‹ OEuvres complètesChapitre 110 sur 655 · SONNET A LA SCIENCE · texte numérisé non relu

SONNET A LA SCIENCE

Science, tu es la vraie fille du vieux temps, qui changes toutes choses par ton œil scrutateur. Pourquoi fais-tu ta proie ainsi, du cœur du poète. Vautour dont les ailes sont de ternes réalités ? Comment t’aimerait-il ? ou te jugerait-il sage, toi qui ne le laisserais point, dans la promenade de son vol, chercher un trésor en les cieux pleins de joyaux, encore qu’il y soit monté d’une aile indomptée. N’as-tu pas arraché Diane à son char ? et chassé du bois

l’Hamadryade qui cherche un refuge dans quelque plus heureux astre ? N’as-tu pas banni de son flot la Naïade, du vert gazon l’Elfe et moi des rêves d’été sous le tamarin ?

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