‹ [Œuvres complètes]Chapitre 17 sur 135 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

« D. — Quel effet cet ouvrage a-t-il produit sur vous?

« M"*" P. — Ah ! Ah !... On a toujours de la peine à se déclarer de l'avis contraire à celui qu'ont émis les gens d'esprit... Cependant quand on u une haute opinion de leur caractère, dùt-on perdre (juclque chose du mérite qu'ils vous accordent, on veut au moins continuer avec eux d'être sincère.

« D. — Ainsi, Madame, le Théâtre de Clara Gazul ne vous a point fait plaisir?

« M"® P. — Aucun... Je dirai plus, la lecture m'en a t'té déplaisante.

u D. — Gela me paraît étrange... Me permettrezvous de vous adresser quelques questions au sujet de ces pièces?

« M""" P. — Autant que vous voudrez.

« D. — Est-ce le défaut de talent ou la manière d'envisager les choses de ce monde qui vous choquent dans ces comédies?

« M'"'' P. — Je vais vous désoler, ou plutôt vous donner une faible idée de mon esprit, en vous faisant connaître le fond de ma pensée; mais, je vous le répète, mon grand mérite dans cette circonstance est d'avoir le courage d'être sincère. Certes, il y a de la hardiesse à moi à critiquer une production qui, je le sais, a reçu l'approbation de M. de Chateaubriand et de M""" la duchesse de Duras; mais c'est moins un jugement que je porte que mes impressions que je transmets, et je dois vous avouer que moi, ma fille et mon mari, nous avons tous été impressionnés^ de la même manière par la lecture de Clara

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