‹ [Œuvres complètes]Chapitre 59 sur 135 · Soldat d'une compagnie franche · texte numérisé non relu

Soldat d'une compagnie franche

6. Il paraît que Clara Gazul a voulu représenter le célèbre et malheureux Porlier, plus connu en Espagne sous le nom del Marquesito*, le petit marquis, sobriquet que ses soldats lui avaient donné. J'ignore s'il suivit le marquis de la Romana dans l'ile de Fionie. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'après la rentrée de Ferdinand VII dans ses Etats, Porlier se prononça ouvertement pour la constitution des Cortès, qu'il avait défendue avec éclat dans la guerre de l'indépendance. Une tentative qu'il fit, au mois de septembre 1815, pour proclamer la constitution à La Corogne, n'obtint aucun succès. Trahi par ses indignes compagnons, Porlier fut livré à l'autorité militaire, condamné à mort, et fusillé le 3 octobre 1815. Voici son épitaphe composée par lui-même : a Ici reposent les cendres de Don Juan Diaz Porlier, général des armées espagnoles, qui a été heureux dans ce qu'il a entrepris contre les ennemis de son pays, mais qui est mort victime des dissensions civiles. Ames sensibles, respectez les cendres d'un infortuné! n

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