‹ Œuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècleChapitre 6 sur 116 · SUR LA MATIÈRE ET LE MOUVEMENT · texte numérisé non relu

SUR LA MATIÈRE ET LE MOUVEMENT

la somme des nisus est grande, plus la somme des translations est petite; et, réciproquement, plus la somme des translations est grande, plus la somme des nisus est petite. L'incendie d'une ville aceroit tout à coup d'une quantité prodigieuse la somme des

Un atome remue le monde; rien n'est plus vrai; cela l'est aütant qué l'atome rémué par le monde : puisque l'atome a sa force propre, elle ne peut être sans effet.

IL ne faut jamais dire, quand on est physicien, Le corps comme corps; car ce n'est plus faire de la physique ; c'est faire des abatractions qui ne mènent à rien.

Hi ne faut pes coufendre l'action avec la messe. Il peut y avoir grande masse el petite action. Il peut y avoir petite masse et grande action. Une molécule d'air fait éclater un bloc d'acier. Quatre grains de poudre suffisent pour diviser un rocher.

Oui, sans doute, quand on compare un agrégat homogène à un sutre agrégst de même matière homogène; quand on parle de l'action et de la réaction de ces deux agrégats; leurs 7 relatives sont en raison directe des masses. Mais quand

énergies

il s'agit d'agrégats hétérogènes, de molécules hétérogènes, ce ne sont plus les mêmes lois. Il y a autant de lois diverses, qu' y a de variétés dans la force propre et intime de chaque molécale élémentaire et constitutive des corps.

Le corps résiste au mouvement horizontal. Qu'est-ce que cols signifie? On sait bien qu'il y a une force générale et comune à toutes les molécules du globe que nous habitons, force «piles presse selon une certaine direction perpendiculaire, ou A peu près, à la surface du globe; mais cette force générale et

est contrariée par cent mille autres. Un tube de verre éhauffé fait voltige. les feuilles de l'or. Un ouragan remplit \sitde poussière; la chaleur volatilise l'eau, l'eau volatilisée impose avec elle des molécules de sel; tnndis que cette masse dsinin presse la terre, l'air agit sur elle, met sa première surisce en une chaux métallique’, commence la destruction de

1 Orrée.

LE . PRINCIPES PHILOSOPHIQUES ce corps : ce que je dis des masses doit être entendu des molécules. :

Toute molécule doit être considérée comme actuellement animée de trois sortes d'actions; l'action de pesanteur ou de i 4 l'action de se force intime et propre à sa nature d'eau, de feu, d'air, de soufre; et l'action de toutes les autres molécules sur elle : et il peut arriver que ces trois actions soient tes ou divergentes, Convergentes, alors la molécule a l'action la plus forte dont elle puisse étre douée. Pour se faire une idée de cette action la plus grande possible, il faudrait, pour sinsi dire, faire une foule de suppositions absurdes, placer une molécule dans une situation tout à fait métaphysique.

En quel sens peut-on dire qu'un corps résiste d'autant plus au mouvement, que sa masse est plus grande? Ce n'est pas duns de sens que, plus «a masse est grande, plus sa pression contre un obstacle est faible ; il m'y a pas un crocheteur qui ne sache le contraire : c'est seulement relativement à une direction opposée à sa pression. Dans cette direction, il est certain qu'il résiste d'autant plus au mouvement, que sa masse est plus grande. Dans le direction de le pesanteur, il n'est pas moins certain que ss pression ou force, ou tendance au mouvement, s'accrolt en raison de sa masse. Qu'est-ce que tout cela signifie done? Rien.

Je ne suis point surpris de voir tomber un corps, pas plus que de voir la flamme s'élever en haut: pas plus que de voir l'eau agir en tout sens, et peser, eu égard à sa hauteur et à sa base, en sorte qu'avec une médiocre quantité de fluide, je puis faire briser les vases les plus solides: pas plus que dé voir ls vapeur en expansion dissoudre les corps les plus durs dans ls machine de Papin, élever les plus pesants dans la machine à feu, Maïs j'arrête mes veux sur l'amas général des corps; je vois tout en action et en réaction; tout se détruisant sous une forme; tout se recomposant sous une autre ; des sublimations, des dissolutions, des combinaisons de toutes les espèces, phénomènes

avec l'homogénéité de la matière ; d'où je conclus qu'elle est hétérogène; qu'il existe ane infinité d'éléments divers dans la nature; que chacun de ces éléments, par sa diversité,

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