‹ OEuvres complètesChapitre 270 sur 655 · ENQUÊTE SUR VERLAINE · texte numérisé non relu

ENQUÊTE SUR VERLAINE

Si je supprimais, avec plaisir, l’une des questions — à qui attribuer la succession — de Verlaine (il n’en laisse et n’en prit aucune). Voilà qui est bien royal, convenez, d’avoir lieu par lignée. On dit mieux, quelquefois, en ajoutant à une citation les mots « comme parle le Poète », hommage au type permanent impersonnel dont se réclame quiconque fit de beaux vers. Les individus mélodieux, rien n’exige qu’un décédé en soit un autre, avec hâte : d’autant que tel, en mourant, inaugure sa gloire. La vacance sied. Au cas présent, du reste, je me trouverais incapable de décider entre trois aînés ou quatre mes contemporains ou, leur éclat n’acceptant d’héritage, par exemple lequel, dans le nombre égal de maîtres jeunes, l’emporte. Tant à attendre et d’imprévu !

Intéresse — quelles sont les meilleures parties de F œuvre ? Tout, de loin ou de près, ce qui s’affilie à Sagesse, en dépend et pourrait y retourner, pour grossir l’unique livre : là, en un instant principal, ayant écho par tout Verlaine, le doigt a été mis sur la touche inouïe qui résonnera solitairement, séculairement.

— Et quel est son rôle dans l'évolution littéraire ? L’antérieur Parnassien eût suffi à une carrière et une renommée; et même, peut s’isoler, depuis qu’avec sa survivance ont joué, subitement, comme seules, des orgues complexes et pures. Quant à la nouveauté de ces

quinze ans, ceci l’annonce, seulement. L’essentiel et malin artiste surprit la joie, à temps, de dominer au conflit de deux époques, une dont il s’extrait avec ingénuité, réticent devant l’autre qu’il suggère; sans être que lui, éperdument ■ — né d’un moment littéraire indiqué.

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