‹ OEuvres complètesChapitre 11 sur 655 · CONTRE UN POÈTE PARISIEN · texte numérisé non relu

CONTRE UN POÈTE PARISIEN

à E\mmanue!] des [Essarfs].

Souvent la vision du Poète me frappe :

Ange à cuirasse fauve — il a pour volupté L’éclair du glaive, ou, blanc songeur, il a la chape, La mitre byzantine et le bâton sculpté.

Dante, au laurier amer, dans un linceul se drape, Un linceul fait de nuit et de sérénité :

Anacréon, tout nu, rit et baise une grappe Sans songer que la vigne a des feuilles, l’été.

Pailletés d’astres, fous d’azur, les grands bohèmes, Dans les éclairs vermeils de leur gai tambourin. Passent, fantasquement coiffés de romarin.

Mais j’aime peu voir. Muse, ô reine des poèmes, Dont la toison nimbée a l’air d’un ostensoir,

Un poète qui polke avec un habit noir.

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