MAU. ARMÉ
POÉSIES
HOMMAGE
Toute Aurore même gourde A crisper un poing obscur Contre des clairons d’azur Embouchés par cette sourde
A le pâtre avec la gourde Jointe au bâton frappant dur Le long de son pas futur Tant que la source ample sourde
Par avance ainsi tu vis O solitaire Puvis De Chavannes
jamais seul
De conduire le temps boire A la nymphe sans linceul Que lui découvre ta Gloire.
Au seul souci de voyager Outre une Inde splendide et trouble — Ce salut soit le messager Du temps, cap que ta poupe double
Comme sur quelque vergue bas Plongeante avec la caravelle Écumait toujours en ébats Un oiseau d’annonce nouvelle
Qui criait monotonement Sans que la barre ne varie Un inutile gisement Nuit, désespoir et pierrerie
Par son chant reflété jusqu’au Sourire du pâle Vasco.
POÉSIES
Toute l’âme résumée Quand lente nous l’expirons Dans plusieurs ronds de fumée Abolis en autres ronds
Atteste quelque cigare Brûlant savamment pour peu Que la cendre se sépare De son clair baiser de feu
Ainsi le chœur des romances A la lèvre vole-t-il Exclus-en si tu commences Le réel parce que vil
Le sens trop précis rature Ta vague littérature.