‹ OEuvres complètesChapitre 45 sur 655 · BILLET A WHISTLER · texte numérisé non relu

BILLET A WHISTLER

Pas les rafales à propos De rien comme occuper la rue Sujette au noir vol de chapeaux; Mais une danseuse apparue

Tourbillon de mousseline ou Fureur éparses en écumes Que soulève par son genou Celle même dont nous vécûmes

Pour tout, hormis lui, rebattu Spirituelle, ivre, immobile Foudroyer avec le tutu.

Sans se faire autrement de bile

Sinon rieur que puisse l’air De sa jupe éventer Whistler.

PETIT AIR

Quelconque une solitude Sans le cygne ni le quai Mire sa désuétude Au regard que j’abdiquai

Ici de la gloriole Haute à ne la pas toucher Dont maint ciel se bariole Avec les ors de coucher

Mais langoureusement longe Comme de blanc linge ôté Tel fugace oiseau si plonge Exultatrice à côté

Dans l’onde toi devenue Ta jubilation nue.

PETIT AIR

Indomptablement a dû Comme mon espoir s’y lance Éclater là-haut perdu Avec furie et silence,

Voix étrangère au bosquet Ou par nul écho suivie, L’oiseau qu’on n’ouït jamais Une autre fois en la vie.

Le hagard musicien,

Cela dans le doute expire Si de mon sein pas du sien A jailli le sanglot pire

Déchiré va-t-il entier Rester sur quelque sentier !

PETIT AIR

(Guerrier)

Ce me va hormis l’y taire Que je sente du foyer Un pantalon militaire A ma jambe rougeoyer

POÉSIES

L’invasion je la guette Avec le vierge courroux Tout juste de la baguette Au gant blanc des tourlourous

Nue ou d’écorce tenace Pas pour battre le Teuton Mais comme une autre menace A la fin que me veut-on

De trancher ras cette ortie Folle de la sympathie.

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