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IL — LES GARES

Tels sont nos plaisirs ressuscités; outre la chasse lointaine, il est des citadins rebelles encore à tout projet de retour : plus que ceux que retient la grande vie de château ceux-là qui errent simplement pour ne pas rentrer. Voyager! il leur faut cela après la plage avant la rue. Signalons, rapidement et au hasard, deux ou trois à peine de ces beaux voyages, faits dans les brumes et les riches feuillages d’octobre : mais sans avoir la prétention, à cause de notre peu de place, de les indiquer tous ou presque tous.

Billets d’aller et retour pour la Forêt de Fontainebleau.

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CORRESPONDANCE AVEC LES ABONNÉES

4 octobre 1S74.

Mme la Comtesse S..., à Milan : C’est un coussin qu’il vous faut, Madame : on ne les fait plus beaucoup en tapisserie, il est de mode aujourd’hui de les broder avec application de drap de couleur sur drap noir. L’ouvrage, échantillonné, avec toutes les fournitures, vaut, à notre magasin spécial d’ouvrages de dames : Au Sphinx, de quinze à vingt francs. — Mme L..., à Toulouse : Faites faire, Madame, une robe de cachemire noire garnie de crêpe anglais ou de crêpe impératrice : ce dernier, d’aussi bonne qualité que le crêpe anglais, est d’un prix moins élevé. Vous n’ignorez point que vous ne pouvez pas porter de confection (pardessus, etc.), dès maintenant, le châle et le voile long étant de rigueur pendant trois mois; mais on est moins généralement au fait de ceci que les boucles d’oreilles sont en bois durci au lieu d’être en jais. Je poursuis, n’est-ce pas ? puisque vous voulez bien m’interroger sur l’étiquette absolue du deuil : cachemire noir et crêpe pendant les six premiers mois, soie noire et crêpe lisse noir pendant les six autres; enfin du gris, du violet ou du noir et blanc pendant les six dernières semaines. On porte le deuil pour un beau-père, oui, de la même façon que pour un père. — Mme de B..., à Fontainebleau : Vous avez raison, chère Lectrice, une machine à coudre est indispensable dans une maison montée sur le pied de la vôtre : si vous ne l’utilisez pas vous-même, vous y faites travailler votre femme de chambre. Plusieurs fabricants donnent gratuitement des leçons, après acquisition chez eux; sinon, les font payer. Je vous assure qu’en sept ou huit leçons, voire même en moins que cela, votre femme de chambre peut être apte à tout faire de votre machine. Envoyez ici cette personne, qu’on se chargera de conduire dans une maison sérieuse, qui lui livrera une machine garantie pendant plusieurs années; elle pourra elle-même confectionner parfaitement les costumes d’enfants, dont nous venons de vous expédier les patrons. A propos de ceuxci, donnez-nous, je vous prie, les mesures bien exactement car tous les enfants de cinq ans n’ont ni la même taille ni la même carrure. — Mme la Comtesse S..., à Séville : Nous avons vu chez Frainais et Cramagnac des cachemires de l’Inde dans les mille à douze cents francs : ils sont jolis sans être d’un prix élevé, chose, du reste, tout à fait inutile aujourd’hui. Faites-nous savoir, Madame, si vous désirez le vôtre long ou carré : notre manque d’information à cet égard nous a seul empêché de le choisir; mais nous vous le conseillons carré, le châle ne se portant plus en pointe. Aussitôt votre réponse reçue, ce vêtement, dans sa boîte, vous sera

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expédié contre remboursement. — Mme la Duchesse de la T..., à Madrid : Madame, si vous n’avez que deux filles, habillez-les de même; si vous en aviez trois, vous ne le ferez point, ou elles ressembleraient à des pensionnaires. Non, le même chapeau ne conviendra peut-être pas à ces deux sœurs; pour la coiffure, choisissez-la différente, tout à fait suivant le visage. — Mme B., Tailleuse, à Bruxelles : Le costume de jeune fille que nous avons donné dans le dernier numéro peut parfaitement convenir à une jeune femme : seulement, vous garnirez de volants ou de bouillonnés la jupe en velours, voire même de l’un et de l’autre juxtaposés. — Mme la Marquise de C. L..., à Beauvais : C’est à des religieuses seules que vous voulez confier votre enfant, Madame, sans quoi nous vous dirions de jeter les yeux sur la carte de visite placée ci-contre d’une excellente pension recommandée par nous; où nous consulterions un conseiller précieux pour tout ce qui est de l’éducation. Il nous reste à prouver notre expérience maternelle et conforme à l’énoncé de votre vœu, relativement à l’emploi de quatre années de jeunesse. La chose est toute simple : entre tous les couvents, il en est un, le Sacré-Cœur; votre ville de Beauvais possède une des maisons de l’ordre ? Y mettre deux ans votre chère enfant, afin que la séparation ne soit qu’à moitié cruelle et vous prépare à l’éloignement nécessité par deux autres années passées dans la maison mère de Paris, parmi des plus grands noms de France. Une même méthode d’enseignement, employée dans tous les pensionnats dirigés par les Dames du Sacré-Cœur, autorise ce changement dont l’instruction n’a rien à souffrir. Faut-il dire que ces dames savent également donner à leurs élèves une éducation parfaite et remplir ces jeunes cœurs de sentiments distingués ? Personne ne l’ignore et je ne prétends vous rappeler que ce que vous connaissez mieux que moi; mais on aime à s’entendre répéter par quelqu’un de confiance les choses qu’on a déjà un peu projetées à soi seule. Il ne nous conviendrait d’insister que sur un point, c’est que si, dans ces pieux asiles, l’enseignement est poussé au dernier point, cependant on n’y néglige ni les travaux à l’aiguille ni les arts d’agréments. Intéresser autant qu’édifier les jeunes personnes, telle est la devise adoptée. — Mme Brenc..., à Mantes : Le Capulet se portera aussi chez les jeunes filles : ce vêtement, fort simple, achève tout à fait leur toilette de sortie ou de visite. — MM. M. Y., Londres (ou dans le Wilts) : Oui, les fleurs naturelles sont bien jolies dans les cheveux, mais elles ne résistent guère à l’atmosphère du bal; et après une heure et deux au plus, elles sont fanées; c’est pourquoi je leur préfère, pour vous coiffer à cette fête, toute hors de saison, officielle

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et administrative, des fleurs artificielles merveilleusement travaillées.

Plus de lettres; et nous parlons maintenant à toutes nos lectrices : d’abord

CONSEILS SUR L’ÉDUCATION

Les express de toute ligne et de toute heure ramènent à Paris, avec les parents, les enfants. A l’intention des parents qui, désireux de garder leurs enfants près d’eux, ne choisiraient pas pour ceux-ci l’une des maisons d’éducation recommandées par nous dans les cartes de visite ci-contre; et hésiteraient, cependant, à leur faire donner une éducation tout à fait isolée par des précepteurs ou des institutrices (deux de ces dernières se mettent, par notre intermédiaire, à la disposition des familles, une étrangère, parlant presque toutes les langues du Nord et le Français, l’autre Française est remarquablement musicienne, mais plutôt dame de compagnie), citons un Cours célèbre de Jeunes Filles. Véritablement, est-il besoin de rappeler, sinon pour dire qu’il s’apprête à inaugurer sa 24e rentrée, ce groupe de mères, de professeurs et de jeunes filles le plus parisien de tous et dont le nom vient à l’esprit de nos lectrices : le Cours Lévy Alvarès, qu’il se fasse rue de la Chausséed’Antin ou simultanément Place Royale, au Marais. Toute l’instruction que peut et doit acquérir une femme, la fillette et la jeune personne l’y reçoivent, et la mêlent, revenues dans leur famille, à l’éducation du foyer. Une chose charmante, c’est que plus d’une mère intéressée à des questions oubliées par elles depuis l’enfance ou renouvelées par les programmes, devient, dans ces leçons, le condisciple de sa fille.

Il n’y a à entrer dans aucun détail du prospectus, qu’envoie, sur une demande faite par les parents, le Directeur, Officier d’Académie.

Les livres de rentrée ? Nous sommes prêts à recommander tous les bons ouvrages adressés à ces initiales : Monsieur S. M., 29, rue de Moscou, par les auteurs ou les libraires, autant qu’indiqués par les familles elles-mêmes; mais en gardant, toutefois, une complète liberté de jugement. Nous ne faisons à cet exercice de notre indépendance qu’une exception en faveur des livres publiés par la maison Hachette qui, en ce moment, augmente, pour la rentrée de l’année scolaire 1874-75, son vaste catalogue d’ouvrages presque officiels et recommandés par le Conseil de l’Instruction publique avant de l’être ici. Tout ce chapitre, dans chacune de nos livraisons, pourrait être rempli par l’appréciation seule des vastes efforts que font ces éditeurs pour être toujours au courant des programmes et de l’esprit actuels.

Terminons aujourd’hui cet entretien spécial dont les

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proportions, un peu vastes en raison du peu de place donnée aux occasions, bons marchés, etc., montrent très-fort le désir que nous avons de prendre, tout à fait, possession d’un sujet appartenant, avant tout, à une Gazette, qui est celle, non seulement du monde, mais de la Famille.

Madame de P.

Quatrième livraison : 18 octobre 1874 SOMMAIRE ET LÉGENDES Texte

La Mode . Mme Marguerite de Ponty.

Les Fêtes. — Trois costumes de Chasse et une Toilette de Mariée :

Accointances entre la Couturière et les Chancelleries, puis une étiquette sur la rive droite et une habitude sur la rive gauche. — Le Papillon emblème ? non, parure.

Gazette de la Fashion . Miss Satin.

Chronique de Paris (Théâtres. Livres,

Beaux-Arts, Échos des salons et de la plage) . Ix.

Le Carnet d’ Or. — Septième feuillet :

Menu d’un dîner de famille . Le Chef de bouche

chez Brébant.

Huitième feuillet : Recette du

Gombo (Plat de relevé) . Une Dame Créole.

Neuvième feuillet : Plafond mobile d’un appartement en location. D’après Marliani.

Nouvelles et Vers. — Vers : At Home

(sonnet) . Ernest d’Hervilly

Nouvelle et Traduction : Les Voies

de fait (suite et fin) . Alphonse Daudet.

Figures d’album. — I. Mariana, traduit de l’anglais de Tennyson. . . . Stéph. Mallarmé.

Programme de la Quinzaine.

LES CINQ. TOILETTES

I. — Lithographie a l’Aquarelle avec ou sans patron découpé de grandeur naturelle

Toilette de visite en velours noir. - - Volant du bas en velours noir, avec biais de satin carmin et passe-poil en velours noir : ce volant est surmonté d’une garniture en satin carmin, ayant sur chaque fronce de la passementerie de jais ;

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il continue devant, mais en diminuant. — Tablier bouillonné en forme de tunique, posé et cousu sur la robe : et chaque bouillon séparé par un agrément en jais. Écharpe plissée en satin carmin, retenue de côté par une boucle en jais. — Corsage à basques formant éventail. Manches de la même garniture et avec le même volant que la jupe Capulet, qui est en velours noir.

Le patron de cette toilette, reçu de droit avec la livraison du premier dimanche du mois, peut être avec celle-ci, mise également à la disposition des abonnées. Voir, pour les prix supplémentaires, la correspondance avec les abonnées des livraisons parues jusqu’ici.

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