‹ Œuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècleChapitre 105 sur 116 · CXLVI · texte numérisé non relu

CXLVI

“Une guerre interminable, c'est celle du peuple qui veut être libre, et du roi qui veut commander, Le prètre est, selon son intérét, ou pourle roi contre le peuple, ou pour le peuple contre le roi. Lorsqu'il s’en tient à prier les dieux, c'est qu'il se soucie fort peu de la chose.

Créer une cognée à la disposition du peuple; créer une cognée à la disposition du sénat : voilà toute l'histoire du tribunat et de la dictature.

Savoir dire non, pour un souverain; pouvoir dire non, pour un particulier,

cLr.

A la création d'un dictateur, de républicain, l’État devenait

monarchique; à la création d'un tribun, il devensit démocratique.

Le mélange des sangs ruine l'aristocratie, et fortifie la monarchie. L'état où ce mélange est indifférent est voisin de l'état satvage.

Les femmes rie sont, nulle part, aussi avilies que dans une nation où le souverain peut faire asseoir sur le trône, à côté de” lui, la femme qui lui plaît le plus; là, elles ne sont rien qu'un sexe dont on a besoin.

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