Oeuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècle
: Si y à quelques obscurités, ce que nous w'arons pas remarqué pour notre compte, fl fant penser que les Abraham Chaumeix, les Préron, les Pallssot, les Moreau étaient à l'affût et qu'il était bon de ne mess Ea soumettant leur sclencs
une épreure un peu dificile, Diderot savait qu'ils ne le cor qu'il ne parlait on réalité qu'à sc» véritables st grâce à cette habileué permise qu'il dut de n'être attaqué que
ment | On répéta le : Jeune homme, prenrs et lis, surtous les tons; les Petites Lettres eur les grands philosophes, les Mémoires ser les Caéowmer et leur Catéchisme, la Dunrinda et Loutes Ces stires plus bêtes encore que méchantes, raillèrent, appelèrent Diderot Lrcophron, mais we purent trouver matière à une accusation méritant la Bastille.
En fait appréciations contemporaines, laissant de côté ces pamphlets que Diderot ne lisait pas, nous renrerrons seulement à l'article
de In Correspondance de Grimm, enthousiaste à la fois du fond et de la orme dus J'ensées, et à Clément, juge en général impartial, mais bour-
qui éerit : « Vous trouverez là, tantôt un verbiage té- F1 pbs tantôt une fausse suite de réflexions à 1; maïs si vous avez le courage de suivre l'auteur dans sa mme, elle pourra s'éciairer de temps en temps de quelques lueurs Een | Quel dommage que cet écrivain, à qui on ne peut refuser d'idées, une sagacité rare st beaucoup plus de lumières
es ä un sul homme, soit encore si merveilleux, si
désespérément métaphysicien { »
Dans les notes qui sont jointes au catalogue de »a bibliothèque [Mibliothèque de l'Arsenal), M. le marquis de Paulmy s'exprime ainsi : » Ca livre hardi est plus métaphysique que physique. C'est dans cet vrrageque Diderot attaque le Système de la Nature, de Manpertuis, qui w'aralt encore paru qu'en latin sous le nom d'an professeur
Lette attaque et quelques autres l'obligürent à se découvrir en français sa Vénus physique 1.»
Moltaire ne paralt pas avoir eu connaissance des Pensces sur l'in Brpréialion de la Nature. 11 n'aurait point été satisfait de la pointe Hosle Gontre les newtoniens, et, au nom du défeme, 11 ouralt protcsté omme Rô ani Frédéric. 11 est probable, d'ailleurs, qu'il o' compris grand'choss à ces vues d'ensemble et à ce style si nou Hement majestucux,
AN A ne arrmue : ln Tin hyaique avait para.on 1343 ot avait dt réfutée da 171,
12e Bat ds Maur, vos De ire d'nieVénns phyrérnr. —
point de vue, et qui sura certainement les suites les plus avan- . tageuses ; c'est que la région des mathématiciens est un monde
le calal géométrique par l'expériencet N'estil pas plus court de s'en tenir au résultat de celle-ci? d'où l'en voit que les transcendantes surtout, ne conduisent à rien
anee de précis sans l'expérience ; que c'est une espèce de métaphy-
<hose du mathématicien n'a pas plus d'existence que celle du joueur. C'est, de part et d'autre, un
calculs de l'astronomie rationnelle, s'ils ne dispensent point
Bradley! ou Le Monnier? d'observer le ciel? Et je dis : heureux le géomètre, en qui une étude consommée des sciences abstraites n'aura point affaibli le goût des beaux-arts; à qui Horace et D mn entente
d'une courbe, et sentir les beautés d'un poëte; dont DORE nl les ouvrages sercal de tous les temps, et qui aura le mérite de toutes les académies! 11 ne se verra point tomber dans l'obscurité; il n'aura point à craindre de survivre à sa renommée, |
d IV,
Nous touchons au moment d'une grande révolution dans les sciences. Au penchant que les esprits me paraissent avoir à la morale, aux belles-lettres, à l'histoire de la nature, et à la physique expérimentale, j'oscrais presque assurer qu'avant qu'il soit cent ans, on ne compjera pas trois grands géomètres en Europe. Cette science s'arrêtera tout court, où l'auront laissée les Bernouilli, les Euler, les Maupertuis, les Clairaut, les Fontaine, les D'Alembert et les La Grange. Ils auront posé les colonnes d'Hercule. On n'ira point au delà, Leurs ouvrages
subeïsteront dans les siècles à venir, comme ces pyramides
d'Égypte, dont les masses chargées d'hiéroglyphes réveillent en nous une idée effrayante de la puissance et des ressources des bommes qui les ont élevées.
Lorsqu'une science commence à naître, l'extrême considération qu'on a dans la société pour les inventeurs; le désir de connaître par soi-même une chose qui fait béaucoup de bruit; l'espérance de s'illustrer par quelque découverte; l'ambition de partager un titre avec des hommes illustres, tournent tous les
4. Astronome anglais (1604-4762) qui, en découvrant le phénomène de l'aberra- Lion de La luœière, donna le premier une démonatration satisfaisante du mouremnt dé erauslation de la torre autour du soleil.
D Astronome français (1245-1790), I n'avait encore publié, au moment = rie Les Institutions astronomiques (traduites de l'anglais),
Obrervations de la lune, du soleil ot der étoiles Ares, Pour eve à Eos ce ns wussges de ls navigation (1151-75). 11 fat Je maitre do
les merveilles de ln nature, eût daigné développer le mécanisme 227 gt qd pag que ce livre fût plus pour nous que l'univers même? Combien de pages en aurait entendu ce philo sophe qui, avec loute.la foree de tête qui lui avait été donnée, n'était pas sûr d'avoir seulement embrassé les conséquences par lesquelles un ancien géomètre a déterminé le rapport de la
DD AiS je: (Krthimède était allé quelques pages. ne loin. Quel est donc notre but? L'exécution d'un ouvrage qui
peut jamais être fait et qui serait fort au-dessus de Timellie gencé humaihe s'il était achevé. Ne somihes-nous pas plus insensés que les premiers habitants de la plaine de Sennaur? Nous connaissons la distance infinie qu'il ÿ à de la terre aux cieux, et nous ne laissons pas que d'élever la tour. Mais est-il à Présumér qu'il ne viendra point un temps où notre orgueil détouragé abandonne l'ouvrage? Quelle apparence que, logé étroitement eL mal à son aise ici-bas, il s'opiniâtre à construire un palais idhabitable au delà de l'atmosphère? Quand il s'y opiniâtrerait, ne serait-il pas arrèté par la confusion des langues, qui n'est déjà que trop sensible et trop incommode dans l'histoire naturelle? D'ailleurs, l'utile circonserit tout. Ce sera l'utile qui, dans quelques siècles, donnera des bornes à la physique expérimentale, comme il est sur le point d'en donner à la géomêtrie, J'accorde des siècles à cette étude, parce que la sphère de son utilité est infiniment plus étendue que celle d'aucune science abstraite, et qu'elle est, sans contredit, la base de nos vériubles connaissances. *
« vIL . ant que les choses ne sont que dans notre entendement, ke sontnos opinions; ce sont des notions, qui peuvent ètre vraies bu fausses, accordées ou contredites. Elles ne prennent dela consistance qu'en se liant wux étres extérieurs. Cette liuison se fait oùpar une chaîne ininterrompue d'expérieuces, où par use chaîne ininterrompue de raisonnements, qui tient d'un bout
À l'obeervation, et de l'autre à l'expérience; où d'expériences dispersées d'espace en espace, nements, comme des poids sur la longueur
par 363 deux extrémités. Sans ces poids, le fil deviendrait jouet de ls moindre agitation qui se ferait dans l'air.
de racines, Il ne faut qu'un coup de vent, qu'un fait léger, pour renverser toute une forêt d'arbres et d'idées,
Les hommes en sont à peine k sentir combien les lois de l'investigation de la vérité sont sévères, et combien le nombre de nos moyens est borné. Tout se réduit à revenir des sens à la réflexion, et de la réflexion aux sens : rentrer en soi et en sortir sans cesse, c'est le travail de l'abeille, On a battu bien du terrain en vain, si on ne rentre pas dans la ruche chargés de cire, On à fait bien des amas de cire inutile, si on ne sait pas en former des rayons.
Mais, par malheur, il est plus facile et plus court de se consulter soi que la nature. Aussi la raison est-elle portée à demeurer en elle-même, et l'instinct à se répandre su dehors, L'instinct va sans cesse regardant, goûtant, touchant, écoutant s et il y aurait peut-être plus de physique expérimentale à apprendre en étudiant les animaux, qu'en suivant les cours
. d'un professeur, 11 n'y a point de charlatanerie dans leurs pro cédés. Ils tendent à leur but, sans se soucier de ce qui les environne : #’ils nous surprennent, ce n'est point leur intention, L'étonnement est le premier effet d'un grand phénomène : c'est à la philosophie à le dissiper, Ce dont il s'agit dans un cours de philosophie expérimentale, c'est de renvoyer son auditeur plus instruit, et non plus stupéfait. S'enorgueillir des de la nature, comme si l'on-en était soi-mème l'auteur, c'est
imiter lu sottise d'un éditeur* des Essais, qui ne pouvait entendre le nom de Montaigne sans rougir. Une grande leçon qu'on a souvent occasion de donner, c’est l'aveu de son insuffisance, Ne vaut-il pas mieux se concilier la confiance des autres, par la sincérité d'un je n'en sais rien, que de balbutier des mots, et se faire pitié à soi-même, en s’efforçant de tout expliquer? Celui qui confesse librement qu'il ne sait pas ce qu'il ignore, me dispose à croire ce dont il entreprend de me rendre raison.
L'étonnement vient souvent de ce qu'on suppose plusieurs prodiges où il n'y en a qu'un; de ce qu'on imagine, dans la nature, autant d'actes particuliers qu'on nombre de tandis qu'elle n'a peut-être jamais produit qu'un seul acte. Il sæmble même que, si elle avait été dans 1n nécessité d'en produire plusieurs, les différents résultats de ces actes seraient isolés; qu'il ÿ aurait des collections de phénomènes indépendantes les unes des autres, et que éette chaîne générale, dont a philosophie suppose la continuité, se romprait en plusieurs endroits. L'indépendance absolue d’un seul fait est incompatible avec l'idée de tout ; et sans l'idée de tout, plus de philosophie.
Alsemble que la vature se soit plue à varier le même méca— nisme d'une infinité de manières différentes*. Elle n'abandonne un genre de productions qu'après en avoir multiplié les individus sous toutes les faces possibles. Quand on considère le règne animal, et qu'on s'aperçoit que, parmi les quadrupèdes, ilugen s pas un qui n'ait les fonctions et les parties, surtout intérieures, entièrement semblables à un autre quadrupède, ne Æroirait-on pas volontiers qu'il n'y a jamais eu qu'un premier
NW. Coste (1) qui mrait, en eft, beaucoup mis du sien dans les notes do son édira de Montaigne. (Londres, 1794.)
N'Aistoïre naturelle (de Dutfoa), Histoire de l'Ane ; et un potit ouvrage
inauguralis mataphyica, de universali naturæ syste-
en 4151, et apporté en
dttoire meturèlle, #, comme Geoffroy Saint-Hilaire, déreloppé ce point de rue,
tat d'une combinaison telle que je la suppose, cette combinaison aura ses lois aussi invariables que celles de la génération, La môle aura donc üne organisation constante, Prenons le sealpel, ouyrons des môles, et voyons; peut-être même découvrironsnous des môles distinguées par quelques vestiges relatifs À la différence des sexes, Voilà ce que l'on peut appeler l'art de pro= céder de ce qu'on ne connaît point à ce qu'on connaît moins encore. C'est cetie habitude de déraison que possèdent dans un degré surprenant ceux qui ont acquis ou qui tiennent de la nature le génie de la physique expérimentale; c'est à ces sortes de rêves qu'on doit plusieurs découvertes, Voilà l'espèce de divination qu'il JE apprendre aux élèves, si toutefois cela s'ap-
2, Mais si l'on vient à découvrir, avec le temps, que la môle ne s'engendre jamais dans la femme sans la coopération de l'homme, voici quelques conjectures nouvelles, beaucoup plus vraisemblables que les précédentes, qu'on pourra former sur ce corps extraordinaire, Ce tissu de vaisseaux sanguins, qu'on appelle le placenta, est, comme on sait, une ealotte sphérique, une espèce de champignon qui adhère, par sa partie convexe, àla matrice, pendant tout le temps de la grossesse; auquel le cordon ombilical sert comme de tige; qui se détache de la matrice dans les douleurs de l'enfantement, et dont la surface est égale quand une femme est saine et que son accouchement est heureux. Les êtres n'étant jamais, ni dans leur génération, ni dans leur conformation, ni dans leur usage, que ce que les résistances, les lois du mouvement et l'ordre universel les déterminent à être, s'il arrivait que cette calotte sphérique, qui ne paralt tenir à la matrice que par application et contact, s'en détachät peu 4 peu par ses bards, dès le commencement de la grossesse, en sorte que les progrès de la séparation suivissent exactement ceux de l'accroissement'du volume, j'ai pensé que ces bords, libres de toute attaché, iraient toujours en s'appro— chant et en affectant la forme sphérique; que le cordon ombilical, tiré par deux forces contraires, l'une des bords séparés et convexes de la calotte qui tendrait à le raccourcir, et l'autre du poids du fœtus, qui tendrait à l'allonger, serait beaucoup plus court que dans les cas ordinaires; qu'il viendrait un moment où ces bords coïncideraient, s'uniraient entièrement, et formernient
El] DE L'INTERPRÉTATION
rencontré un des ressorts les plus généraux et les plus puissants de la nature; c’est à l'expérience à en découvrir les effets.
CIRQUIÈMES CONJECTURES,
4. Si une corde d'instrument est tendue, et qu'un obstacle léger la divise en deux parties inégales, de manière qu'il n'empêche point la communication des vibrations de l'une des parties à l'autre, on sait que cet obstacle détermine la plus grande ‘à se diviser en portions vibrantes, telles que les deux parties de la corde rendent un unisson, et que les portions vibrantes de la plus grande sont comprises chacune entre deux points immo biles. La résonnance du corps n'étant point la cause de la division de la plus grande, mais l'unisson des deux parties étant seule= ment un effet de cette division, j'ai pensé que, si on substituait à la corde d'instrument une verge de métal, et qu'on la frappät violemment, il se formerait sur s4 longüeur des ventres et des tœuds*; qu'il en serait de même de tout corps élastique sonore
“ ou non; que ee phénomène, qu'on croit particulier aux cordes . vibrantes, a lieu d'une manière plus ou moins forte dans toute percussion ; qu'il tient aux lois générales de la communication du mouvement; qu'il y a, dans les corps choqués, des parties» oscillantes infiniment petites, et des nœuds ou points immobiles infiniment proches ; que ces parties oscillantes et ces nœuds sont les causes du frémissement que nous éprouvons par la sensation du toucher dans les corps après le choc, tantôt sans qu'il y ait de translation locale, tantôt après que la translation locale n cessé: que cette supposition est conforme à la nature du frémis= sement qui n'est pas de toute la surface touchée à toute la sur= face de la partie sensible qui touche, mais d'une infinité de points répandus sur la surface du corps touché, vibrant confusément, entre une infinité de points immobiles; qu'apparemment, dans les corps continus élastiques, la force d'inertie, distribuée unifor= mément dans la masse, fait en un point quelconque la fonction -d'un petit obstacle relativement à un autre point ; qu'en suppo= sant la partie frappée d'une corde vibrante infiniment petite, et 4: Co qui est très-exact, comme tout es qui suit.
conséquemment les ventres infiniment petits, et les nœuds infiniment près, on a, selon une direction et pour ainsi dire sur une seule ligne, une image de ce qui s'exécute en tout sens dans un solide choqué par un autre; que, puisque la longueur de la partie interceptée de la corde vibrante étant donnée, il n'y a See qui puisse multiplier sur l'autre partie le nombre des points immobiles ; que puisque ce nombre est le même, quelle que soit la force du coup, et que puisqu'il w'y a que la vitesse des oscillations qui varie dans le choc des corps, le frémissement sers plus où moins violent; mais que le rapport en nombre des points vibrante aux points immobiles sera le même, et que la quantité de matière en repos dans ces corps sera coñstante, quelles que soient Ia force du choc, la densité du corps, la cohésion des parties. Le géomètre n'a donc plus qu'à étendre le calcul de la corde vibrante au prisme, à la sphère, au cylindre, pour trouver la loi générale de la distribution du mouvement dans un corps choqué; loï qu'on était bien éloigné de rechercher jusqu'à présent, puisqu'on ne pensait pas mème à l'existence du phénomène, et qu'on supposait au eon— traîre ln distribution du mouvement uniforme dans toute la masse; quoique dans le choc le frémissement indiquât, par la voie de ls sensation, la réalité de points vibrants répandus entre des points immobiles : je dis dans Le choc, car il est vraisem- Diable que, dans les communications de mouvement où le choc n'a aucun lieu, un corps est lancé comme le serait la molécule la plus petite, et que le mouvement est uniformément de toute la masse à la fois. Aussi le frémissement est-il nul dans tous ces cas} ce qui achève d'en distinguer le cas du choc. 2° Par le principe de la décomposition des forees, on peut réduire à une seule force toutes celles qui agissent sur un corps : Si la quantité et la direction de la force qui agit sur le sont données, et qu'on cherche à déterminer le mouvement en'résulte, on trouve que le corps va en avant, comme si Ia force passait par le centre de gravité: et qu'il tourne de plus autour du centre de gravité, comme si ce centre était fixe et quels force agit autour de ce centre comme autour d'un point Donc, si deux molécules s'attirent réciproquement, elles ee dr lune par l'autre, selon les lois de leurs attrac- , leurs figures, etc. Si ce système de deux molécules en
système général, où une infinité de causes qui la modifieraient feraient varier à l'infini la quantité de ces phénomènes dans les systèmes où corps élastiques particuliers? Ainsi un corps élasre plié ne se rompra que quand la causé, qui en rapproche les parties en un sens, les aura tellement écartées dans le sens contraire, qu'elles n'auront plus d'action sensible les unes sur les autres par leurs attractions réciproques; un corps élastique choqué ne s'éclatera que quand plusieurs de ses molécules vibrantes auront été portées, dans leur première oscillation, à uné distance des molécules immobiles entre lesquelles elles sont répaydues, telle qu'elles n'auront plus d'action sensible les unes sur les autres par leurs attractions réciproques. Si la violence du choc était assez grande pour que les molécules vibrantes fussent toutes portées au delà de la sphère de leur attraction sensible, le corps serait réduit dans ses éléments. Mais entre cette collision, la plus forte qu'un corps puisse éprouver, et la collision qui n'occasionnerait que le frémissement le plus faible, il ÿen s une, ou réelle ou intelligible, par laquelle tous les éléments du corps, séparés, cesseraient de se toucher, sans que leur système fût détruit, et sans que leur coordinmtion cessät. Nous sbandonnerons au lecteur l'application des mêmes principes à 1x condensation, à ln raréfaction, ete, Nous ferons seule ment encore observer ici la différence de la communication du mouvement par le choc, et de la communication du mouvement Sans le choc. La translation d'un corps sans le choc étant uniformément de toutes ses parties à la fois, quelle que soit la quan- 1ité di mouvement communiquée par cette voie, füt-elle infinie, le corps nesera point détruit ; il restera entier jusqu’à ce qu'un ‘choc, isant osciller quelques-unes de ses parties, entre d'autres qui demeurent immobiles, le ventre des premières oséillations ait une telle amplitude, que les parties oscillantes ne puissent plus revenir à leur place, ni rentrer dans la coordination s, 5: Tout ce qui précäde ne concerne proprement que les corps s simples, ou les systèmes de particules de même matièré, de mème figure, animées d'une même quantité et mues selon une même loi d'attraction, Mais si toutes ces qualités sont variables, il en résultera une infinité de corps élastiques mixtes. J'en 17107 prit om on
deux ou plusieurs systèmes de matières différentes, de différentes figures, animées de différentes quantités et peut-être mème mues selon des lois différentes d'attraction, dont les partieules sont coordonnées les unes entre les autres, par une loi qui est commune à toutes, et qu'on peut regarder comme le produit de leurs actions réciproques. SI l'on parvient, par quelques opérations, à simplifier le système composé, en en chassant toutes les particules d'une espèce de matière coordonnée, où à le composer davantage, en y introduisant une matière nouvelle dont les particules se coordonnent entre celles du système et changent la loi commune à toutes; la dureté, l'élasticité, la
ilité, la rarescibilité, et les autres aflections qui dépendent, dans le système composé, de ln différente coardination des particules, augmenteront ou diminueront, ek. Le plomb, qui n'a presque point de dureté ni d'élasticité, diminue encore en dureté et augmente en élasticité, si on le met en fusion, c’est-à-dire, si on coordonne entre le système composé des molécules qui le constituent plomb, un autre système com EH ar ig de feu, etc., qui le constituent plomb
SEE [11 éerait.trés-cisé d'appliquer ces idées à une, infinité d'autres phénomènes semblables, et d'en composer un traité fort étendu. Le point le plus difficile à découvrir, ce serait par quel mécanisme les parties d'un système, quand elles se coordonnent entre les parties d'un autre système, le simplifient quelquefois, en en chassant un système d'autres parties co0rdonnées, comme il arrive dans eertsines opérations chimiques, Des attractions, selon des lois différentes, ne paraissent pas suffire pour ce phénomène; et il est dur d'admettre des qualités répulsives. Voici comment on pourrait s'en passer. Soit un sys 1ème À composé des systèmes B et €, dont les molécules sont coordonnées les unes entre les autres, selon quelque loi com mune à toutes. Si l'on introduit dans le système composé 4, un autre système D, il arrivera de deux choses l'une; ou que les particules du système D se coordonneront entre les du système À, sans qu'il y ait de choc; et, dans ce cas, tème À sera composé des systèmes B, €, D; ou que la coordimation des particules du système D entre les particules du: système À sera accompagnée de choc. Si le choc est tel que
e DE LA NATURE. 35 les particules. choquées ne soïent point portées dans leur D RE OMS Le mhiee fuhelment petits de Leur
2 prb verrerie init ude infinie de petites oscillations. Mais ce trouble cessera
Mt: les se coordonneront; et il résultera de leur coordination un système À composé des systèmes #, €, D. Si les parties du système B, ou celles du système €, ou les uneset les autres sont/choquées dans le premier instant de la coordination, et portées au delà de la sphère de leur attraction par
TRS muraolsareés 4 1 Ge.
tion systématique pour n'y plus revenir, et le système A sera un système composé des systèmes B et D, ou des systèmes C et D; ou ce sers un système simple des seules particules cor:
DRE rte ei ces phénomènes s'exécuteront avec
l reste; j'y suis arrivé en partant du frémissement d'un corps élastique choqué. La séparation ne sera jamais spontanée où il Y aura coordination; elle pourra l'être où il n'y aurs que com position. La coordinaiion est encore un principe d'uniformité, même dans un tout hétérogène.
XXXVIH.