‹ Œuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècleChapitre 8 sur 116 · L/1 AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

L/1 AVERTISSEMENT

de répondre sérieusement, et avec ordre, au Dialogue où Diderot Intro duit le prosélyte répondant par lui-même. Mais, xl, comme on ne le volt que trop souvent, un sophiste très-délié, très-subtil, peut donner à une mauvalse cause quelque apparence do justice, ot fasciner arc art les yeux de quelques juges prévenus ou sans lumières, tous ses moyens de séduction n'ont aucun effet sur des esprits droits et pénétrants, Diderot ne trouva, comme fl s'y attendait, dans la réponse du théologien, que ces misérables Jeux communs, dont, à ls honte de la raison humaine, les différentes écoles de théologie retentissent tous les jours depuis près dé vingt siècles, et qui suffiralent seuls pour prouver la fausseté du christianieme, quand l'absurdits de cette triste superstition no sralt pas d'ailleurs démontrée par le simple exposé des faits et des dogmes qui lui servent de fondements, Le silence lui parat d'abord le parti le plus sage qu'il eûtà prendre dans cette circonstance assez délicate : maisla crainte de se compromettre, en mettant dans tout leur jour les paralogismes de son adversaire, céda au désir de faire triompher la vérité des vains sophismes d'un ergoteur, qui, par sottise ou par malice, confond tout pour tout obscureir; et Il envoya à M. de Mont... sa réponse à l'Examen du Prosélyte répondant par lui-même. Soit que le théologien sentit en effet toute la force du coup que les ralsonnements de Diderot portaient À l'édifice rulneux du christianisme, supposition que le caractère bien connu des prêtres, et en général la faussté de leur esprit ne permet guère d'admettre; soit plutôt que, sans être convalneu, fl jugeat du moins nécessaire de combaître avec d'autres armes un ennemi contre lequel celles qu'il avait d'abord employées s'étaient brisées, il ne crut pas devoir ramasser le gant que Diderot Jui avait jeté d'une main ferme et hardie; et, tantôt sous an prétexte, tantôt sous un autre, fl resnit sn défense à un autre temps qui ne vint point, et quitta üne arène 6ù la vanité, qui dans la plupart des hommes no va guère, mise dans ses excès, jusqu'à leur cacber, et éteindre on eux le sentiment de leur fat blesse, l'avertissalt qu'il ne pouvalt plus descendre, sans s'exposer publiquement à une défaite bonteuse.

Ces éclaireissements m'ont paru nécessaires pour l'intolligence de ce petit écrit, qu'on ne peut guère entendre, sans ea connaître le motif et l'à-propos.

aux

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