CHAPITRE II
De la jxiix et de la guerre.
La France en renonçant à toutes hostilités offensives indiiera beaucoup sur les fédérations européennes; comme cette loi fondamentale est la plus saine de sa liberté, elle a dû la mettre à Tabri de la corruption. Par la raison fjue la puissance législatrice ne peut être chargée de l'exécution, parce qu'elle énerverait les lois dans leur source, le monarque non plus ne peut pas délibérer parce qu'il ploierait les principes à son ambition; il est donc raisonnable (jue la paix et la guerre soient délibérées dans les communes, et que le monarque exécute.
Il n'est pas moins prudent que les délibérations de la puissance législatrice soient soumisesà l'acceptation royale; elles se repoussent l'une et l'autre, et concourent à la ruine des projets particuliers.
Il serait absurde que l'avis du peuple fût consulté dans les délibérations, et par rapport à la lenteur de sa marche, et par rapport à son imprudence. Si le consentement ou le refus du peuple était manifesté par les directoires, la fortune de l'Etat serait la proie des brigues et l'aristocratie perdrait sa vigueur. Là où les pieds pensent, le bras délibère, la tête marche.