CHAPITRE VIT
loge "34. — fout ce que l'auteur dit ici de l'état saurage* peut être vrai; mais je ne le suis pas. Plus civilisé que lui, j'ai apparemment trop de peine à me mettre nu ou à reprendre la peau de bète. Moins fort qu'un autre, je ne saurais goûter ce plaidoyer le la force, et je n'y crois pas.
I me semble qu'avant toute convention sociale, s'il arrive à husauvage de monter sur un arbre et d'y cueillir des fruits, t quilsurvieune un autre sauvage qui s'empare des fruits et du Inbeur du premier, celui-là s'enfuira avec sou vol; que par sa fuite il décèlera le conscience justice où d'une action qui doit exciter le ressentiment; qu'il s'avouera punissable et qu'il se donnera à lui-même, dans la force, le nom honteux dont mous nous servons dans la société. I] me semble que le spolié S'indignera, se hâtera de descendre de l'arbre, poursuivra le
A Cotie Hntorvention pemonnelle de Diderot est. motivés par le late d'Het tétius qui Je met en sebne : » Ne pout-on étouer là réputation d'u homme élire? On exige du moins de Jui la plus granda modestie, L'envious a reproché À Diderot jusqd'à ces mots da commencoment do son /nterprélation de de Nature: Jesue Nonune, prends et lie, L'on dut jadis moins diMicile, Lo jurésconsulte Disnoalla dite foi: Mai qui w'ai point d'égal, et qui suis supérieur à tout Le monde. » De l'Homme.
2 Co chapitre est Intitulé : De fa justice comtidérée dans l'homme de la nature,
Mais si les tyrans sont méchants sans remords, d'où viennent leurs terreurs, d'où viennent. tant de précautions pour leur sûreté? Il me paraît aussi difficile que l'oppresseur soit sans remords que l'opprimé sans ressentiment.
L'homme pense-t-il d'un lion qui l'attaque comme d'un tyran qui l'écrase? Nan. Quelle différence met-il donc entre ces mal faïteurs, si elle ne dérive pas de quelque prérogative naturelle, de quelque idée confuse d'humanité et de justice ? Maïs si le pèrsécuté a cette idée, pourquoi manquerait-elle au persécuteur? Si celui-ci ne l'a pas quand il égorge, pourquoi la réclamerait-il quand il est égorgé? Je ne prononce pas, j'interroge.
Page 38.— C'est la crainte et la faiblesse qui font le respect du droit des gens.
Je sais quelle est la conduite des nations polieées entre elles, je ne suis inquiet que de l'opinion qu'elles ont d'elles-mêmes, et que du nom qu'elles se donnent au tribunal secret de leur conselence. Un brigand parle comme il lui plait, mais il ne sent pas comme il voudrait.