‹ OEuvres complètesChapitre 49 sur 655 · TOMBEAU · texte numérisé non relu

TOMBEAU

Anniversaire — Janvier 1897.

Le noir roc courroucé que la bise le roule Ne s’arrêtera ni sous de pieuses mains Tâtant sa ressemblance avec les maux humains Comme pour en bénir quelque funeste moule.

Ici presque toujours si le ramier roucoule Cet immatériel deuil opprime de maints Nubiles plis l’astre mûri des lendemains Dont un scintillement argentera la foule.

Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond —

Verlaine ? Il est caché parmi l’herbe, Verlaine

A ne surprendre que naïvement d’accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleine Un peu profond ruisseau calomnié la mort.

HOMMAGE

Le silence déjà funèbre d’une moire Dispose plus qu’un pli seul sur le mobilier Que doit un tassement du principal pilier Précipiter avec le manque de mémoire.

Notre si vieil ébat triomphal du grimoire. Hiéroglyphes dont s’exalte le millier A propager de l’aile un frisson familier ! Enfouissez-le-moi plutôt dans une armoire.

Du souriant fracas originel haï

Entre elles de clartés maîtresses a jailli

Jusque vers un parvis né pour leur simulacre,

Trompettes tout haut d’or pâmé sur les vélins. Le dieu Richard Wagner irradiant un sacre Mal tu par l’encre même en sanglots sibyllins.

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