIII et de la juive Rachel.

Page 100, ligne 27. — Madame de Coulanges, seule... : Mérimée imite les interminables monologues et les longs récits du théâtre espagnol (cf., par exemple, Calderon, Mejor esta que estaba (éd. Hartzenbusch. Madrid, 1851, gr. in-S». Biblioteca de autores espanoles). J. I, se, 4, se. 7, se. 10 ; J. II, se. 8, se. 18, se. 19, se. 20 ; J. III, se. 1...). A secreto agravio sécréta venganza (trad. A. de La Tour, t. I, p. 213. J. II, se. 6 ; J. III, se. 2, se. 6, se. 8, se. 16...). Ercilla avait transposé le procédé dans le poème épique (cf. VAraurana, trad. Defauconpret, t. I, eh. xiii, p. 374, note 1).

Page 104, ligne 3. — « Tous vos projets sont connus .. . » .-Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 271-276 (rôle du capitaine Graves), p. 308 et 315 (rôle d'un officier espagnol).

Page 107, ligne 3. — « La flotte anglaise... » ; Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 280 et suiv. Les forces navales de Keats mouillent à quatre milles à l'est de Nyborg et La Romana est reçu à bord du navire Le Superbe (Journée du 12 août), p. 289-290, 296, 307 et suiv. [Correspondance du contre-amiral anglais Keats, relative à la libération de V armée espagnole en Danemarck).

Page 110, ligne 19. — Charles Leblanc. . . .• Ce type de soudard rappelle, dans ses manières et dans son langage, le soldat Gareès de Amar despues de la muerte de Calderon (cf. J. II,

NOTES ET ÉCLAinCISSEMENTS 463

se. 1). — Dittmer et Gavé ne l'oublieront pas dans les Français en Espagne (Les Soirées de Neuilly, t. I, p. 275).

Page 111, ligne 20. — La flotte d'Héligoland est partie... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 290-297.

Page 112, ligne 14. — « 7'ai le corps meurtri comme une pomme cuite... » ; C'est le langage de Murat. «J'ai le c... rond comme une pomme!... » Cf. Portraits historiques H littéraires : Henri Beyle (éd. Calmann-Lévy, p. 188), où Mérimée donne de nombreux exemples de cette « éloquence martiale ». Ces exemples, il les tenait de Stendhal. « Nous aimions à l'entendre parler des campagnes qu'il avait faites avec lui (l'Empereur). Ses récits ne ressemblaient en rien aux relations offlcielles. » [Ibid., p. 187.)

Page 114, ligne 1. — Million de tonnerres ! c^est ma mère... : Rien de plus fréquent que ces reconnaissances dans le théâtre espagnol. Cf. Calderon, Casa con dos puertas mala es de guardar. — Un peu plus loin (p. 66), Mérimée usera du « coup de théâtre », non moins fréquent.

Page 119, ligne 11. — Nos régimens se concentrent sur Nyborg : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 280 etsuiv,, 320-321.

Page 120, ligne 18. — t Je sais que l'Espagne... » ; On verra combien pâle est le langage de Don Juan à côté du style andalou en le comparant au vigoureux tableau que brosse Arias, ému par les malheurs de sa patrie (cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I, p. 48-55).

Page 120, ligne 25. — Si le plus ardent amour... : Cf. l'intrigue amoureuse entre Carlos et Flora dans Mejor esta que estaba, J. III.

Page 121, ligne 9. — Oui, don Juan, je vous aime : Mérimée se rappelle-t-il ici la Courtisane amoureuse de La Fontaine ?

Page 133, ligne 18. — Demain, l'amiral anglais jettera l'ancre... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 280 et

suiv... Keats était contre-amiral, et non amiral (cf. p. 271, notel).

Page 134, ligne 20. — Un fandango : Cf. Cervantes, Pedro de Urde Malas (trad. A. Royer. Paris, M. Lévy, 1862, in-12). J. II, 1^. 71, musique et danse des gitanas.

Page 136, ligne 20. — ... j'' ai V honneur de vous proposer la santé de Sa Majesté Ferdinand VII... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I, p. 50. — Byron, Le Pèlerinage de Childe Harold, ch, i, str. 48 et note 8, p. 53 (trad. P. Paris).

— , ligne 28. — ... la flotte anglaise pavoisée : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. II, p. 296-297. 308.

Page 137, ligne 10. — Nous vous quittons pour voler à la défense de notre patrie; car avant de prêter serment... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I, p. 50-55, et t. II, p. 268-269 et p. 308 (refus de prêter serment).

— , ligne 17. — Vous allez vous mesurer avec les tyrans... : Cf. Ibid., t. I, p. 48-55. — Byron, Le Pèlerinage de Childe Harold, ch. i, str. 85, 86, 87.

— , ligne 22. — ... les montagnes de la Morena attestent... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité, t. I, p. 306-315 ; t. II, p. 55 et 114.

— , ligne 26. — Mais nos villes sans murailles... : Cf. Do Beauchamp, ouvr. cité, t. I, p. 54-55 : « Tous les défilés d'Espagne sont d'autres Thermopyles, chaque Espagnol un autre Léonidas ; chaque plaine représente la bataille de Marathon ; point de ville qui ne renouvelle les flammes de Sagonte et de Numance. » (Mémoires de Arias.)

Page 138, ligne 2. — ... guerre à mort aux Français ! (cf. n. 16, guerra à cuchillo). Le cri célèbre de Palafox est reproduit par Byron dans le Pèlerinage de Childe Harold (ch. i, str. 86 et note 18). Nul doute que Mérimée, qui lit alors Byron, ne s'inspire de ce premier chant.

— , ligne 24. — Un assassinat, c'est très bien pour un coquin de moine... : Cf. De Beauchamp, ouvr. cité. t. II, p. 11. — Lettres et documents pour servir à Vhistoire de Joachim

NOTKS ET ÉCLAIHCISSEMENTS 465

Murât (Paris, Pion et Nourrit, 7 vol. in-S», 1911). T. V : Lieutenance de Murât en Espagne (1808), p. 331, 396, 404, 464 ; t. VI, p. 14, 18, 49. 208.

Page 142, ligne 8. — ... excusez les fautes de fauteur: formule courante dans le théâtre espagnol (cf. Galderon, la fin de Dar Tiempo al Tiempo — Mejor esta que estabà — Guardate del Agua mansa...). Balzac n'aura garde de l'oublier (cf. les Ressources de Quinola : fin) ; il expose dans la préface qu'il a voulu garder la « forme espagnole » du drame.

Gavé et Dittmer imiteront les Espagnols en Danemarck dans les Français en Espagne (cf. les Soirées de Neuilly, l. 1, p. 271).

Page 145, ligne 6. — L'épigraphe est empruntée à la dernière réplique de Demonio dans El Màgico prodigioso (J. I, se. 3. Œuvres complètes de Galderon, t. II, p. 172). « Je ferai en sorte que tu oublies l'étude auprès d'une beauté rare. »

Page 147, ligne 18. — ... auto-da-fé... san-benitos : Les véritables formes sont : auto-de-fé et sambenitos. — Dans ce Prologue, Mérimée reprend les idées du xviii® siècle sur l'Espagne, comme il va emprunter beaucoup de détails sur l'Inquisition à Montesquieu et à Voltaire.

Page 148, ligne 4. — Fray Domingo — Mariquita : On retrouvera ces noms dans les Français en Espagne de De Fongeray (ouvr. cité, t. I, p. 271).

Page 149, ligne 4. — Une salle de f Inquisition... : Le décor paraît emprunté au Moine de Lewis (cf. trad. abbé Morrellet. Paris, A. Gadeau, 1838, in-8o, p. 374 : décor de la salle de l'Inquisition où est amené Ambrosio). Cette grande salle est « tendue de drap noir. Devant une table étaient assis trois hommes, aussi vêtus de noir, d'un maintien grave et sévère... ». Par terre, des instruments do tor-

Ciara Gaxul 30

ture. — C'est également le décor de Inez de Castro de Hugo (cf. Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie. Paris, A. Lacroix, 1864, in-S», t. I. p. 339). — , ligne 10. — Rafaël : Seigneur. . . : L'action de la pièce présente des analogies avec le Moine de Lewis (cf. W. M. Yovanovitch, La Guzla de Prosper Mérimée... Grenoble, Allier, 1910, in-S», p. 197). — F. Baldensperger, Le Moine de Lewis dans la littérature française. Journal of Comparative Literature, july-september 1903, p. 205-206. — A. Killen. Le Roman terrifiant, ou roman noir de Walpole à Anne Radcliffe, et son influence sur la littérature française jusqu'en Î8k0. Paris, Champion. 1924, in-8°.

Page 150, ligne 7. — Est-il donc si nécessaire... : En réalité, les fonctionnaires de l'Inquisition n'étaient agréés qu'après une enquête très sévère. Mérimée va en prendre à son aise avec le fameux tribunal. 11 s'inspire de Montesquieu (cf. Lettres persanes, p. 29-78. — De Vesprit des lois, 1. XXV. ch. xni ; 1. XXVI. ch. xi-xii ; 1. XXVIII, ch. i) et de Voltaire (cf. Dictionnaire philosophique : Inquisition. — Aranda. — Essai sur les mœurs, ch. lxii, cxxxviii, cxL-CLXXiii. — La Henriade, ch. v, vi. — La Pucelle, ch. VI. IX (mise en scène). — Candide, ch. vi).

— , ligne 16. — Par le corps du Christ ! Mérimée use souvent de ce juron (cf. le Ciel et V Enfer, note 1).

Page 151, ligne 1. — Malheur à ceux que nous allons juger. . . Tout ce passage jusqu'à : Mais, à propos... est de pure fantaisie. En réalité, les enquêtes étaient sérieuses et les jugements minutieux.

— , ligne 25. — Nous allons procéder contre une sorcière... : La sorcellerie était, en effet, un motif de poursuites (sur la magie et la sorcellerie, cf. Lewis, Le Moine, p. 240-243).

Page 154, ligne 10. — ... j'éprouvais cette espèce d'extase délicieuse... : Cf. dans le Moine de Lewis le long monologue d'Ambrosio amoureux du portrait de la madone (p. 35) ; Ibid., p. 61, 73 : trouble amoureux d'Ambrosio. Dans cette page et dans la page suivante Antonio n'est qu'une pâle réplique d'Ambrosio amoureux d'abord du portrait dp la

madone, puis, moins platoniquement, de Mathilde, « suppôt du diable », enfin d'Antonia.

Page 155, ligne 9. — Grand saint Antoine... : patron obligé. Le Moine de Lewis a pour sous-titre : La Tentation de saint Antoine.

— , ligne 28. — Entre Mariquita voilée : Même scène dans Lewis : Mathilde est introduite devant le tribunal de l'Inquisition (ouvr. cité, p. 374).

— , ligne 30. — On m'appelle Maria Valdez... : Mariquita emprunte certains traits à la doiîa Violante de la Villana de Vallecas de Tirso de Molina (cf. J. III, se. 4), certains autres à TAdelheid de Goëtz von Berlichingen de Goethe (cf. édit. Lichtenberger. Paris, Hachette, 1885, in-S», p. 76-78), d'autres enfin à la Mathilde du Moine de Lewis (p. 50 el suiv.).

L'interrogatoire qu'elle subit ici est contraire aux habitudes de l'Inquisition (cf. Lewis, ouvr. cité, p. 374).

Page 157, ligne 1. — ... avec vos robes noires : Cf. Lewis, ouvr. cité, p. 374.

Page 158, ligne 15. — J'ai chanté une ballade anglaise... : Cf. la ballade que Mathilde chante à Ambrosio (Lewis, ouvr. cité, p. 68). Sur la ballade même, cf. le commentaire de la note 4.

Page 159, ligne 12. — Me prenez-vous pour une sorcière?... Cf. Lewis, ouvr. cité, p. 240 : les attaques très vives de Calderon contre la magie et la sorcellerie [La Dama duende, J. I, se. 16, trad. A. de La Tour, t. II, p. 111). — El Galan Fantasma..., et de Zamora, El Hechizado por fuerza.

Page 160, ligne 15. — ...soit mis, ou mise à la torture... .-Toute cette réplique est pure fantaisie. En réalité, la torture étant la peine appliquée au crime n'est infligée qu'après la question préparatoire et l'Inquisition ne prononce jamais définitivement sur le sort d'un accusé sans un aveu formel de sa part (cf. Lewis, ouvr. cité, p. 374).

— , ligne 29. — Tortionnaire, paraissez : Même invraisem-

blancc (cf. Lewis, ouvr. cité, p. 375-376). — Cf. une scène de torture dans Fuente Ovejuna de Lope de Vega (J. III, se. 7).

Page 161, ligne 16. — Rafaël... N'ayez pas peur... : Rafaël et Domingo ne font qu'imiter l'Ambrosio de Lewis.

Page 162, ligne 1. — Scène 2. Long monologue ; de même au début de la scène 3. Dans El Condenado por desconfiado de Tirso de Molina, on compte jusqu'à douze monologues.

— , ligne 20. — Il retourne le tableau contre la muraille... : (lo réalisme familier de la piété espagnole vient, selon M. Martinenche {L'Espagne et le Romantisme français, p. 111), de Rinconete y Cortadillo. Cf. en particulier dans les Nouvelles exemplaires (trad. L. Viardot. Paris, Hachette, 1858, in-12), p. 53, 62 et 76.

Page 165, ligne 6. — Non... non... pas ton bourreau... ton ami : Cf. Lewis, ouvr. cité, ch. vu, vm, ix. — Ambrosio et Antonia.

Page 167, ligne 11. — En une heure je suis devenu fornicaleur... : Cf. « Tremblez, odieux hypocrite, cruel parricide, ravisseur incestueux, tremblez de l'étendue de vos forfaits... » (Lucifer à Ambrosio, dans le Moine, p. 391).

Page 168. — ... où chaque chose est appelée par son nom (note 2, ajoutée en 1830). Cf. « Tout y est (dans la Rible) appelé par son nom » (Lewis, ouvr. cité, p. 232).

— , ligne 8. — John Barleycorn : A. ballad. Cette ballade est déjà dans un recueil anonyme intitulé Th£ English Dancing Master (1651). Elle est généralement attribuée à Robert Burns, mais, en réalité, celui-ci n'a fait qu'en modifier légèrement certaines parties (cf. The Poetical Works of Robert Burns. London, W. Pickering, 1839, 3 vol. in-16, t. II, p. 318). Elle figure dans la 2« édition des œuvres de Burns (en 1787), puis, remaniée, dans l'édition de 1794. — Richard de la Madelaine en a donné une traduction

(Buriis, traduit de l'écossais... Impr. E. Cagniard, 1874, petit in-8«>). Voici une traduction plus littérale :

Jean Grain d'Orge

Il y avait trois rois en Orient, trois rois puissants et grands, et ils firent un serment solennel que Jean Grain d'Orge devait mourir.

Ils prirent une charrue et l'enfouirent dans les sillons, lui mirent des mottes sur la tête, et ils firent un serment solennel que Jean Grain d'Orge était mort.

Mais le riant printemps vint plein de bunlô, et des ondées commencèrent à tomber ; Jean Grain d'Orge se releva, et les surprit cruellement.

Les soleils brûlants de l'été arrivèrent, et il grandit épais et fort, la tête bien armée de dards pointus, afin que personne ne lui fit de mal.

Le grave automne arriva doux,

et il devint hâve et blême ;

ses membres fléchissants et sa tête penchée

montraient qu'il commençait à faiblir.

Son teint pâlit de plus en plus, il se flétrit et devint vieux ; et puis ses ennemis commencèrent à montrer leur rage implacable.

Ils prirent une arme longue et pointue, et le coupèrent par le genou ; et le lièrent solidement sur une charrette comme un faussaire pour ses méfaits.

Ils rétendirent sur le dos, et le fustigèrent bien cruellement ; ils le suspendirent devant la tempête, puis le tournèrent et le retournèrent.

Ils remplirent un puits obscur avec de l'eau jusqu'au bord, ils y jetèrent Jean Grain d'Orge, et l'y laissèrent s'enfoncer ou nag^r.

Ils l'étendirent sur le plancher,

pour le faire souffrir davantage,

et encore, comme des signes de vie paraissaient,

ils le jetèrent çà et là.

Us consumèrent, sur une flamme brûlante, la moelle de ses os ;

mais un meunier le traita le plus mal de tous, car il l'écrasa entre deux pierres.

Et ils prirent jusqu'au sang de son cœur et le burent tout à la ronde ; et plus et plus ils buvaient plus leur joie était grande.

Jean Grain d'Orge était un héros intrépide, d'une audace magnifique, car si seulement vous goûtez son sang, cela stimulera votre courage.

Gela fera à un homme oublier son chagrin ; cela grandira toute sa joie ; cela fera chanter le cœur de la veuve, bien que la larme soit dans son œil.

Buvons donc à la santé de Jean Grain d'Oise,

chacun le verre à la main ;

et puisse sa vaste descendance

ne jamais faire défaut dans la vieille Ecosse.

L'AMOUR AFRICAIN

Page 171, ligne 3. — Amorloco... : « Le fol amour décocha la flèche à deux hidalgos ». Lope de Vega, El Guante de doua Blanca, A. II, se. 10, réplique de Brito :

Cayôse un escarpin de la derecha Mano (que de la izquierda importa poco) A la seftora Blanca, y amor loco  dos fldalgos disparu la flécha.

Cf. Biblioteca de autores Espailoles. Comedias de F. Lope de Vega. Édit. Hartzenbusch. Madrid, 1857, t. III, p. 26.

NUTSb ET ÉCLAIRCISSEMENTS 471

Mérimée emploiera les mêmes vers comme épigraphi^ dans : iôl2 : Chronique du temps de Charles IX. Ch. ix. Lr Gant (éd. Calmann-Lévy, p. 114).

Page 173, ligne 1. — V Amour africain : Le sujet est viuprunté à une ballade illyrienne : Les Pobratimi. « Je suppose que cette chanson, dont on a doimé un extrait dans une revue anglaise, a fourni à l'auteur du Tliéâtre de Clara Gazul l'idée de V Amour africain (Mérimée, La Guzla, note de l'éd. de 1827). Cf. la Guzla (éd. Calmann-Lévy, p. 280). De plus, Mérimée s'inspire du Don Juan de Byron (ch. iv, str. 56 ; ch. v, str. 134) ; — de Arnar despues de la muerte <le Calderon ; — de El Gallardo Espaùol de Cervantes ; — de la ManganiUa de Mellila d'Alarcon et, peut-être, du cycle des romances mauresques dans le Romancero General.

Pour les détails de couleur locale, Mérimée a utilisé les ouvrages suivants :

Badia y Leyblich (Domingo). Voyages d'Ali-Bey el Abbassi (Domingo Badia y Leyblich) en Afrique et en Asie pendant les années 1803, ISOk, 1805, 1806, 1807 (rédigé par Roquefort). Paris, Didot, 1814, 3 vol. in-80'.

Otter. Voyage en Turquie et en Perse, avec une relation des expéditions de Thomas Koulikan. Paris, Guérin, 1748, 2 vol. in-12.

Mrs. Mary Montague. Letters. Paris, F. Didot, 177'.», in-12. — Letters, written during her travels in Europe, Asia and Africa; to which are added Poems by the same author. Paris, F. Didot, 1789-1801, in-8o. (L'ouvrage fut traduit en français plusieurs fois ; je suivrai la traduction de Hamonière. Paris, Barrois, 2 vol. in-12, 1816.)

Voyage dans la Palestine, vers le Grand Émir, chef des princes arabes du désert, connus sous le nom de Bédouins ou d* Arabes Scémites, qui se disent la vraie postérité d'Is-

I. Ali-Bey est le pseudonyme de Domingo Badia y Leyblich, qui était Espagnol. Il connaissait imparfaitement l'arabe, mais il eut le mérite d'être un des premiers chrétiens qui étudia de près le monde musulman et qui sut le décrire avec une pittoresque exactitude.

niaël, fils d'Abraham... Amsterdam, 1718. (L'auteur est Arvieux. Cf. Manuel de Brunet, t. III, p. 50.) — Les Bédouins ou Arabes du désert, par F.-J. Mayeux. Ferra, 1816, 3 vol. in-12. — Il semble que Mérimée a utilisé également Antar, roman bédouin d'Abou Saïd Abd al Malik ibn Zoraib al Asmaï, traduit de l'arabe par Terric-Hamilton, imité de l'anglais. Paris, A. Bertrand, 1819, 3 vol. in-12. Delécluze en publiera quelques extraits dans la Revue française en 1830 (cf. Souvenirs de soixante années, p, 411- 413). Le catalogue général de la Bibliothèque nationale lui attribue la traduction de 1819; mais Delécluze ne semble avoir connu le livre que dix ans plus tard (cf. ouvr. cité, p. 412-413) <.

Page 173, ligne 5. — Kalije : Le mot est dans tous les ouvrages signalés.

— , ligne 8. — ... au marché des esclaves : Cf. Ali-Bey, ouvr. cité (Paris, Didot. éd. de 1814, 3 vol. in-12). t. III, p. 253-356.

— , ligne 17. — ... chez le Miramolin : Le miramolin désigne le calife des Arabes. — ... chez lecadi (1830) : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 28. — Mayeux, ouvr. cité, t. I, p. 225.

— , ligne 20. — ...la porte de Djem-Djem : Mérimée donne un nom arabe à une porte de Cordoue.

— , ligne 20. — ... aux tentes de Sémélalia : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 278, 285, 293.

— , ligne 21. — ... à V armée du vizir : Otter, ouvr. cité (Paris, Guérin, éd. de 1748, 2 vol. in-12), 1. 1, p. 12 ; t. II, p. 112. — Mayeux, t. I, p. 227. — E. Brown, Relation de plusieurs voyages faits en Hongrie, Serbie, Bulgarie, Macédoine, Thessalie, Austriche, Styrie, Carinthie, Carniole et Friuli. Traduit de l'anglais (Paris, G. Clouzier, 1674, in-4o), p. 103.

1. Pour le groupement de ces emprunts, cf. les Sources de V Amour africain dans le Théâtre de Clara Gazul (Rei>ue de littérature comparée, janvier-mars 1922, p. 73).

NOTES KT ËCLAIKCISSEMENTS 473

Page 174, ligne 11. — Ah! si tu voulais la revendre : Cf.

Ali-Bey, t. III. p. 253, 356. — Otter. t. II, p. 23. — , ligne 13. — ... les dix mille dinars... : Cf. Ali-Bey, l. I,

p. 57 ; t. II, p. 36. — Mayeux, t. II, p. 76. — , ligne 17. — ... les Bédouins de Zeîn : Cf. Ali-Bey, t. I,

p. 336. — Arvieux, t. I, passirn.

— , ligne 24, — Quelle différence entre nos femmes... : Cf.

Mayeux, ouvr. cité. T. II et III : Mœurs et usages.

Page 175, ligne 1. — ...du sorbet... : Cf. Arvieux, ouvr. cité, p. 95. 145. — Brown, Ibid., p. 87. — Byron, La Fiancée d'Abydos (trad. Pichot, t. I, p. 240). — Don Juan, ch. ii, str. 180. p. 124, etc..

— .ligne 4. — Entendre, c^est obéir (iSi2) : Cî. Byron, Don Juan (ch. VI, str. 114. trad. A. Pichot, t. V, p. 288 et note 1). — Sardanapale : A. II, se. 1 (t. IV, p. 175). Mérimée reprendra la formule dans la Guzla (la Vision de Thomas II. Éd. Calmann-Lévy, p. 163).

— . ligne 6. — Toujours occupé de l'idée du moment... : Cf. Mayeux, t. 1, p. 13.

— , ligne 9. — Rompre une lance... : Cf. Otter, t. II, p. 159, 201.

— , ligne 14. — ... sa belle selle brodée... : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 12.

— , ligne 22. — H. Nouman, donnant une clef ... : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 300.

— , ligne 24. — ... les tentes du vizir : Cf. Otter, t. I, p. 12 ; t. II, p. 112. — Mayeux. t. I, p. 15. 227. —Brown. p. 103.

— , ligne 29. — ... attaqué une caravane... : Cf. Ali-Bey. t. I, p. 336. — Otter, t. II, p. 260. — Mayeux, t. II, p. 5.

Page 176, ligne 1. — Je suis allé vendre... : Cf. Otter. L IJ.

p. 23. — Ali-Bey, t. III. p. 253.

— , ligne 6. — ... de ton khandjar : Cf. Ali-Bey, t. II, p. 320 ;

t. III, p. 383. — Otter, t. I, p. 142, 252. — Mayeux, t. II,

— , ligne 13. — Dix mille coups de bâton... : Cf. Ali-Bey, t. II,

p. 397 — Otter. t. I. p. 118 ; t. II, p. 312.

474 NOTES KT ÉCLAIHC1SSEMEMT6

Page 176, ligne 14. — Nékir : Cf. Mayeux, t. 111. p. 203. Byron, Le Giaour (trad. A. Pichot, 1836, p. 207, note 3).

— , ligne 15. — Par la sainte Caaba la prohibée... : Cf. Ali- Bey, t. I, p. 2. 145 ; t. II, p. 303, 344-345.

— , ligne 16. — ... de couper la tête à douze Juifs... — ... d^ faire des affaires avec un juif... : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 53, 276; t. II, p. 33. — Byron, La Fiancée d'Abydos, ch. i, p. 12 et note 4, p. 232 de l'éd. Pichot. — Mérimée reprendra le trait dans la Guzla, p. 189-220.

— , ligne 24. — ... dans le Bézestin : Cf. Ali-Bey, l. 111, p. 356. — Brown, p. 58.

— , ligne 28. — ... plus qu'un cheval de bataille : Cl. Ali-Bey, t. III, p. 239. — Otter, t. II, p. 223. — Mayeux, t. 111, p. 78.

Page 177, ligne 2. — ... houri : Cf. Byron, Le Giaour (trad. Pichot, p. 202). — La Fiancée d'Abydos (ch. i, p. 226 du t. I). — Don Juan, ch. i, str. 104, p, 42 ; ch. viii, str. 111, t. V, p. 349 et .suiv... — Goethe, Divan oriental et occidental..., passim. — Th. Moore, Lalla Rouk (Paris, Ponthieu, trad. 1820, in-12), p. 51, 179, 255.

— , ligne 8. — ... mon Bédouin qui agit avant de penser : Cf. Mayeux, t. 1, p. 13 ; t. II, passim (sur le caractère des Bédouins).

— , ligne 24. — ... /non pèlerinage à la Mecque. . . : Cf. Ali-Bey, t. II, p. 303, 344-345.

— , ligne 24. — ...tu versas sur moi ton outre... : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 337-339. — Ici Mérimée copie textuellement son modèle, auquel il renvoie d'ailleurs (note 8).

Page 178, ligne 18. — Entre Mojana... : Mojana rappelle la Mauresque Arlaxa de El Gallardo espanol de Cervantes, la captive mauresque Alina de la ManganiUa de Mellila d'Alarcon, et la sultane Gulbeyaz du Don Juan de Byron (ch. v, str. 134 et suiv., t. V, p. 243, trad. Pichot).

— , ligne 19. — Ote ce voile trop épais. Il n'y a ici que ton seigneur... : Cf. Cervantes, El Gallardo espanol (J. III, trad. Royer, p. 136 : « Ote ton voile... »). — Otter, t. II, p. 125.

— , ligne 22. — ... mon lion : Cf. «Vous êtes mon lion superbe et généreux » (V. Hugo, Hernani, acte III, scène 4).

NUT£S ET ÉCLAIHCISSEMUNTS 475

Page 178, ligne 24. — ... sur ce soja : Cf. Ali-Bey, t. I, p. 187.

— Otter. t. I, p. 40.

Page 179, ligne 10. — ... ne me demande pas cependant le cheval Abjer... : Cf. Antar, t. I, p. 51 : « Ne cherchez pas à acquérir ma cavale... »

—, ligne 19. — ... par les Kurds : Cf. Utter, l. 1, p. 115-llG ; t. II, p. 22.

— , ligne 20. — Mon père, pour vivre... : Cf. Otter, t. II, p. 23.

Page 180, ligne 8. — ... quand je t'ai donné l'hospitalité... : Cf. Mayeux, t. I, p. 47.

— , ligne 9. — ... dans ma tente de jeutre : Cf. Otter, t. I, p. 59, 231. — Mayeux, t. I, p. 15. — Cf. la Guzla, p. 240.

— , ligne 9. — ... ai-je sauvé un crocodile... : J'ignore où Mérimée a trouvé ce trait qu'il explique dans la note 10. — La dispute entre H. Nouman et Zeïn rappelle la dispute entre Nacor et Ali-Muzel dans El Gallardo espaùol de Cervantes (cf. trad. Rover, J. I, p. 102-103 ; J. II, p. 116- 118).

— , ligne 13. — ... le scheick : Cf. Ali-Bey, t. II, p. 14.

— Otter, t. II, p. 74. — Arvieux, 1. 1, passim. — Mayeux, t. III, p. 22.

— , ligne 13. — ... des Humeidas : Sur les noms propres de V Amour africain, cf. D"^ Ruppel, Voyage en Nubie (1822) et Revue de littérature comparée, article cité, p. 79.

— , ligne 27. — Ne Vai-je pas achetée... : Cf. Ali-Bey, t. III, p. 253.

Page 181, ligne 5. — Eblis : Cf. Byron, Le Giaour (trad. Pichot, p. 207). — Th. Moore, Lalla Rouk (trad. 1820, p. 74. 78. 155, 186).

— , ligne 9. — Mais le simoun... : Cf. Ali-Bey, t. II, p. 99. — Otter. t. I, p. 173. — Byron, Don Juan (ch. iv, str. 57. trad. Pichot, t. V, p. 185 ; ch. xiv, str. 58). — Manfred. A. III, se. 1. — La Fiancée d'Abydos, ch. i. p. 226 (comparaison également appropriée au sujet). Mérimée imite Byron jusque dans son style.

— , ligne 21. — Il se perce le bras... : Cf. Mrs. W. Montague. ouvr. cité, t. I, lettre XXXVIII, p. 373. Mérimée copie textuellement Mrs. Montague. — Cf. même brutalité chez

Alima dans la Manganilla de Mellila d'Alarcon. — L'amour de Zeïn rappelle aussi l'amour farouche du bédouin Antar (cf. Antar, ouvr. cité, t. III, p. 9).

Page 182, ligne 28. — ... /'ai crevé un œil à mon frère... : Cf. Otter, t. II, p. 194-199.

Page 185, ligne 1. — Ajrite : Cf. Byron, Le Corsaire (trad. Pichot, t. II, p. 27). — Une partie de cette couleur locale (dinar-Khandjar-Eblis...) passera dans la Quête de la vicomtesse de Chamilly (Loève-Veimars, Romieu et Vanderburch. Cf. Scènes contemporaines. Paris, U. Canel, in-80, 1828, p. 165).

Page 186, ligne 2. — Note 1. Le mot Sidi (Hadji, 1830) : Cf. Montesquieu, Lettres persanes, p. 39. — Lettre, note 1. — Ali-Bey, t. I, p. 49.

— , ligne 2. — Note 9 : Le titre du livre de Otter est inexactement transcrit.

Page 187. ligne 1. INÈS MENDO

Page 1