MA I X ARMI
LES POEMES D’EDGAR POE
jeunesse. Par de rares et étranges chagrins visitée, elle mourut, et des mois après cette fin, ce fut l’habitude de l’adolescent de visiter de nuit le cimetière où gisait enseveli l’objet de sa jeune idolâtrie. La pensée de la morte solitaire remplit son cœur d’un chagrin profond et incommunicable. Quand les nuits étaient lugubres et froides, que les pluies d’automne tombaient et que pleurait sur les tombes le deuil du vent, il errait alors plus longtemps encore et ne partait que plus profondément en proie à ses regrets. »