‹ OEuvres complètesChapitre 325 sur 655 · SIMILE, SOLEMN, TO SPOIL, STUDY, SUBTLE, TEMPER, TONSILE · texte numérisé non relu

SIMILE, SOLEMN, TO SPOIL, STUDY, SUBTLE, TEMPER, TONSILE

torment, ultramarine, umbrage, etc., etc. Autant de mots presque autant de cas : ici formation du Latin comparable aux plus Anglaises d’entre les formations faites avec Français; là défis présentés à toutes les remarques (plutôt qu’aux Lois) montrées à l’instant par les pages d’avant et exceptions même aux quelques exceptions réunissant, au moins, un groupe d’exemples suffisant pour se faire classer. Très probablement, plusieurs de ces Vocables appartiennent au Latin ecclésiastique dont il sera bientôt question ; lequel adjoint à l’Anglo-Saxon, parlé par le peuple, a subi tant de vicissitudes qu’il demeure parfois très difficile à déterminer.

Résultat : bien des Mots heureux que, tout le magnifique labeur de certains maîtres d’aujourd’hui et de chez nous achevé (à savoir de reprendre aux époques passées de la France maint trésor de la parole perdu par la négligence

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des générations) on pourrait aussi redemander à l’Anglais; ou qu’il faut simplement déplorer de lui voir seul, tandis que la propriété nous en appartenait, en tant qu’héritiers directs et légitimes du Latin. To retaliate, rendre la pareille, n’est point un mauvais terme; non plus que to fend, du Latin primitif fendo, quand nous n’avons que le mot à Affixes moins pur, défendu : il fournit fence, défense, et Y escrime fencing, etc., etc. De belles lignées de Vocables, tout entières, ne m’apparaissent point à dédaigner, comme to rap, ravir, qui serait accompagné de notre rapt, puis de raptorial et de rapture. Nous avons visible; mais, ce qu'on peut entendre, c’est audible, le voisin l’a... Que de termes presque techniques, comme hastate, armé d'une hache, et muricate, de dards! Oubli est beau, comme forgetfulness : je crois oblivion bien dit dans un vers anglais, plus beau, même à nos yeux. A côté de garde, on peut aimer custody; et avec ou sans équivalents Français des Mots comme equanimity, portative, inane, lute, paucity, pecular, primeval, stricture (critique), tuition (éducation), valediction, vernacular ( du crû) , vividity, etc., etc., tout à fait neufs, à côté de paludal, picture et tincture, verisimilar, votary, etc., etc., comparables à certains Vocables de Terminaison différente chez nous. A vrai dire, il y a compensation souvent. Un seul exemple : voici laud, louer, de laudo, que nous n’avons pas; mais l’Anglais a-t-il (je prends au hasard) fauteur, de fautor ? point. Le Lexique, même un instant feuilleté, en apprendra plus qu’en ces quelques lignes allant au hasard pour ne point céder à la tentation de se prolonger trop (puis les exemples qu’il siérait de placer sé trouvent ailleurs, illustrant des cas spéciaux du Langage).

Remarque.

A la fin seulement de cette Étude (et même est-il bien nécessaire de le faire ?) je note que tout ici n’a trait qu’aux Mots situés en dehors du Vocabulaire de la Science contemporaine.

La Terminaison de toutes les branches du savoir humain a dépouillé, au commencement du siècle, son vieil aspect occulte; et les termes de l’alchimie se virent remplacés par ceux de la chimie, la cabale ne prêtant plus une de ses formules aux mathématiques. Tout cela eut lieu simultanément; et habile qui dirait lequel des langages civilisés, le premier, fournit telle portion de la nomenclature technique internationale. Pas d’autre revendication, sinon que le procédé de composition, grec avant tout, fût ensuite français : exemples, géographie , hypocrisie, philosophie. Tantôt les mots se prenaient au Grec, tout composés; tantôt comme deux fragments ou trois à unir : or, l’Anglais a fait tout de

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même et vis-à-vis du Grec et vis-à-vis de nous. Pliocène et myocene ne sont ni grecs ni français en leur entier, etc. Variez vous-mêmes les exemples.

Détail curieux encore à observer : quincy, esquinancie, frenzy, quoique Mots savants, ont subi ces abréviations populaires, que ce soit à travers le Grec ou point; quant à frantic, c’est, visiblement, grâce à notre frénétique. Le jeu de mot poind dans dropsy, hydropisie, enflement aqueux; où drop évoque une impression fugitive de goutte.

§ 2. — Vestiges Latins, Celtes et Scandinaves, mêlés a l’Anglo-Saxon et depuis a l’Anglais.

Toute la vaste classe de Mots Classiques, qui fait jusque maintenant l’objet de notre recherche, doit son introduction dans la Langue Anglaise à une préoccupation des lettrés anciens : c’était de rapprocher, autant que possible, des origines Grecque et Latine, mainte forme en ayant le cachet encore (mais grâce à l’immixtion française) ; notre langue ayant toujours et indiscutablement servi d’intermédiaire entre l’Anglais et les idiomes anciens. Formation artificielle au premier chef, on ne saurait trop le répéter, que celle-là : et des plus abondantes. Le Grec, non, mais le Latin, a-t-il, à d’autres périodes que celle dont on vient de s’occuper, c’est-à-dire en dehors de l’ère scolastique, de la Renaissance, des règnes littéraires modernes et de notre âge scientifique contemporain, particulièrement influé sur l’Anglais ? plutôt sur l’Anglo-Saxon. Qu’on se rappelle la Conquête Romaine de Jules César et le triomphe des Missionnaires chrétiens : deux couches différentes de Mots ont été déposées par l’un et l’autre de ces faits.

Mieux que partout autre part, se placent aussi, dans le troisième Livre, les éléments Celte et Scandinave, dont il a été parlé dans l’Historique de l’Anglais. Outre les fragments de Mots ou les Mots de cette source restés, tout comme les Vestiges Romains, dans le Vocabulaire géographique, quelques termes, faisant aujourd’hui partie de la Langue, se mêlent si indissolublement au répertoire Anglo- Saxon, qu’il n’a pas semblé exact de les y noter, au cours des Tables; à plus forte raison d’introduire, dans mainte page d’alors montrant le fonds principal de l’Anglais, les rapides esquisses que l’on va voir. Maintenant, entre les très vieux Mots Latins, anglicisés par voie naturelle, et les Mots Étrangers d’importation hasardeuse, il sied d’en traiter; car cela tient des uns et des autres : fondu avec la Langue et cependant lointain de temps sinon de distance, vénérable par l’antiquité et toutefois un peu extérieur au sujet sur lequel repose la dissertation du moment.

AlMS, ANGEL, APOSTLE, BISHOP, CANON, CHURCH, CLERK,

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DEACON, HERETIC, HYMN, MARTYR, MINSTER (MONASTERIUM),

monk (monachus), priest (presbyterus), psalm, PSALTER, stole (stola), synod, la plupart de ces Mots, aisés à traduire, ne proviennent du Grec qu’après s’être longtemps incorporés au Latin; et tantôt ils ont rencontré des modifications analogues à celles des mots d’origine saxonne pure, car dès lors ils se mêlaient presque indistinctement au parler de tous, tantôt ils ont subi la retrempe latine des siècles suivants : tantôt enfin on les a de nouveau modelés sur leurs correspondants en Français. De source latine, sont altar, cha-

LICE, CLOISTER, COWL (CUCULLUs), CREED (CREDO), CROSS (CRUX), DISCIPLE, FONT, MASS (MISSA), PAGAN, PALL, SHRINE,

sacrament : toujours avec les différentes variations requises. Quelques exemples, choisis hors du rite chrétien, compléteront cette nomenclature : belt (balteus) baudrier, bench (banca) banc, castle (castellum) château, chest (cista) coffre, crown (corona) couronne, cook (coquo) cuisinier, fork (furca) fourchette, gem (gemma) gemme, muscle (musculus) muscle, nurse (nutrix) nourrice, palace (palatium) palais, purple (purpura) pourpre, title (titulus) titre, etc., etc.; et plus familiers encore, sponge (spongia, qui fut d’abord Grec) éponge, box (buxus) boîte, chalk (calx) craie, cherry (cerasus) cerise, laurel (laurus) laurier, oyster (ostrea) huître, rue (ruta) la rue, cette plante, turtle (turtur) tourterelle, vulture (vultur) vautour, etc., etc. A cette liste, le Lecteur qui a suivi jusqu’à présent l’analyse, simple autant cjue complexe, de la Langue Anglaise, ne saurait prêter une attention suffisante; tout incomplète qu’elle soit nécessairement, on y rencontre des exemples assez divers pour éprouver quelque embarras. Notamment si l’on songe que beaucoup de Mots Latins ont dès l’époque en question, celle du Christianisme importé, tout d’abord reçu du parler presque populaire une allure que d’autres, introduits postérieurement, par exemple avant la Renaissance, devaient adopter à leur tour : mais il est vrai que certains d’entre les premiers ont peut-être été repris par le courant des seconds et retrempés, tout comme il s’y montre aussi des réformes faites d’après le Français. Rien de plus trouble que ce point, l’un de ceux soumis à l’étude du savant; mais rien d’aussi lumineux que l’explication qu’on acquiert de maints phénomènes de détérioration éprouvée par des Mots Latins dans leur passage à l’Anglais, trop graves pour n’être pas attribuables à la longue et mystérieuse action naturelle de la race. Longtemps même encore, les Philologues discuteront sur tel Vocable du groupe, qu’une fois ou deux ou trois peut-être, ce Traité offre de provenance erronée : tant est respectable leur crainte de passer outre un fait historique quelconque. Qu’empêchent momentané-

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ment ces doutes : rien, quant au plan total, qui est bien celui de la Langue; et quelques exemples fourvoyés n’infirmeront pas la justesse de plus d’un cadre dressé pour la première fois (un peu trop tôt peut-être).

Ce premier dépôt du Latin, dans l’amalgame linguistique destiné à faire un jour l’Anglais, demeure plus effacé que le Celtique d’avant et que le Scandinave d’après; il ne laisse que de rares traces revendiquées presque exclusivement par la langue géographique. Date : la Conquête de Jules César.

Retrouvez, castra, un camp , dans — caster, de Doncas ter, Lancaster, Tadcaster, Casterton; Castor; et dans le caistor du Norfolkshire et du Lincolnshire; puis dans — cester, de Gloucester, Leicester, V/or cester; — chester, de Portchester, Winchester, Colchester; — cister, de Bedcïster; enfin dans

— ster, de Gloster et — eter, cV Exe ter : nombreuses et visibles dégradations.

Strata, route pavée : c’est — strad, de Stradbrook; — strat, de Stratford et Stratton; — stret, de Strethad et Stretford; — streat, de Streatham, ou — strf.et, qui donne ce Mot, le seul resté dans la Langue, puis streetly, streett-

HORPE.

Colonia, une colonie romaine; portus, un port ; vallum, un rempart; fossa, une tranchée; se retrouvent, en tant que

— coln, — port, — wall, fosset, fosse : dans Lincoln, Portsea, Portsmouth; plusieurs Walbury, et wall lui-même, autre Mot Anglais (bayle, en vieille Langue, d’où Old Bailey, la prison, et bailif, le bailli) ; enfin Strallon-on-Foss et Fosston. — Ton, il convient de l’ajouter, n’est autre chose que town, ville, vocable d’origine saxonne.

Souci de l’Archéologue autant que du Linguiste, eux aussi, les vieux Vestiges Celtes, s’attachent à maint lieu, nommé de même pendant de longs siècles; c’est, mêlé aux pierres, que le Langage, si mobile sur les lèvres des hommes, semble garder une immuable durée.

Toutefois, certains Mots survivent dans la Langue; en voici des exemples : basket, panier, to bother, tarabuster, button, bouton, cart, charrette, coat, habit, dainty, bizarre, gown, robe, grid(iron), gril, happy, heureux, mop, balai à laver, to prance et prank, jouer un tour, rail, rail, tackle, ustensiles, whip, fouet : ils sont choisis, à la fois parmi les plus usuels et dans ceux qu’ont déjà fait connaître nos Familles.

D’autres Vocables se sont arrêtés dans le chemin suivi par l’Anglais jusqu’à nos jours; mais en bon endroit, c’est-àdire dans les œuvres de littérature ancienne, où ils ne se perdront pas. Recueillez notamment : cam, qui équivaut à crooked, crochu, pele, château, kern, soldat gaélique.

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crowd, non point foule, mais violon, et crowder, un violoneux; braked, de Yale épicée, bug, spectre : ce dernier et un ou deux d’avant reconnus par le Lecteur, qui les a déjà vus.

Tant que se parleront les patois, kephyll, cheval, et Berr, force, dans le Lancashire, où l’on dit aussi brat, pour un tablier, crap, pour de Yargent, blasget, pour un panier, etc., etc., ne s’oblitéreront pas tout à fait; non plus que cob, pour beat, un coup, dans le Northumberland.

Tout entiers les noms de Don, Dee, Thames, Avon, Stour, Severn, Trent, Ouse, restent à ces fleuves de l’époque celtique; et Malvern, Mendip, Cheviot, Chiltern, Grampian, etc., à ces collines; et Wight, Man, Arran, Bute, Mull, à ces îles; et Kent, Devon, Glamorgan, Dor(set), Dur (ham), Wilts, à ces comtés ; à des villes enfin l’appellation de Liver(pool), Carslile, Penzance, Pen(ritii), Cardiff. Telle est l’explication de maint nom qui, tantôt ressemble à l’Anglais et n’en est pas; tantôt en diffère à ce point qu’on s’étonne de l’y voir mêlé si familièrement.

Une remarque importante, c’est qu’indépendamment de ces exemples divers de l’extraordinaire persistance attribuable à quelques paroles proférées jadis dans une langue abolie, d’autres mots, revendiquant la même origine, sont d’introduction récente ; empruntés la plupart à travers l'Irlandais ou même l’Écossais, comme whisky, flannel,

KILT, PLAID et TARTAN.

Les Mots Scandinaves, qui se trouvent dans le Langage quotidien, sont, par exemple, bag, sac, bait, amorce, chime, carillon, to dash, jeter, to dweli., habiter, earl, comte, kid, chevreau, to lurk, désirer, pudding, ce gâteau, sky, le ciel visible; dont plusieurs appartiennent aux Mots Simples, Solitaires ou des Familles, donnés, plus haut, comme Anglais. Anglo-Saxons, ils les ont effectivement tant leur fusion est intime : que l’acquêt en remonte aux temps des bords de l’Elbe et de la Baltique, ou aux invasions danoises chez les Saxons établis dans la Grande-Bretagne, car ce vague élément n’a guère pu être apporté par les Normands, déjà tout francisés.

Certains de ces Mots ne se trouvent plus que dans la vieille Littérature Anglaise, ce sont bi, ville, boun, prêt, to busk, préparer, erre, blessure, fenge, fille, etc. ; et d’autres dans les patois Anglais, ce sont to brail, ressembler, to brangle, se quereller, cleg, quelqu’un d’habile, to gar, faire, gawm, attention, to greet, pleurer, lurgy, paresseux, etc. (aucun de ces Vocables n’ayant été ici montré précédemment).

Le plus grand nombre enfin est enclavé, à la façon de

M Al I ARMÎ

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reliques anciennes, dans les noms géographiques : cas qui se présente également avec les Mots Latins demeurés de la Conquête de Jules César et les Mots Celtes, antérieurs : pareils à ces pierres d’autels druidiques qu’on exhume, mêlées aux fondations de remparts ou de monuments.

Quelques exemples seulement.

Ark, temple ou autel, dans Ark-halm, et le même sous la forme — argh, dans Grimsargh; — beck, ruisseau, qu’il ne faut pas confondre avec brek ou brik dans Norbrek et Kellbrik, ex. Caldbeck; — bol, résidence, dans Thorbol; - by, ville, dans Carlby, ville de Cari, un ancien héros Scandinave; — dale et — dal, vallée, dans Scarsdale, Dalby; — dan et — dane, Danois, dans Danby, Danesdale; — ey, — ay ou — a, île, ex. Orkney, Calvay, Grimsa; — fell, colline, dans Scawfell; — ford, — forth et — firth, inter, ex. Seaford, Seaforth et Holmfirth;

— gâte, route (et non porte) dans Sandgate; — hag, pâturage, dans Haigh ; — hoe, colline, dans Langenhoe ; — holm, île, dans Langholm; — kirk, église, allié à church, dans Ormskirk; — ness, cap, allié à nose, dans Skipness; — o et

— a, fleuves, ex. Tpiurso, Skeba; — scar, rocher, dans Scarborough; — ster, — place, dans Ulbster; — suther,

— sutter, sud, dans Sutherland, Sutterby ; — thing, lieu de rencontre, dans Thingwall et — ting ou — ding, dans Tingwall et Dingwall; — thorp, village, dans Merlnthorp ; — wig, anse ou baie, qu’il ne faut confondre avec des Mots Anglais presque semblables, ex. Wigtoft, Sandwich et Sanwich, où c’est — wick et — wich; — with, un bois, dans Langwith.

Cette Page, à quelques exceptions près, comprend tous les éléments autres que ceux latinisés et celtiques, qui, par une allure bizarre, intéressent l’Étudiant : s’il en a jusqu’à présent ignoré l’origine Scandinave.

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