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I. Paul Valéry, Je disais quelquefois à Stéphane Mallarmé

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AVANT-PROPOS

u lendemain de la mort du poëte r/’Hérodiade, M. André

VA Gide écrivait : « U inopportunité de son œuvre fera qu'elle ne sera pas passagère... et je crois fermement que l'œuvre de Mallarmé durera presque tout entière », et il ajoutait : « Il importe que nous puissions avoir bientôt une édition complète des œuvres de Stéphane Mallarmé. »

Près de cinquante années se sont écoulées depuis lors, sans qu'ait été réalisée cette édition complète : on se plaît plus volontiers à délibérer sur les textes qu'à les établir exactement. Dans l'entre-temps, on a réimprimé, sous diverses formes, l'œuvre poétique de Mallarmé : on l'a justement accru de quelques pièces non recueillies et qui méritaient grandement de l'être : on lui a adjoint des « vers de circonstance », dont une part n' ajoutait pas, à vrai dire, par son extrême facilité, à la gloire d'un auteur difficile.

Cependant, l' œuvre en prose, qui réclamait au moins une égale attention, devenait à peu près inaccessible : un seul volume, où elle n'était réunie qu'en partie, se pouvait encore trouver en librairie. L' admirable conférence sur « Villiers de l'Isle-Adam » ; celle, plus subtile, touchant « la Musique et les Lettres », ne se rencontraient plus qu'en morceaux insuffisants ; les mallarmèens mêmes ne pouvaient plus se réjouir de l'ingénieuse traduction du « T en O'C/ock » de Whist 1er. Tous ces ouvrages isolés, qui n'avaient pas été tirés à très grand nombre, et qui avaient mis quarante ans à s'épuiser che ^ leurs éditeurs, y étaient enfin parvenus pour la déconvenue d'une génération nouvelle de lecteurs.

L' inattention générale n'avait pas été non plus sans maintenir dans l'oubli de revues périmées tel article de jeunesse, publié dans /'Artiste, où Mallarmé révélait déjà toute son attitude morale à défaut de tout son style. Plus même, on put retrouver , dans une publication aussi répandue que l'Illustration, un article, signé en toutes lettre :, et dont aucun mallarmisant ne s'était avisé.

C'est surtout sur cette partie de l'œuvre que nos recherches et notre attention eurent à s'exercer. Elles furent assurément aidées par la connaissance nouvelle d'une grande partie de la

AVANT-PROPOS

Correspondance , demeurée regrettablement inédite , de l'écrivain et de celle de plusieurs de ses amis au temps de leur jeunesse. Nous leur dûmes quelques indices qui nous permirent , entre autres , d' emprunter à tel Papillon ou tel Sénonais les tout premiers articles du poète où se révélaient à la fois les esquisses de son art et celles de sa scrupuleuse bienveillance.

Nous avons recherché et examiné les diverses revues , grandes ou petites , provinciales, parisiennes ou étrangères, auxquelles Stéphane Mallarmé collabora, ou eût pu collaborer. Nous avons retrouvé ainsi des pages qui annoncent ce « phénomène futur », des paragraphes injustement dédaignés par la suite dans des recueils, des morceaux de circonstance dont il convenait, à juste titre, de fixer la grâce fugitive.

Il s'est formé, de ces rencontres, un ensemble nouveau de proses, dont maint mallarmêen peut bien encore ignorer qu'il pût être aussi abondant. Il peut même trouver son abondance extrême et déplorer qu'on ait fait place ici à des travaux que le poète lui-même publia, tuais qu'il jugeait « scolaires » ou « d'occasion ». Des « Œuvres complètes », nous dit-on, se doivent de l'être : c'est leur procès qu'il faudrait, peut-être, instruire.

Nous avons fait de notre mieux, en tout cas, pour en éclairer les circonstances, en préciser les publications antérieures, en relever les variantes essentielles. Nous avons suivi, dans l'ensemble et à très peu près, la disposition adoptée par notre confrère et ami Yves-Gérard De Dantec pour les Poésies complètes de Paul Verlaine dans la même collection : il ne nous a pas paru que l'on pût mieux faire.

CHRONOLOGIE DE STÉPHANE MALLARMÉ

1809. — Naissance de Numa Florence Joseph Mallarmé, père du poète.

1818. — Naissance d’Élisabeth Félicie Desmolins, mère de poète.

1823. — 14 mars : Naissance, à Moulins, de Théodore de Banville.

1829. — 26 mars : Naissance de Théodore Aubanel.

1830. — 8 septembre : Naissance de Frédéric Mistral.

1832. — 23 janvier : Naissance, à Paris, d’Édouard Manet.

1834. — 10 juillet : Naissance de James Mc Neil Whistler à Lowell (Massachussets).

1835. — Mort de François- Auguste Mallarmé, député de la Meurthe à l’Assemblée Législative, puis conventionnel, chargé en 1793 par le Comité de Salut Public d’instruire l’affaire des « Vierges de Verdun »; nommé par Napoléon sous-préfet d’Avesnes en 1814; exilé comme régicide par la Restauration.

1837. — 5 avril : Naissance d’Algernon Charles Swinburne.

1838. — 31 mars : Naissance, à Saint- Denis de la Réunion, de Léon Dierx. — 7 novembre : Naissance, à Saint-Brieux, de Villiers de l’Isle Adam. — 11 novembre : Naissance, à Prunoy (Yonne), d’Eugène Lefébure.

1839. — 5 février : Naissance, à Paris, d’Emmanuel des Essarts.

— 21 mai : Naissance, à Lillebonne (Seine-Inf.), d’Albert Glatigny.

1840. — 9 mars : Naissance, à Cormeilles-en-Parisis, d’Henri Cazalis (Jean Lahor). — 2 avril : Naissance, à Aix-en-Provence, d’Émile Zola.

1841. — - 15 janvier : Naissance, à Bourges, de Berthe Morisot.

— 21 mai : Naissance, à Bordeaux, de Catulle Mendès. — 14 juin : Mariage de Numa Florence Joseph Mallarmé et d’Élisabeth Félicie Desmolins.

1842. — 18 mars, à sept heures du matin : Naissance d’Étienne Mallarmé, à Paris, 12, rue Laferrière (2e arr.). Son père était alors sous-chef à l’administration de l’Enregistrement et des Domaines.

— Septembre : Publication chez Victor Pavie, à Angers, du

CHRONOLOGIE DE MALLARMÉ

Gaspard de la Nuit d’Aloysius Bertrand. — 22 novembre : Naissance, à Santiago de Cuba, de José-Maria de Heredia.

1843. — 12 juillet : Naissance d’Anne-Marie Claudine, dite Nina Gaillard (Nina de Villard). — 30 octobre : Naissance d’Henri Régnault.

1844. — 2 mai : Mort de William Beckford.

1847. — 2 août : Mort de Madame Élisabeth Félicie Mallarmé, née Desmolins, mère du poète, au retour d’un voyage en Italie. — 16 décembre : Naissance, à Paris, d’Augusta-Mary-Anne Holmes.

1848. — Mercredi 2 août : A 11 heures, à l’église de Passy, service anniversaire pour le repos de l’âme de Madame Élisabeth Félicie Mallarmé, née Desmolins.

1849. — Naissance de Marie-Rose Louviot (Méry Laurent).

1852. — Au début de cette année, Numa Mallarmé, père du poète, se remarie avec Anne Hubertine Léonide Mathieu. — Jeudi 6 mai : « Stéphane est très gentil en ce moment... s’il n’est pas très studieux, au moins il est bon... » (lettre de Mme Desmolins à sa cousine Mélanie Laurent). — Fin septembre : Stéphane Mallarmé entre dans une pension religieuse à Passy.

1853. — 26 février : « Stéphane n’est encore que bien médiocre écolier » (lettre de Mme Desmolins à Mme Eugénie Laurent).

1854. — Mai : Stéphane Mallarmé entre dans une pension nouvelle, très aristocratique, où il est peu heureux. — 20 septembre : l’Ange gardien , narration : premier exercice littéraire connu du futur poète.

1835. — Août : Stéphane Mallarmé remporte six accessits dans sa pension.

1856. — Victor Hugo publie les Contemplations. — 15 avril : Stéphane Mallarmé entre comme pensionnaire au lycée de Sens. — 22 avril : Lettre à sa sœur Maria. — 6 octobre : Il entre dans la classe de troisième.

1857. — 15 juillet : Mort de Béranger. — 10 août : Distribution des prix du Lycée de Sens. Stéphane Mallarmé, de Paris, interne : 3e accessit de Composition française; Ier accessit de version grecque. — 3 octobre : Mallarmé au lycée de Sens rentre en seconde, comme pensionnaire.

1858. — Juillet : Cantate pour la première communion du lycée de Sens. — ’i2 août : Distribution des prix. — Mallarmé : 2e prix de narration française; 2e prix de version latine; prix de langue anglaise; 2e accessit de vers latins. — : 4 octobre : Stéphane Mallarmé rentre comme interne en rhétorique.

1859. — Mars : Stéphane Mallarmé gravement malade de douleurs rhumatismales dans les jambes avec violentes douleurs de

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tête. — Auguste Margueritte, né en 182;, lieutenant-colonel de chasseurs d’Afrique, commandant du district de Laghouat, épouse Eudoxie Victorine Mallarmé, née en 1838, fille de Victor Mallarmé, intendant militaire à Alger, oncle du poète; de ce mariage naîtront Paul et Victor Margueritte. — Juin-11 juillet : Mallarmé écrit un long poème en deux parties : Sa fosse est creusée. Sa fosse est fermée. — 7 juillet : « La Prière d’une Mère » par Stéphane Mallarmé, cahier d’honneur du lycée impérial de Sens. — 1 1 août : Distribution des prix du lycée de Sens : le rhétoricien Mallarmé remporte le 2e prix de discours français, le Ier accessit de version latine, le prix d’anglais, le 3e accessit d’excellence, le 3e accessit de discours latin, le 2e accessit de vers latins et le 3e accessit de version grecque. Il passe ses vacances chez ses grands-parents à Passy. —

1 1 octobre : Rentrée en Logique au lycée de Sens. — Décembre : Mallarmé acquiert les Poésies Complètes de Théophile Gautier.

1860. — Mai : M. et Mme Desmolins, grands-parents maternels du poète, s’installent 23 rue Neuve à Versailles et se lient avec Émile Deschamps, le poète romantique, l’ancien émule d’Alfred de Vigny et de Victor Hugo; né à Bourges en 1791, ancien receveur de l’Enregistrement et des Domaines à Vincennes, puis à Paris. — ier août : Prix du lycée de Sens. Stéphane Mallarmé obtient le 2e accessit de dissertation française; le prix de version latine, le 2e accessit d’excellence, le 2e accessit de mathématiques. — 10 août : Il échoue au baccalauréat, il passe le mois de septembre chez ses grands-parents à Versailles. — 8 novembre : Il est reçu bachelier à Paris. — - Son père fait une chute pesante et demeure impotent. Stéphane Mallarmé entre comme surnuméraire chez un receveur.

1861. — 9 février : Publication de la seconde édition, augmentée, des Pleurs du Mal de Charles Baudelaire. Mallarmé bouleversé par ce livre. — 15 février : Premier numéro de la Revue fantaisiste, dirigée par Catulle Mendès. — Mai : La famille Mallarmé s’installe aux Gaillons, aux portes de Sens, dans une propriété achetée par Numa Mallarmé. — 8 octobre : Emmanuel des Essarts arrive à Sens comme professeur de seconde au lycée. — Octobre : Mallarmé propose à Mendès pour la Revue fantaisiste une chronique en prose « Bals masqués », que Mendès décline. — Ier novembre : La Revue fantaisiste publie Le Vieux Saltimbanque, de Baudelaire.

1862. — 10 janvier : Mallarmé publie son premier article : dans le Papillon ; article sur les Poésies parisiennes d’Emmanuel des Essarts. — 12 janvier : Sept poèmes de Baudelaire paraissent dans le Boulevard . — 23 février : Premier poème de Mallarmé publié : P lacet, dans le Papillon, suivi, le 1 3 mars, de deux poèmes dans l'Artiste. — 9 avril : Première lettre de Lefébure. — 5 mai : Première lettre à Henry Cazalis. — 11 mai : Mallarmé fait, à Fontainebleau, la connaissance de Cazalis, d’Henri Régnault, de Nina Gaillard et de la famille Yapp. — 18 mai : Le Carrefour des Demoiselles, en collaboration avec Ëm. des Essarts, — • Publication

XVIII CHRONOLOGIE DE MALLARMÉ

des Contes inédits d’Edgar Poe, traduction de W. J. Hughes (Dentu, éditeur). — Juin : Numa Mallarmé demande sa retraite de conservateur des hypothèques à Sens. Stéphane Mallarmé reçoit la photographie d’Henri Cazalis. —Il fait la cour à « une gentille allemande », Maria Gerhard, demoiselle de compagnie chez les Libert des Presles, à Sens. — Juillet : Collaboration au Journal des Baigneurs de Dieppe. — Août : Le colonel Auguste Margueritte, en garnison à Carcassonne, désigné pour partir pour le Mexique, vient à Sens confier pour quelques semaines à Numa Mallarmé, sa femme et son fils Paul âgé de deux ans, et leur fait ses adieux. — Parution d ’lsis de Villiers de l’Isle Adam. — 30 septembre : Mallarmé reçoit une première lettre d’Albert Glatigny. — Octobre : Mallarmé passe quelques jours à Versailles et à Paris. — 8 novembre : Départ pour Londres, par Boulogne. S’installe avec Maria Gerhard, 9, Panton Square. — Décembre : Difficultés avec Maria Gerhard.

1863. — 18 mars : Majorité de Stéphane Mallarmé. — 26 mars : Lettre du chevalier de Châtelain (Londres) à Baudelaire, où il fait allusion à Mallarmé. — Avril : Henri Cazalis, qui fait son droit à Strasbourg, lui conseille d’aller faire des conférences en Suisse. Mallarmé à Versailles et à Sens. Il achète les Poésies Nouvelles de Théophile Gautier qui viennent de paraître chez Charpentier. — 12 avril : Mort de Numa Mallarmé, père du poète. — Avril : Mallarmé retourne à Londres par Anvers. 11 traduit des poèmes d’Edgar Poe. — 10 août : Mariage d’Étienne Mallarmé avec Maria Christina Gerhard. — Ier septembre : Une fête che % Gautier, par Théodore de Banville ( Rimes dorées). — 17 septembre : Mallarmé obtient le certificat d’aptitude pour l’enseignement de l’anglais. — 7 novembre : Il est désigné comme suppléant et chargé de cours d’anglais au lycée de Tournon (Ardèche) à partir du 23 novembre.

— 6 décembre : Il arrive à Tournon avec Mme Mallarmé et s’installe 19 rue Bourbon.

1864. — Janvier : Il reçoit des lettres de Glatigny et d’Émile Deschamps. Correspondance suivie avec Lefébure et Cazalis.

— Février : Emmanuel des Essarts est nommé professeur de rhétorique au lycée d’Avignon. Lettre d’Armand Renaud à Mallarmé. — Avril : Em. des Essarts vient voir Mallarmé à Tournon; Albert Glatigny fait chez lui un séjour de deux ou trois semaines. — 16 avril : Baudelaire s’installe à Bruxelles. — Mai : Lettre de Théodore de Banville à Mallarmé. — Poèmes et Poésies de Léon Dierx paraissent chez Sausset, éd., Paris. — 2 juillet : Glatigny publie dans la Semaine de Vichy les deux premiers poèmes en prose de Mallarmé. Mallarmé se rend à Avignon où il fait, sur la recommandation de des Essarts, la connaissance de Théodore Aubanel, et d’un autre félibre, Jean Brunet. — Début d’août : Il retourne à Avignon et y fait la connaissance de Frédéric Mistral. Il se rend à la Grande Chartreuse. Lettre d’Albert Glatigny, de Hambourg. — Septembre : Séjour à Boisramart (Yonne) chez le grand-père

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d’Eugène Lefébure; à Versailles chez ses grands-parents; à Paris iJ fait, chez Catulle Mendès, à Choisy-le-Roi, la connaissance de Villiers de l’Isle Adam. — Octobre : Mallarmé travaille à Hérodiade.

— 1 9 novembre : Naissance à Tournon de Françoise-Geneviève- Stéphanie Mallarmé, tille du poète. — 25 décembre : Le Spleen de Paris de Baudelaire dans la Revue de Paris. — 30 décembre : Mallarmé annonce à Mistral la naissance de sa fille.

1865. — Janvier : Lettres d’Henri Régnault, Mistral et Roumanille. — 14 janvier : Parution d’Elè'n, de Villiers de l’Isle Adam. — Em. des Essarts publie un recueil de poèmes, les Élévations. Février : Court voyage à Avignon où il voit Em. des Essarts. Mars : Il écrit un article sur Glatigny. — 30 avril : Baptême à Saint-Julien de Tournon de Geneviève Mallarmé; parrain : Emmanuel des Essarts; marraine : Mme Cécile Jean Brunet. — Mai : Henri Cazalis décide de faire sa médecine. — 3 mai : Naissance de Jean- Théodore Aubanel, fils du poète provençal. — Juin : Mallarmé, commence le Faune. — Mort de la femme d’Eugène Lefébure. — 2 août : Fin de l’année scolaire. — Septembre : Voyage à Paris avec sa femme et sa fille. Il vx)it-Ban.yille eL-Cqquelin pour le Faune. — Octobre : Il déménage et s’installe 2, allée du Château, au bord du Rhône. Emmanuel des Essarts est nommé professeur de rhétorique à Moulins. Henri Régnault passe deux jours à Tournon.

— Novembre : Mallarmé écrit Sainte pour Mme Cécile Brunet. Sous le pseudonyme de Jean Caselli, Henri Cazalis publie Les Chants populaires de l’Italie (texte et traduction). Victor Hugo publie Les Chansons des Rues et des Bois. — 14 décembre : Mort à Versailles, d’André Marie Léger Desmolins, grand-père maternel du poète, ancien chef de l’administration de l’Enregistrement et des Domaines, dans sa soixante-dix-septième année. Mallarmé se rend à Versailles. Lefébure passe à Tournon, se rendant à Cannes et rend visite à Aubanel à Avignon. — 30 décembre : Mallarmé demande à Victor Pavie un exemplaire du Gaspard de la Nuit d’Aloysius Bertrand publié à Angers en septembre 1842. Lettre de Glatigny à Geneviève Mallarmé.

1866. — Janvier : Mallarmé reçoit des lettres de Villiers, Aubanel, Émile Deschamps, Glatigny, Roumanille, Lefébure, des Essarts. Il travaille à Hérodiade. — 3 mars : Baudelaire est frappé d’une attaque dans l’église Saint-Loup, à Namur. — Publication du premier fascicule du Parnasse contemporain. — Morgane, de Villiers de l’Isle Adam. — Avril : Mallarmé passe les vacances de Pâques à Cannes chez Eugène Lefébure. Mariage à Paris, de Catulle Mendès et Judith Gautier. — 12 mai : Paraît le fascicule du Parnasse contemporain, contenant dix poèmes de Mallarmé. — Fin juin : Séjour de Lefébure à Tournon. — 2 juillet : On transporte à Paris Baudelaire paralysé. — Juin-août : Correspondance suivie avec Aubanel. — 14 août : Mallarmé passe quelques jours à Avignon. — 16 août : Chez Mistral, à Maillanne. Henri Régnault

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obtient le grand prix de Rome. • — Octobre : Mallarmé est nommé professeur d’anglais au lycée de Besançon. 11 habitera 36, rue de Poithune. — Novembre : Les Médaillonnets , de Barbey d’Aurevilly dans le Nain Jaune. — 22 novembre : Première lettre de Paul Verlaine à Mallarmé en lui envoyant les Poèmes Saturniens qui viennent de paraître. — 20 décembre : Réponse de Mallarmé.

1867. — Banville lui envoie les Exilés : « A mon cher poète et ami Stéphane Mallarmé ». — 31 mai : Mme Mallarmé et Geneviève visitent l’Exposition de Paris, avec Cazalis. — 20 juin : Reprise d ’Hernani aux Français : tous les Parnassiens s’y donnent rendezvous. — Juillet : Eugène Lefébure passe une quinzaine de jours à Besançon chez Mallarmé. Mistral lui envoie Calendau. — 8 août : Distribution des prix. Mallarmé passe les vacances avec les siens dans une ferme près de Besançon. — 31 août : Mort de Charles Baudelaire. — Septembre : Villiers lui demande sa collaboration pour la R évité des Lettres et des Arts. — 6 octobre : Il reçoit sa nomination comme professeur au lycée d’Avignon. — 12 octobre : Il y arrive et s’installe 8, place Portail Macheron. — 13 octobre : Premier numéro de la Rerue des Lettres et des Arts. — Décembre : Mallarmé a une fluxion de poitrine. Sa grand’mère, MmeDesmolins, vient le voir.

1868. — 3 janvier : Emmanuel des Essarts est nommé professeur de rhétorique à Orléans. — Mars : Li Parpaioun Blu, de W. Bonaparte Wyse paraît à la Librairie Roumanille, à Avignon. — Avril : François Coppée lui envoie Intimités. Henri Cazalis publie Melancbolia. Nombreuses lettres de Glatigny. — 8 au 12 août : Henri Cazalis chez les Mallarmé à Avignon. — 13 août : Les Mallarmé partent pour Bandol (Var), Hôtel du Lion d’Or. Réédition de Gaspard de la Nuit d’Aloysius Bertrand, chez Pincebourde. — Décembre : Henri Cazalis passe deux jours à Avignon. Eugène Lefébure publie Traduction comparée des Hymnes au Soleil (Franck, éd.).

1869. — Janvier : Ennuis d’argent. — Février : Il fait vœu de ne plus toucher une plume jusqu’à Pâques. — 20 février : Les Fêtes galantes de Paul Verlaine. — Mars : Il envoie Hérocliacle au Parnasse contemporain. — Mai : Mort de Mrae Desmolins, grand’mère du poète, à Versailles. — Août : Séjour d’un mois aux Lecques (Var). — Septembre : François Coppée, revenant d’Amélie-les- Bains, s’arrête à Avignon pour voir Mallarmé. — 1 1 octobre : Emmanuel des Essarts est nommé professeur de rhétorique à Nancy; Lefébure employé des postes à Saint-Germain-en-Laye. — 17 novembre : Publication de Y 'Éducation Sentimentale de Flaubert, dont l’action se passe en partie à Sens. — Décembre : Mallarmé songe à préparer la licence ès-lettres. Glatigny passe quelques jours chez les Mallarmé.

1870. — 9 janvier : Le Méridional d’Avignon annonce un cours libre d’anglais professé par Stéphane Mallarmé. — 20 janvier : Il

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est rais en congé sur sa demande. — 4 février : Mort du chanoine Agricol Aubanel, oncle de l’auteur de la Grenade entrouverte. — 2 août : Arrivée à Avignon de Catulle et Judith Mendès et de Viüiers de l’Isle Adam venant de Munich et Lucerne. — • 30 septembre : Lettre de Lefébure, de Triel. — Décembre : Intention de Mallarmé d’aller faire un cours d’anglais à Marseille.

1871. — 19 janvier : Mort d’Henri Régnault tué au combat de Buzenval. — Avril : Mallarmé fait des démarches pour obtenir un poste dans une bibliothèque à Paris ou à proximité. Cazalis lui écrit d’Amsterdam où il s’est réfugié pendant la Commune. — 1 1 mai : Emmanuel des Essarts, nommé professeur au lycée de Nîmes. — 28 mai : Mallarmé se rend à Maillane avec Emmanuel des Essarts, faire ses adieux à Mistral. — 29 mai : Les Mallarmé quittent Avignon pour Sens. — Juin : Mallarmé rend visite à Leconte de Lisle. — 16 juillet : Naissance d’Anatole Mallarmé, fils du poète. — Août : Il passe quelques jours à Londres chez Bonaparte Wyse. Mallarmé fait la connaissance de John Payne. - Septembre : Mallarmé à Paris, Hôtel des Étrangers, 3, rue Vivienne. — ■ 4 septembre : Première lettre de John Payne. — 25 octobre : Chargé de cours d’anglais au lycée Fontanes (Condorcet). - Fin novembre : Le ménage Mallarmé et leurs enfants s’installent à Paris, 29, rue de Moscou. — Novembre-décembre : Nombreuses lettres de Lefébure. Mésentente entre les deux amis.

1872. — 9 janvier : Verlaine lui demande de venir le voir tous les mercredis, rue Nicolet. — ier février : U Art libre (Bruxelles) republie les cinq poèmes en prose parus en 1864, 1867 et 1868.

— Henri Cazalis publie Henri Régnault, sa Vie et son Œuvre. — Avril : Émile Blémont fonde la Renaissance artistique et littéraire.

— Ier juin : Mallarmé rencontre Arthur Rimbaud au « Dîner des Vilains Bonshommes ». Il annonce des « Après-Midi littéraires » pour jeunes personnes. Henri Cazalis publie Le Livre du Néant. — 23 octobre : Mort de Théophile Gautier. — Décembre : Lettre à Stéphane Mallarmé, poème d’Albert Glatigny.

1873. — 16 avril : Mort d’Albert Glatigny à Sèvres. — Mallarmé fait la connaissance d’Édouard Manet. — ier mai : Publication du Coffret de Santal de Charles Cros. — Août : Mallarmé fait un séjour à Douarnenez, puis au Conquet (Hôtel du Finistère). — Octobre : Le Tombeau de Théophile Gautier. John Payne vient à Paris voir Mallarmé. — Novembre : Il s’occupe avec Catulle Mendès d’un projet d’association internationale des poètes. — Décembre : Voyage de Villiers de l’Isle Adam en Angleterre.

1874. — 25 février : Mort de Mme Albert Glatigny. Mallarmé rencontre Émile Zola chez Manet. — Mars : Les Romances sans paroles, de Paul Verlaine, paraissent à Sens, chez Maurice Lhermitte. Dans la Revue du Monde Nouveau de Charles Cros, reproduction du portrait de Nina de Villard par Édouard Manet. Mallarmé se lie avec Léon Cladel. — 3 juillet : Il envoie à Lemerre, pour le

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Parnasse contemporain, I^Aprls-midi d’un Jaune qu’on lui refuse. — Premier séjour à Valvins, près de Fontainebleau. — 6 septembre : Il commence à faire paraître La Dernière Mode.

1875. — Janvier: Il abandonne la direction de La Dernière Mode et prévient ses amis de lui cesser leur collaboration. Il s’installe 87, rue de Rome. L'Illusion, recueil de poèmes de jean Lahor. — Juin : Le Corbeau d’Edgar Poe, avec illustrations de Manet. — Août : Mallarmé se rend à Londres chez John Payne. Il fait la connaissance au British Muséum d’Arthur O’Shaughnessy et d’Edmund Gosse. ■ — Septembre : Séjour à Équilem près de Boulogne-sur-Mer. ■ — 16 novembre : Cérémonie du Memorial d’Edgar Poe à Baltimore. — Il envoie assez régulièrement de petites informations littéraires au poète Arthur O’Shaughnessy, à l’intention de Y Atheneum de Londres. — 20 décembre : Premier numéro de La République des Lettres, directeur Catulle Mendès.

1876. — 15 avril-ier mai. — Exposition dans l’atelier de Manet, 4, rue de Saint-Pétersbourg, de ses tableaux refusés par le jury du Salon. — juin : Le Vatbek, de Beckford. — Août : Il fait un séjour au Portel près de Boulogne-sur-Mer. — 6 octobre : Représentation de Ylllustre Bri^acier d’Albert Glatigny. Deidamia, de Théodore de Banville au Théâtre de l’Odéon. Édouard Manet peint le portrait de Mallarmé.

1877. — Février : Mallarmé félicite Zola de /’ Assommoir. — Mars : Dans la République des Lettres paraissent les dernières traductions des Poèmes de Poe par Mallarmé. Celui-ci travaille au recueil des Mots anglais.

1878. — Apparition du paraphe « poesque » dans la signature du poète. Maladie d’Anatole Mallarmé. Lettres de Robert de Montesquiou.

1879. — 6 octobre : Mort d’Anatole Mallarmé, fils du poète.

1880. — Publication des Dieux Antiques. Début des « mardis ».

1881. — Publication par Verlaine de Sagesse, à la Société générale de Librairie catholique. Traduction par Mallarmé d’un conte : L’Étoile des Fées.

1882. — Octobre : J. -K. Huysmans fait part à Mallarmé de son intention d’écrire A rebours.

1883. — 13 février : Mort de Richard Wagner. — 30 avril : Mort d’Édouard Manet. — 14 juillet : Le gouvernement nomme Stéphane Mallarmé officier d’ Académie. — Novembre-décembre : Les Poètes Maudits : Stéphane Mallarmé, par Paul Verlaine, dans Lutèce.

1884. — 5 janvier : A l’École des Beaux-Arts, exposition de l’œuvre d’Édouard Manet. — 8 février : Claude-Achille Debussy, à Ville d’Avray, met en musique Apparition. — 21 février : François

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Coppée est élu à l’Académie Française. — 19 avril : Publication des Poètes Maudits de Paul Verlaine. — 22 juillet : Mort de Nina de Villard. — Septembre : Parution d’A rebours de J. -K. Huysmans et de La Légende du Parnasse contemporain de Catulle Mendès. — Octobre : Mallarmé est nommé professeur d’anglais au lycée Janson de Sailly. — Novembre : Premier fascicule des Taches d’encre , gazette mensuelle par Maurice Barrés. — Décembre : Verlaine publie Jadis et Naguère.

1885. — La R évité Wagnérienne commence à paraître. - 14 janvier : J. -K. Huysmans le remercie de la Prose pour des Esseintes. — 7 mars : Lettre à René Ghil. — 16 mars : Il obtient un congé jusqu’au 30 juin. — 6 Avril : Article de P. Bourde dans le Temps.

— 23 mai : Mort de Victor Hugo. — Octobre : Professeur au Collège Rollin où quarante ans plus tôt Manet avait été élève. — 10 novembre : Verlaine demande des notes biographiques pour Les Hommes d' Aujourd’hui. Lettre de Jules Laforgue à Mallarmé, de Coblence. — 16 novembre : Lettre autobiographique de Mallarmé à Verlaine.

1886. — 11 avril : Premier numéro de la Vogue. Au sommaire : Mallarmé, Villiers, Verlaine, Rimbaud. — Août : Avant dire du Traité du Verbe. — Septembre : Léo d’Orfer et René Ghil fondent la Décadence. Publication de la Renne Indépendante (Édouard Dujardin et Félix Fénéon). — 18 septembre : Manifeste de Moréas dans le supplément du Figaro.

1887. — 13 janvier : Contrat avec Édouard Dujardin pour une édition populaire de V Après-midi d’un Faune. — 3 mai : Unique représentation de Lohengrin au Théâtre de l’Eden, à Paris. Trois livres de vers paraissent : Le Geste ingénu , de R. Ghil; Les Cygnes , de Vielé-Griffin ; Les Palais nomades, de G. Kahn. Débats de Mallarmé avec l’éditeur Léon Vanier. — 20 août : Mort de Jules Laforgue. — Octobre : Publication des Poésies (édition de la Renne Indépendante'). — 1 1 novembre : Mallarmé cite Léon Vanier en justice de paix. Les Mardis sont déjà légendaires.

1888. — Ier janvier : Sonnet de nouvel an à Méry Laurent. -

3 mars : Soirée de la Revue Indépendante. Mallarmé traduit le T en o’C/ock de son ami Whistler. — Avril : Rupture avec R. Ghil. Amitié de Mirbeau. — 12-23 août : Il passe quelques jours en Auvergne : Royat, Splendide Hôtel, avec le Dr. Evans et Méry Laurent. — 19 août : Il dîne à Royat avec Emmanuel des Essarts.

— Décembre : Mallarmé envoie à Verlaine sa traduction des Poèmes d’Edgar Poe.

1889. — Mars : Mallarmé prend l’initiative d’une souscription discrète entre amis en faveur de Villiers de l’isle Adam. — Mai : « La Tour Eiffel dépasse mes espérances... ». — 19 août : Mort de Villiers de l’Isle Adam, à Paris, chez les frères Saint-Jean de Dieu.

— 21 août : Enterrement de Villiers de l’Isle Adam au cimetière des

CHRONOLOGIE DE MALLARMÉ

Batignolles. — Septembre : Sonnet de Verlaine A Stéphane Mallarmé. — Quelques jours à Royat. — Dans la préface de Joies, par Vielé-Griffin on lit : « Le vers est libre ! » Tout finit par les commencements, dit Mallarmé. — Octobre : Membre du jury d’un concours de poésie organisé par Catulle Mendès à l’Écho de Paris.

1890. — Janvier : Premier fascicule du Mercure de France. — 9 février : Départ de Paris pour Bruxelles : conférences sur « Villiers de l’Isle Adam » à Bruxelles ; le 1 1 (Cercle Artistique) et le 15 (aux XX), Anvers le T2, Gand le 13, Liège le 14 et Bruges le 18.

— 27 février : Même conférence à Paris, chez Berthe Morisot. — Mars : Dédicaces, de Paul Verlaine. — 22 juillet : On fête la légion d’honneur de Léon Dierx. — 20 octobre : Première lettre de Paul Valéry, de Montpellier.

1891. — 15 janvier : Mallarmé recommande Paul Gauguin à Octave Mirbeau. — 2 février : Banquet à l’Hôtel des Sociétés Savantes, en l’honneur de Jean Moréas. — 5 février : Lettre d’André Gide. — 1 5 février : Article de Mirbeau sur Gauguin dans l’Écho de Paris. — 13 mars : Mort de Théodore de Banville. — 23 mars : Banquet Paul Gauguin. — 28 mars : Mort, à Lyon, de Joséphin Soulary. — 21 mai : Représentation au Vaudeville au bénéfice de Paul Verlaine et Paul Gauguin. — 24 mai : Mort à Avignon de Joseph Roumanille. — Octobre : Première visite de Paul Valéry à Mallarmé. — Novembre : l’État achète le Portrait de ma Mère de Whistler. Enquête littéraire de Jules Huret.

1892. — 13 avril : Mort d’Eugène Manet. Mallarmé collabore à The National Observer. — Juillet : Il accepte la présidence du comité pour le monument Baudelaire. — 21 juillet : Mort de Léon Cladel. — 23 juillet : Il assiste aux obsèques de Léon Cladel. Mallarmé écrit à Berthe Morisot : « Je travaille et m’applique à vieillir. » Claude Debussy commence le Prélude à T Après-Midi d’un Faune. — Août : Séjour de Geneviève à Plonfleur, Châlet suisse, route de Trouville. — 6 octobre : Mort de Lord Alfred Tennyson. — 6 décembre : Au banquet de la Plume, Mallarmé remplace Leconte de l’Isle. Les Mardis de la rue de Rome ont un succès universel. « Personne n’a parlé comme lui », dira P. Valéry.

1893. — 15 février : Mallarmé préside le septième banquet de la Plume. — 16 février : Les Trophées de José-Maria de Heredia. — 18 mai : Mort d’Alfred des Essarts. — 14 juin : Représentation au Vaudeville, de La Fin d’Antonia d’E. Dujardin. — 17 juin : Mallarmé, à la gauche d’Auguste Vacquerie, qui le préside, assiste au banquet donné pour célébrer la publication de Toute la Lyre, de Victor Hugo. — 6 juillet : Mort de Guy de Maupassant. — 8 août : Arrêté mettant Mallarmé en congé jusqu’au 4 novembre.

. Automne : Aux Mardis, P. Louÿs vient avec Gide, Wyzewa

avec Dujardin, Hérold avec Fontainas, Vielé-Griffin avec H. de Régnier.

CHRONOLOGIE DE MALLARMÉ

1894. — 6 janvier : Mallarmé admis à la retraite. — 26 février : Représentation d 'Axel au théâtre de la Gaîté. 27 février : Départ de Paris pour Londres. — Ier mars : Conférence à Oxford.

2 mars : Conférence à Cambridge. Mallarmé envoie ses impressions à sa femme et à Méry Laurent. — 4 avril : Laurent Tailhade est blessé par une bombe au restaurant Foyot. — 17 juillet : Mort de Leconte de Lisle. — 8 août : Mallarmé cité comme témoin, à la requête de Félix Fénéon dans l’affaire « Jean Grave et autres ».

— 17 août : Mallarmé donne, au Figaro, un article sur le Fonds littéraire. — Septembre : Debussy achève le Prélude à l’ Après-Midi d’un Faune. — 13 septembre : Mort d’Emmanuel Chabrier. — 22 décembre : Première audition, à la Société Nationale de Musique, du Prélude à l’ Après-Midi d’un Faune.

1895. — 16 janvier : Banquet Puvis de Chavannes. — 2 février : Toast à la Saint Charlemagne, Collège Rollin. — 19 février : Mort d’Auguste Vacquerie. — Ier mars : Banquet Edmond de Goncourt.

— 2 mars : Mort de Berthe Morisot. — 25 mars : Longue lettre de P. Claudel. — Été : Le Théâtre de Valvins. — Automne : Parution de l 'Introduction à la méthode de Léonard de Vinci, par P. Valéry.

1896. — 9 janvier : Mort de Paul Verlaine. — 27 janvier : Mallarmé est élu prince des poètes. — 14 février : Toast au banquet Gustave Kahn. — Mars : Exposition, chez Durand-Ruel, des œuvres de Berthe Morisot, catalogue préfacé par Mallarmé.

21 avril : Conférence de Charles Morice, au Théâtre Mondain, sur Mallarmé. — Ier mai : Article d’éreintement, par Retté. - 16 juillet : Mort d’Edmond de Goncourt. — 12 septembre : Mort de l’éditeur Léon Vanier. — Octobre : Mallarmé flâne à Valvins.

— 18 novembre : Mallarmé est témoin, avec J. -F. Raffaëlli, au mariage d’Édouard Dujardin. — 10 décembre : Première représentation d’ U bu Roi.

1897. — 2 février : Banquet Stéphane Mallarmé. — Mars : Les jeunes disciples du poète lui remettent un album de poèmes écrits en son honneur (Henri de Régnier, Albert Mockel, Pierre Louÿs, Paul Claudel, A. Fontainas, E. Dujardin, Verhaeren, Georges Roderïbach, Vielé-Griffïn, Paul Valéry, etc.). — 22 avril : Discours à la soirée Catulle Mendës. — Mai : Le printemps à Valvins. Mallarmé travaille à Hérodiade. — • 16 décembre : Mort d’Alphonse Daudet.

1898. — 10 mai : Exposition Odilon Redon à la galerie Vollard.

— 9 septembre : Mort de Stéphane Mallarmé, à Valvins. — 1 1 septembre : Enterrement du poète au cimetière de Samoreau (Seineet-Marne).

POEMES

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