CHANSONS BAS
Le Savetier
Hors de la poix rien à faire, Le lys naît blanc, comme odeur Simplement je le préfère A ce bon raccommodeur.
Il va de cuir à ma paire Adjoindre plus que je n’eus Jamais, cela désespère Un besoin de talons nus.
Son marteau qui ne dévie Fixe de clous gouailleurs Sur la semelle l’envie Toujours conduisant ailleurs.
POÉSIES
Il recréerait des souliers,
O pieds ! si vous le vouliez !
La Marchande d’herbes aromatiques
Ta paille azur de lavandes.
Ne crois pas avec ce cil Osé que tu me la vendes Comme à l’hypocrite s’il
En tapisse la muraille De lieux les absolus lieux Pour le ventre qui se raille Renaître aux sentiments bleus.
Mieux entre une envahissante Chevelure ici mets-la Que le brin salubre y sente, Zéphirine, Paméla
Ou conduise vers l’époux Les prémices de tes poux.
Le Cantonnier
Ces cailloux, tu les nivelles Et c’est, comme troubadour.
Un cube aussi de cervelles Qu’il me faut ouvrir par jour.
Le Marchand d’ail et d’oignons
L’ennui d’aller en visite Avec l’ail nous l’éloignons.
POÉSIES
L’élégie au pleur hésite Peu si je fends des oignons.
La Femme de l’ouvrier
La femme, l’enfant, la soupe En chemin pour le carrier Le complimentent qu’il coupe Dans l’us de se marier.
Le Vitrier
Le pur soleil qui remise Trop d’éclat pour l’y trier Ote ébloui sa chemise Sur le dos du vitrier.
Le Crieur d’imprimés
Toujours, n’importe le titre, Sans même s’enrhumer au Dégel, ce gai siffle-litre Crie un premier numéro.
La Marchande d’habits
Le vif œil dont tu regardes Jusques à leur contenu Me sépare de mes hardes Et comme un dieu je vais nu.
POÉSIES